Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un beau site pour la rentrée

Publié le par Eric Bertrand

Atelier-du-10-oct--5----.jpg

Un dernier mot avant de commencer : prenez le temps de faire un tour du côté du site de Jenny qu’elle vient de rénover. Beaucoup de choses à découvrir ou à redécouvrir sur ce site qui offre un beau parcours artistique et qui est le résultat de longues heures de cogitation.

                Une belle récompense pour finir l’été !

http://www.da-carolina.fr/

 

 

 

Voir les commentaires

Reprise du blog : Kérouac, Bretagne et maximes à l’horizon...

Publié le par Eric Bertrand

Hub et Babou (10) [1600x1200]

 

Prêts pour une nouvelle année... J’ai cette fois différé la reprise de ce blog jusqu’à la minute ultime (la prérentrée est aujourd’hui !) dans le but de « remplir les sacs » et de mettre au net les différents projets et bilans qui vont alimenter le contenu des différents articles à venir.

                Au programme donc, retour sur des points qui ont marqué cet été. Et quant aux projets, en dehors de nouvelles œuvres à revisiter en cours, voici les deux vecteurs neufs de cette année : l’aventure Kérouac au théâtre qui recommence au lycée avec une nouvelle troupe et un nouveau partenariat et l’aventure bretonne qui se greffe sur l’enseignement d’exploration dont je suis chargé : littérature et société...

                Deux gros investissements sur lesquels je reviendrai plus précisément dans les semaines à venir quand l’année sera « lancée » ! Au programme également, de petites « maximes » de mon cru qui agrémenteront les articles les plus brefs à venir. Je les ai écrites au fil de mes lectures cet été et elles combinent un ensemble de réflexions. Elles ont le mérite de dire l’essentiel en peu de mots et puis elles satisferont je pense le goût du public qui penche vers la forme brève ?

Voir les commentaires

« Tais-toi et rame ! »

Publié le par Eric Bertrand

Coucou ! Reprise du blog demain, promis ! Mais en attendant d’en savoir plus, je voudrais faire un détour par cet article de mon amie Anne-Marie qui me semble particulièrement réussi en ces temps de rentrée ! Il est également illustré par une chanson qui va bien ! A demain !

 

http://retournerenbretagne.over-blog.com/article-fin-d-ete-109470947.html

 

Bretagne2012 (75) [1600x1200]

 

 

Voir les commentaires

Pause estivale du blog

Publié le par Eric Bertrand

100-3936.JPG

 

Le soleil semble revenu sur la France, les juilletistes ont déjà mordu un sacré bout de leur part du gâteau, beaucoup de mes lecteurs sont partis, bref, il est temps pour moi aussi de prendre des vacances alors que je m’apprête à promener mes deux livres dans divers lieux d’exposition puis à partir également sur les routes...

 Bref, vacances ! merci de votre fidélité à ce blog. Profitons-en tous et rendez-vous en fin août pour faire le point sur tout cela !

Voir les commentaires

Qu’est-ce que le surnaturel ? Que reste-t-il du fantastique ?

Publié le par Eric Bertrand

Girnigoe-brume.jpg

 

Les deux questions interpellent l’amateur de paysages et de littérature fantastiques que je suis... Puisque je termine à l’instant l’article qui renvoie à l’Ecosse romantique (vue à travers la goutte de whisky !), je souhaite partager avec mes lecteurs cette page de Maupassant, maître en la matière...

 

                Lentement, depuis vingt ans, le surnaturel est sorti de nos âmes. Il s'est évaporé comme s'évapore un parfum quand la bouteille est débouchée. En portant l'orifice aux narines et en aspirant longtemps, longtemps, on retrouve à peine une vague senteur. C'est fini.

                Nos petits-enfants s'étonneront des croyances naïves de leurs pères à des choses si ridicules et si invraisemblables. Ils ne sauront jamais ce qu'était autrefois, la nuit, la peur du mystérieux, la peur du surnaturel. C'est à peine si quelques centaines d'hommes s'acharnent encore à croire aux visites des esprits, aux influences de certains êtres ou de certaines choses, au somnambulisme lucide, à tout le charlatanisme des spirites. C'est fini.

                 Notre pauvre esprit inquiet, impuissant, borné, effaré par tout effet dont il ne saisissait pas la cause, épouvanté par le spectacle incessant et incompréhensible du monde a tremblé pendant des siècles sous des croyances étranges et enfantines qui lui servaient à expliquer l'inconnu. Aujourd'hui, il devine qu'il s'est trompé, et il cherche à comprendre, sans savoir encore. Le premier pas, le grand pas est fait. Nous avons rejeté le mystérieux qui n'est plus pour nous que l'inexploré.

                Dans vingt ans, la peur de l'irréel n'existera plus même dans le peuple des champs. Il semble que la Création ait pris un autre aspect, une autre figure, une autre signification qu'autrefois. De là va certainement résulter la fin de la littérature fantastique.

                Elle a eu, cette littérature, des périodes et des allures bien diverses, depuis le roman de chevalerie, les Mille et une Nuits, les poèmes héroïques, jusqu'aux contes de fées et aux troublantes histoires d'Hoffmann et d'Edgar Poe.

                Quand l'homme croyait sans hésitation, les écrivains fantastiques ne prenaient point de précautions pour dérouler leurs surprenantes histoires. Ils entraient, du premier coup, dans l'impossible et y demeuraient, variant à l'infini les combinaisons invraisemblables, les apparitions, toutes les ruses effrayantes pour enfanter l'épouvante.

                Mais, quand le doute eut pénétré enfin dans les esprits, l'art est devenu plus subtil. L'écrivain a cherché les nuances, a rôdé autour du surnaturel plutôt que d'y pénétrer. Il a trouvé des effets terribles en demeurant sur la limite du possible, en jetant les âmes dans l'hésitation, dans l'effarement. Le lecteur indécis ne savait plus, perdait pied comme en une eau dont le fond manque à tout instant, se raccrochait brusquement au réel pour s'enfoncer encore tout aussitôt, et se débattre de nouveau dans une confusion pénible et enfiévrante comme un cauchemar.

                L'extraordinaire puissance terrifiante d'Hoffmann et d'Edgar Poe vient de cette habileté savante, de cette façon particulière de coudoyer le fantastique et de troubler, avec des faits naturels où reste pourtant quelque chose d'inexpliqué et de presque impossible.

 

                Faut-il en conclure, plus d’un siècle plus tard, que le fantastique a définitivement disparu ? Non... Même si l’homme accroit toujours sa connaissance du monde et des phénomènes anciennement surnaturels, d’étranges machines sortent encore du « pauvre esprit inquiet, impuissant, borné... » et se mettent à lui échapper. Et puis, pour reprendre la bonne expression du héros de Shakespeare, le fragile Hamlet : « Il y a plus de mystères, Horatio, sur la terre et dans le ciel que n’en a jamais rêvé ta philosophie » !

Voir les commentaires