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Réflexion autour de « Matrix » et de l’allégorie de la Caverne de Platon (1/6)

Publié le par Eric Bertrand

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Le corpus que j’ai proposé aux étudiants est constitué de documents tous relatifs à l’évocation d’un autre monde, celui que, dans « l’Allégorie de la Caverne », le philosophe Platon appelle « la Vérité » ou « les Idées ». Ce texte, le plus ancien de tous puisqu’il s’agit d’une traduction du grec ancien, est extrait du chapitre 7 de la République et sert de référence explicite ou implicite à l’ensemble des autres documents beaucoup plus récents : un extrait de l’ouvrage de vulgarisation de J. Gaarder, le Monde de Sophie (dans lequel l’auteur entreprend d’expliquer à une petite fille les grands concepts philosophiques), une planche de BD extraite de l’ouvrage la Planète des Sages, intitulée « Capitaine Caverne », illustrant l’allégorie de la caverne, un article extrait de l’ouvrage Matrix, Machine philosophique, et trois sonnets des Fleurs du mal de Baudelaire, Baudelaire dont la poésie passe pour être « d’essence platonicienne ».

Nous verrons dans un premier temps comment cette vieille allégorie continue d’éclairer notre époque grâce à ceux dont le métier consiste à rendre accessibles des concepts un peu complexes et puis, dans un second temps, comment elle travaille en profondeur la pensée d’artistes de natures diverses.

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Quelques cours sur le blog

Publié le par Eric Bertrand

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En cette fin d’année, alors que mes élèves vont « voler de leurs propres ailes », et que je vais partir pendant environ trois semaines faire passer des oraux, je propose de publier dans les jours qui viennent certains éléments de cours que j’ai pris plaisir à faire. D’abord un cours de BTS sur le film Matrix puis un cours sur un choix de textes de Baudelaire...

J’ai évoqué dans un autre article ce film d’action philosophique (j’aime ce genre d’oxymore). L’un de mes étudiants étant intéressé par « Matrix », j’ai construit ce cours afin de travailler la partie « Culture générale » !

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Les purs chez Balzac (2/2) : Eugénie Grandet

Publié le par Eric Bertrand

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Dans une certaine mesure, la jeune Eugénie Grandet, originaire de Saumur est « cousine » de Rastignac. Elle n’a vécu que dans l’ombre et le sillage de l’odieux Grandet, avare tonnelier occupé simplement à augmenter sa fortune par des spéculations à n’en plus finir sur ses bouteilles de vin, sur ses peupliers, et... sur la mort de son frère dont il reçoit le fils chez lui. L’apparition de cet enfant pur et élégant révèle à l’innocente Eugénie la noirceur de son père et la grandeur de la passion.

                Un passage du roman artistement écrit révèle, à travers la description du jardin vu à travers la fenêtre de la chambre d’Eugénie, les ravages du trouble amoureux qui l’inonde. Les fleurs, les plantes, les arbres, cessent d’être un décor figé comme les paires de chaussettes que ravaudait la jeune fille pour son père. Elle entrevoit l’immensité du Sentiment. Elle rappelle dans un autre genre l’Agnès de l’Ecole des Femmes et annonce la frénésie libérée de Jeanne dans une Vie. Mais Jeanne n’a pas à subir la tyrannie d’un père qui lui impose ses vues et l’empêche d’exercer la générosité dont elle voudrait montrer les signes à son cousin. Pas de sucre dans le café, pas de chandelle allumée le soir, pas de feu dans la cheminée... Cet univers auquel elle s’était habituée sans l’analyser lui est soudain révélé par les feux de la passion. Elle vivait dans un monde « éteint » et Charles est une lumière qui s’allume.

