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Gainsbourg au cœur de l’été

Publié le par Eric Bertrand

Après l’aventure de Kérouac, la dernière réunion de l’atelier théâtre avait cautionné cette idée qui me taraudait : la reprise de la pièce « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut »... Belle expérience vécue sur scène à Loudéac et dont le but premier était de faire redécouvrir les textes de Gainsbourg qui, cela s’est avéré, se prêtaient bien à la scène. L’idée était de tout changer, de garder le « fond gainsbourgien » mais de créer des personnages, d’approfondir l’histoire et de centrer le texte sur une plongée dans « l’humanité » : ecce homo ! Et par ailleurs, délibérément ne plus citer constamment les textes, mais les évoquer discrètement, en d’autres termes se libérer du modèle et écrire « mon propre texte » afin de le proposer également à l’édition... Suite demain.

Gainsbourg au cœur de l’été

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Reprise du blog

Publié le par Eric Bertrand

Veille de rentrée c’est aussi le rendez-vous avec ce blog qui sommeillait depuis un moment... L’activité autour du livre (et de l’écriture !) a été dense, preque plus dense encore que jamais puisque je n’ai fait aucun salon, aucune signature, et j’ai réduit mes sorties et déplacements pour me concentrer sur les deux ouvrages que je présenterai succinctement dans les jours à venir. Les illustrations que je proposerai seront fournies par des photos de voyage dans le sud ouest et plus récemment en Bretagne où nous nous sommes échappés quelques jours après le point final de l’écriture !

Reprise du blog

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Retour prochain sur ce blog !

Publié le par Eric Bertrand

Retour prochain sur ce blog !

Et en attendant, une "photo de vacances" !

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L'été, frontières à franchir et esprit affranchi...

Publié le par Eric Bertrand

Qu’importe la quantité de soleil, qu’importe la destination choisie, tant que l’esprit vagabonde… Je vous souhaite à tous un été de départ, de franchissement de frontières et, quoi qu’il en soit, d’affranchissement.

L'été, frontières à franchir et esprit affranchi...

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Tristan dans le maquis arthurien

Publié le par Eric Bertrand

Parmi tous ces noms qui émergent presque spontanément du « maquis » arthurien figure le nom de Tristan et de sa compagne Iseut. Tristan est originaire de Bretagne armoricaine et est venu au monde de sa mère Blanchefleur, veuve inconsolable de Rivalin. Son père est mort peu avant sa naissance et cette forte mélancolie est marquée dans ce nom qu’il prote comme une cicatrice. Tristan fait partie de ces hommes valeureux, désintéressés par la vie et capable de s’oublier par désespoir. Il a toutes les qualités du chevalier errant et cette sensibilité exarcerbée qui le met un jour au contact d’Iseut la Blonde, créature des terres d’Irlande. Tristan se rend en effet en Irlande pour se faire soigner, suite à l’affrontement de l’un des ces monstres dont la littérature arthurienne est friande. Iseut fait partie de ces femmes dotées de pouvoir magiques : c’est elle qui soigne le beau chevalier de sa blessure et qui le garde auprès d’elle. C’est elle aussi que Tristan doit ramener à son oncle le Roi Marc.

Comme tous les preux, il ne demande qu’à accomplir sa mission pour contenter son roi, mais cette histoire est marquée par une forme particulière de la fatalité. Pendant la traversée qui doit ramener le couple sur les rivages de Cornouailles, un « vin herbé » fait son effet et Tristan et Iseut tombent éperdument amoureux. Les yeux de l’amant mélancolique sont désormais définitivement détournés, et l’un et l’autre, malgré la présence du Roi Marc et d’un cour soucieuse d’honorabilité, n’auront de cesse de déjouer les pièges des regards pour tâcher de s’aimer en secret.

Cette belle histoire aux maintes péripéties (souvent cocasses, car il s’agit de tricher ou de mystifier) s’est construite sur des versions variées. On lit souvent la version d’un certain Béroul qui écrivait au XII° siècle, mais ce même Béroul s’est largement inspiré des contes qui circulaient à cette époque dans le royaume d’Angleterre d’Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine, via troubadours (du pays d’Oc, sud Loire) et trouvères (du pays d’Oïl, nord Loire). Des influences diverses nourrissent cette littérature qui découvre notamment l’esprit de la courtoisie.

Le chevalier courtois rend hommage à cette « dame » qu’il aime de loin, de façon religieuse et platonique. En ce sens, Tristan comme Lancelot se voue à un seul amour. Mais il consomme presque sauvagement cette relation à l’autre. L’étreinte d’Iseut lui est nécessaire au point qu’il est prêt à tout pour la retrouver. C’est le sens de la fable du chèvrefeuille et du coudrier que raconte Marie de France dans son célèbre poème connu sous le titre « le Lais du chèvrefeuille », « Ni vous sans moi, ni moi sans vous ». Enlevez le baton de coudrier au chèvrefeuille et tous deux dépérissent.

Tristan dans le maquis arthurien

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