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Une version en anglais de mes deux sites

Publié le par Eric Bertrand

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            Le net propose parfois des réalisations miraculeuses ! Ainsi, et ceci « gracieusement », la traduction instantanée de mes deux sites en anglais. J’avais péniblement tenté il y a quelques années la même chose avec le site de l’atelier théâtre.

                L’avantage, c’est qu’en trois jours la chose a été réalisée. Outre la diffusion de l’info à un niveau beaucoup plus international ces sites me font « relire » ma production dans une langue avec laquelle j’aime garder le contact !

                Dans la foulée, je propose la même opération en italien et pour le site de Jenny !

               

http://fp.reverso.net/ericbertrand/4036/en/index.html

http://fp.reverso.net/genese-over-blog/4042/en/index.html

 

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Signature chez Cultura

Publié le par Eric Bertrand

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                    La dernière séance de signatures chez Cultura a été un succès et, de ce fait, le magasin m’a proposé de recommencer l’opération demain entre 14 et 19h00.

                L’éclairage est plutôt orienté sur le roman mais, comme la dernière fois, je proposerai les deux livres.

 

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Les intellectuels dans Woody Allen

Publié le par Eric Bertrand

 

 

L’un des aspects savoureux des films de Woody Allen, c’est le discours qu’il tient ou fait tenir à ses personnages à propos de l’intellectualisme au point qu’il est difficile de voir l’un de ses films sans que cette ficelle ne vibre ! Allusions à Shakespeare, Tchékhov, Dostoïevski, souvent au détour d’une conversation mais parfois davantage, dans une longue « tirade » ou au sein d’un dialogue.

                Mais toute l’ambiguïté de ces bons moments typiques de ses films réside dans la mise à distance de ce discours. C'est-à-dire qu’en même temps qu’il le mentionne et lui donne une importance cinématographique, Woody Allen s’en moque et le rejette avec hostilité. Et pour que l’effet burlesque fonctionne, les discours qu’on entend sont particulièrement lourds et gavés de grands mots et concepts indigestes...

                Cette hostilité se manifeste de manière brutale par exemple dans l’attitude d’un mari qui s’enferme dans une chambre pour regarder un match de football américain et ne pas écouter les discours fumeux d’un ami venu à la maison... Dans le regard déboussolé du cinéaste qui subit, à la table d’un café, les discours pompeux d’un universitaire (c’est ce qui se passe avec la jeune new-yorkaise dans « Midnight in Paris » : fiancée du héros, elle tombe par hasard sur un ami universitaire et « brillant » qui leur propose une visite guidée de la capitale...) Or, le vrai plaisir intellectuel n’est pas là. Il réside plutôt dans ce nouveau « Paris est une fête » qui se révèle au spectateur que le rêve emporte, au hasard de l’intrigue un brin surréaliste, du côté d’Hémingway, Fitzegerald, Picasso.

                En d’autres termes, Woody Allen, ce brillant intellectuel new-yorkais, bobo en son genre, affecte au cinéma cette attitude de mépris pour la chose intellectuelle que pourrait aussi bien affecter un prolétaire de Brooklyn, obtus, agressif, vivant comme une discrimination le fait qu’il ne connaisse pas l’art.

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Art contemporain : les sources de Yasmina Réza et les questions de goût

Publié le par Eric Bertrand

 

 

Quand on voit la pièce « Art » de Yasmina Résa, on ne peut pas ne pas penser par exemple au fameux « Carré noir sur fond blanc » de Malévitch. Le tableau ne vaut rien, non, ce qui vaut peut-être quelque chose c’est l’idée de tourner en dérision les recherches sur la perspective. C’est cette intention de l’artiste d’aller renverser un système de représentation qui fait autorité. En cela, le support n’est que la base d’un concept. Il est néanmoins une réalisation de l’art dans le sens où l’entend Descartes : la perfection artistique dépasse la perfection du gâteau de cire produit avec tant de finesse par les abeilles parce qu’il est le produit d’une action pensée et méditée.

                Même si je sais cela, je ne puis me résigner à trouver « belle » toute expérimentation du type Malévitch ou Duchamp. Alors, d’où la beauté provient-elle ? Qu’est-ce qui fait que nous trouvions un objet d’art vraiment « beau » et comment se fait-il que Serge proclame que « son Utrios » est « admirable » alors que Marc affirme radicalement qu’il s’agit « d’une merde » ?

                Nous sommes (disent les philosophes) tous dotés de ce même clavier d’organes particulièrement sensibles et devrions par conséquent tous pouvoir réagir de la même façon à un objet d’art... Nous sommes tous dotés de cette même raison capable d’exercer son sens critique et ainsi d’admettre avec Hegel qu’il existe des harmonies dans le monde et que l’esprit qui est dans le monde est capable de les retrouver (comme un mathématicien est capable de percevoir les lignes harmoniques ou une abeille construire son gâteau de cire). Nous sommes tous conscients avec le romantique Kant que le Beau est dans la nature et qu’il nous est possible, à travers cette aspiration au sublime, de nous fondre dans ce beau...

                Et pourtant, lorsque Marc et Serge se querellent au sujet d’un tableau blanc, nous rions car nous nous y reconnaissons. Le snobisme serait-il plus fort que le sens esthétique ?

 

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Questions d’Art avec Yasmina Reza...

Publié le par Eric Bertrand

 

 

                 Je ne suis pas amateur d’art contemporain et encore cette expression a-t-elle dans ma bouche des airs de litote ! Je ne supporte pas des peintres comme Soulage et ne peux considérer sans suspicion ce que certains artistes d’aujourd’hui appellent « leur travail »...

                De ce fait, je ne pouvais qu’applaudir la pièce de Yasmina Réza intitulée « Art ». Serge (béatement interprété par Fabrice Lucchini), vient d’acheter un tableau d’un artiste à la mode, un certain Utrios : la particularité de ce tableau est qu’il est entièrement blanc et se vend très cher. L’ami de Serge, Marc, (intraitable Pierre Vaneck) le lui fait remarquer sans hésitation : « Tu as acheté cette merde 200000 Francs ! ».

                Invité chez Serge, un second ami plus diplomate, Ivan, (Pierre Arditi) essaie de réconcilier le duo en essayant de comprendre la « démarche de l’artiste ». La discussion s’enflamme, et la question de la valeur de l’amitié passe alors au centre des préoccupations jusqu’au moment de crise où les trois amis excités les uns contre les autres manquent de se déchirer à cause du tableau et de cette évolution que leur fait subir la vie : ainsi, le spectateur comprend bien que Serge, s’il défend à ce point son choix, le fait aussi dans le but de se libérer de l’autorité de celui qui est encore son « mentor ». Et ce mentor n’admet voir son disciple prétendre s’émanciper.

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