                La passion est d’autant plus belle qu’elle est partagée et qu’elle contraste avec le milieu dans lequel elle se déploie. Le tempérament romantique des deux candides les verse dans un éblouissement réciproque dont la référence est trouvée dans l’œuvre de Goethe. Pour pallier aux difficultés financières de son cousin, la jeune fille sacrifie ses économies alors que son père (qui sait se faire passer pour un miséreux) tire parti de la situation. Il s’arrange aussi pour faciliter le voyage vers les Indes de son neveu et ainsi le pur Charles s’en va loin des yeux, loin du cœur et se durcit, se lance dans des commerces interlopes, vend des esclaves... Se construit une fortune et lorsqu’il revient à Paris, fait un beau mariage. Eugénie est bien loin comme en témoigne la froide lettre qu’il lui envoie !  

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Publication du roman « De Nantes à La Rochelle sous la bannière des fées »

Publié le par Eric Bertrand

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Une semaine après « les Cent Tours de la Lanterne magique », « De Nantes à la Rochelle sous la bannière des fées » est enfin arrivé et sera disponible très prochainement en librairie. Vous pouvez aussi me le commander par voie postale.

                Avec ce deuxième volet de l’ouvrage, qui, à la différence du précédent, est une fiction, le lecteur  quitte La Rochelle, ses rues, son histoire, et s’engouffre dans l’imaginaire. Tout commence dans les ténèbres du Temps, autour d’un vieux château et d’un talisman, propriété d’un chef de clan de l’ile de Skye en Ecosse...

                Et puis, bien longtemps après, en 2100 dans la ville de Nantes...      

                Par le biais de ce nouvel ouvrage qui, par le plus grand des hasards, emprunte une fois de plus les rues de La Rochelle... le lecteur des Cent Tours de la Lanterne magique aura aussi l’occasion de plonger dans les arcanes de la création.

 

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Les purs chez Balzac (1/2) : Rastignac dans le Père Goriot

Publié le par Eric Bertrand

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Dans les grands romans de Balzac, (prenons pour exemples le Père Goriot et Eugénie Grandet,) les êtres purs font la découverte douloureuse du pouvoir de l’argent et de l’esprit de prédation. Les « prédateurs » sont les héros de la modernité réaliste. Après le vague à l’âme romantique et le naufrage des idoles (Napoléon Premier, le peuple souverain, l’Amour, la Chimère...), place à l’Argent, véritable instrument du Pouvoir et clé pour tous les « bonheurs » de ce bas monde. On peut lire tout Balzac, Stendhal, Flaubert ou Maupassant de cette façon. Mais relisons surtout le premier d’entre eux, celui qui a « ouvert le bal à la Vaubyessard » du mouvement réaliste : Balzac.

                Balzac est attaché à ces créatures pures, généralement originaires de cette province où se cultivent encore des valeurs et des principes sacrés, plaisants à bousculer pour un romancier qui s’attache à « l’humble vérité » ! Dans le Père Goriot, lorsqu’Eugène de Rastignac passe de la ville d’Angoulême à Paris, il éprouve une certaine difficulté à renoncer à sa pureté. Il est le héros, sa famille fonde en lui ses espoirs de réussite. Le romancier en fait son « poisson-pilote » pour accompagner le lecteur dans la découverte des « cercles de l’enfer parisien ». Le père Goriot est sublime, mais il n’est plus qu’un Christ dont il faut laisser saigner les plaies. Mlle Victorine Taillefer, quant à elle, est une jeune fille innocente, mais en passe de recevoir une dote importante si « quelqu’un » assassine son frère... L’ancien bagnard Vautrin, inquiétant pensionnaire de la pension Vauquer, explique une première fois le monde à son voisin Rastignac qui ne veut pas l’écouter mais qui subit l’effet de la fascination diabolique que cet ancien bagnard exerce sur les pensionnaires. La comtesse de Beauséant, sa cousine éloignée rompue aux usages du monde, lui donne en d’autres termes la même leçon : « considérez les hommes et les femmes comme des chevaux de poste ». Ce cousin de « Bel-Ami » que devient Rastignac finira par retenir la leçon : « Paris, à nous deux ! » lance-t-il du haut du Père Lachaise à la fin du roman.

 

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