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Aznavour au salon du Livre de Ré (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

 

 

             Ils ont été nombreux à chanter l’ile de Ré. « Dans l’ile de Ré, ma belle adorée, je t’emmènerai... ». C’est pourtant la première fois que l’interprète de « Trousse chemise » vient sur les lieux de la chanson ou plutôt « à proximité ». Le désormais mythique site de Trousse chemise est en effet éloigné du Bois-Plage. « Le petit bois de Trousse chemise » et sa « plage déserte (!) » se trouve tout au bout de l’ile, du côté des Portes et du phare des Baleines que chante aussi l’ami Nougaro. Quant à « Merde à Vauban », c’est de l’autre côté, vers Saint-Martin, « sur l’ile de Ré, j’mange du pain blanc... », n’est-ce pas Léo ? Mais ces deux là, Ferré et Nougaro, il faut même pas y compter... « Bagnard, le temps qui tant s’allonge, dans l’ile de Ré »...

                « Je fuirai laissant là mon passé sans aucun remords sans bagages et le cœur libéré en chantant très fort »... Aznavour, lui, ne chante pas ce matin... « Hier encore... »

                Derrière ses lunettes noires et secondé d’un auxiliaire qui lui répète le nom de la dédicace, il soulève la plume d’une étrange mouette que « le temps a dévasté ». La mer est-elle grise ? L’est-il aussi ? Pas de plage déserte, de robe légère, de verre de vin renversé ni de vrai muscadet...

                Mais dans le désordre et le piétinement, au fil de la longue queue et sous le nez des autres écrivains définitivement délaissés (« il pleut sur la plage des mortes saisons »), les paroles des chansons d’Aznavour frémissent, font bouger puis rouler le sable... Dans l’enceinte de la plage et de la mémoire, des airs reviennent, des scènes se colorent, brillent en même temps que la marée... « Non, je n’ai rien oublié... dans le petit bois de Trousse chemise, on fait des bêtises souviens-toi nous deux ! »

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Aznavour au salon du Livre de Ré (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

Salon Ré (23) [1600x1200]

C’était le mois dernier ! « Balayé par septembre tristement se démembre... »... « On coupe le bois à Trousse chemise »...

                Début août sur l’ile de Ré, Aznavour invité d’honneur au salon de « l’ile aux Livres »... « Emmenez-moi ! ». Il est loin désormais « Paris au mois d’août », « tu t’laisses aller, tu t’laisses aller... la mer était verte... Trainant un parfum poivré de pays inconnus et d’éternels étés où l’on vit presque nus », je la distingue à peine, la chaise du chanteur de légende, comme enfoncée dans une enceinte de dune, le temps d’un drôle de concert.

                Derrière les créneaux d’une sorte de château de sable improvisé (les barrières installées à la hâte pour canaliser les fans assagis) il est occupé à signer  ses livres pour les flâneurs de la plage, les amoureux « guettés par les vieilles derrière leurs volets, noyés dans la cohue mais dissociés du bruit, glissant les yeux mi-clos », serrés, quasi « joue contre joue » fredonnant, animés malgré tout d’une envie de se balancer, de danser les yeux mi-clos.

                Venir voir Charles Aznavour au salon du Livre, c’est venir en pèlerinage. C’est oser ouvrir en public le juke-box intérieur et glisser sur cet irrésistible toboggan des chansons et des souvenirs... Mais les fans, dont le nombre ne cesse de grossir, ne laissent rien paraitre et se tiennent ferme aux « tubes » de la barrière en serrant le livre qu’ils ont décidé de faire signer... « Il faut savoir coûte que coûte garder, toute sa dignité »

 


 

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Arrietty et le petit monde des chapardeurs

Publié le par Eric Bertrand

 

 

On pourrait croire à un dessin animé d’origine celtique, traitant de fées écossaises ou de korrigans… Pas du tout... on est dans l’univers charmant et inventif du réalisateur japonais de “Ponyo et la falaise” auquel j’avais déjà consacré un article dans ce blog.

                Arrietty est une mignonne petite créature, coquette et astucieuse, courageuse et curieuse, qui suit son père dans des aventures nocturnes chez les humains. Au cours de ces aventures, la mission consiste à chaque fois à « chaparder » des petits gâteaux et du sucre pour assurer la subsistance de la famille qui vit cachée dans une espèce de maison de poupée, à l’abri des regards des humains.

                Il ne faut surtout pas que les humains découvrent qu’ils existent, sans quoi le petit peuple serait en grand danger et contraint à l’exil ! La maman aime beaucoup trop son confort, sa cuisine et sa théière et Arrietty est aux petits soins pour elle, comme le mari, Indiana Jones en format poche, suréquipé de lampes, crochets, cordes, crocs, nécessaires à ses exploits.

                Sa fille le suit comme son ombre, mini James Bond girl au charme irrésistible, elle ne résiste pas à l’attrait du gentil garçon malade qui l’a découverte un matin sous le parapluie d’un trèfle à quatre feuilles et qui est bien décidé à lui léguer, à elle et à sa famille, la maison de poupée que son grand-père, conscient de l’existence du petit peuple, avait confectionné...

                Un film surprenant, rempli de grâce et de délicatesse, qui, une fois de plus dans ces studios Ghibli, délivre une leçon inquiétante sur le monde envahissant des humains et sur la méfiance à l’égard des « petits peuples » dotés d’autres propriétés que la leur !

 

 

 

 

 

 

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« Jack on the route again ! » : Kérouac en version numérique !

Publié le par Eric Bertrand

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Une bonne nouvelle en suit une autre. Alter édition met en ce moment les bouchées doubles et saisit en version numérique tous les ouvrages à sa disposition. Pour des raisons sur lesquelles je reviendrai, j’avais avantage à reprendre en main le manuscrit original de « Jack » qui existait en version papier.

                La pièce racontait de façon très libre la vie de Kérouac « sur la route » (version largement inspirée également de « la Route, la poussière, le sable ». Elle était le résultat d’un atelier d’écriture et avait donné lieu au premier spectacle de l’Atelier d’Expression artistique que j’animais au lycée Fulgence Bienvenue de Loudéac, dans les années 2000.

http://alter-editions.org/collections/product.php?id_product=74

 

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« De Nantes à La Rochelle » en version numérique !

Publié le par Eric Bertrand

Rue le 31 (7) [1600x1200]

 

Dernière étape de la vague de publications autour des deux derniers ouvrages... Cette fois-ci, ça y est ! La version numérique de mon livre est enfin disponible sur le site d’Alter. Une version enrichie de photos couleurs... Amateur de nouvelles technologies, à vos tablettes !

 

http://alter-editions.org/collections/product.php?id_product=83

 

voyage à Nantes (5) [1600x1200]-copie-1

 

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