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« Ma Rue de Verneuil » aux éditions Morvenn : les conditions d’une naissance (4/5)

Publié le par Eric Bertrand

L’écriture du roman m’a amené à modifier profondément les éléments de la pièce initiale qui m’ont paru soudain insuffisants. L’écriture de cette dernière a, à son tour, nourri le roman et l’écriture du roman a, une fois de plus, nourri la pièce. La reprise de l’activité théâtre au lycée et la nécessaire redistribution des personnages m’a conduit à une nouvelle relecture qui a encore une fois généré de nouvelles corrections... dans le but de réduire le format, de le rendre plus nerveux, moins littéraire. Le théâtre est un texte littéraire qui refuse le littéraire. La leçon de Flaubert sur la nécessaire épuration de la phrase à coups de gueuloir s’avère plus juste encore quand il s’agit de théâtre. Et j’ai élagué, élagué !
Mais touchez une partie d’un édifice et vous mettez en branle toute une autre partie... Cette loi valable aussi pour les châteaux de cartes se vérifie dans les ouvrages qui s’enrichissent infiniment de ces modifications que l’on croit légères et qui finissent par ébranler le reste. Sitôt que les modifications du texte de la pièce ont été faites, elles m’ont donc amené, tout naturellement, à bouger un peu l’équilibre des choses dans le récit. J’ai notamment approfondi le personnage de Judith, l’infirmière qui découvre le texte de Sergio. Ça a commencé par le prologue et puis ça a produit tout un épilogue qui n’existait pas du tout... ce qui a pour effet de mieux équilibrer l’ensemble tout en approfondissant le personnage. Une autre variation de la « silhouette Gainsbourg » à travers Judith...
« Ma Rue de Verneuil » aux éditions Morvenn : les conditions d’une naissance (4/5)

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« Ma Rue de Verneuil » aux éditions Morvenn : les conditions d’une naissance (3/5)

Publié le par Eric Bertrand

D’autre part, la maison d’édition tient son nom d’un haut-lieu écossais qui m’est cher : le sommet Morven (que j’écris « Morvenn » pour souligner l’articulation gaélique) Morven (la « grande montagne » : « a’mhor vhein » en gaélique) que tous les randonneurs dans le Caithness connaissent bien. Il culmine au-dessus de cette terre du nord de l’Ecosse souvent battue par les vents dans laquelle j’ai vécu un an et où je reviens souvent. Pour logo, rien ne convenait mieux que la silhouette d’un cerf, dressé sur son rocher. Voilà pour l’aspect « images ». A cet aménagement correspond un important « réaménagement » de l’écriture sur lequel je reviens à présent.

Le lecteur se souvient peut être qu’il existe une première version de ce travail intitulée : « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut ». Cette version est celle qui a été jouée à Loudéac dans le cadre de mon atelier mais elle n’a pas connu d’édition : son but étant à l’époque de mettre en relation un maximum de « phrases » extraites des chansons de Gainsbourg. Seul, le scénario et la façon de « dire le texte » étaient originaux. Cette fois-ci, tout mon travail a consisté à raconter une histoire qui, si elle évoque par moments des bribes de certaines chansons, agite surtout les grands thèmes humains qu’on rencontre dans l’univers du chanteur. L’une des « trouvailles » a consisté à mettre en scène un fan de Gainsbourg qui écoute les chansons de son idole dans un studio qu’il s’est créé et qu’il appelle sa « rue de Verneuil », d’où le titre du roman : « ma Rue de Verneuil ». Quant au titre de la pièce qui, dans l’ouvrage, suivra le roman : « Du Kangourou club au pays d’Alice », elle évoque à sa manière, en deux actes, l’itinéraire initiatique que suit le personnage...

« Ma Rue de Verneuil » aux éditions Morvenn : les conditions d’une naissance (3/5)

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Connerie déambulatoire

Publié le par Eric Bertrand

« Deux intellectuels assis iront moins loin qu’un con qui marche » disait Audiard... Redoutable efficacité déambulatoire de la connerie...

Connerie déambulatoire

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Fantasme proustien

Publié le par Eric Bertrand

Fantasme vénitien ? Marcher en marcel à côté de Proust tout en serrant la taille ronde et dorée de Madeleine.

Fantasme proustien

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Emballer, c'est peser...

Publié le par Eric Bertrand

C’est entêté une balle, et ça s’emballe vite quand c’est déballé.

Emballer, c'est peser...

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