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L’imprévisible docteur Jekyll

Publié le par Eric Bertrand

C’est le dernier personnage de la pièce. Docteur Jekyll est chargée de « la blanche clinique neuro psychiatrique » et « pilote » son bataillon d’infirmières. Elle paraît de prime abord autoritariste et ne supporte pas la légèreté des jeunes infirmières dont elle a la charge. Mais, au fil du prologue, elle subit l’attraction de la folie... Cette folie n’est pas mentale, elle est davantage le produit d’une sensualité en éveil progressif, d’une intéraction entre chacune des filles dont les propos deviennent, à travers l’évocation du texte de Serge, de plus en plus troubles.

Visuellement, sur la scène, c’est au moment où Docteur Jekyll s’est emparée du roman « Lolita » de Nabokov qui « traînait » sur la table de chevet de Sergio qu’elle tombe le masque et révèle la sensualité débridée de sa nature.

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Bambou, la méfiante

Publié le par Eric Bertrand

Complice avec Shéhérazade, elle est agacée par Sergio, « le patient schizophrène »... Elle s’en méfie et le trouve même « vicieux ». Elle le dit avec son cheveu sur la langue, et ça lui donne un air charmant. Elle n’aime pas quand ses autres collègues se montrent trop attentionnées avec lui et ne supporte pas non plus quand elles se mettent à lui parler en anglais pour lui remémorer Marilou. Elle, « à part sea, sex and sun », elle ne sait rien de cette langue. De même, elle déteste le bocal à cornichons dans lequel elles ont enfermé le hanneton de Sergio. « Moi, ça me stresse cette histoire de hanneton dans un bocal ! J’ai une phobie des insectes et des serpents et j’aime pas les bocaux à cornichons, ça vient d’mon enfance ! »

Avec Jane B. Bambou est la seule des filles de la pièce dont le nom fasse référence au vécu de Serge : alors, une pensée pour la dernière compagne de ce dernier qui lui a aussi offert quelques chansons.

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Shéhérazade et les filles du marché persan

Publié le par Eric Bertrand

Parmi la joyeuse troupe des infirmières qui ont la charge de Sergio, la bien nommée Shéhérazade fait figure de râleuse. Elle n’a pas envie de traîner dans la chambre de ce patient qu’elle « ne sent pas » et qui la dérange. Elle a sans doute plein de choses à faire après le service « Shéhérazade : (remettant sa blouse à contrecœur) ah non, pas lui ! Je le supporte pas le Sergio, il est trop compliqué, j’ai jamais vu pareil oiseau ! Et puis j’étais sur le point de m’en aller, j’ai un rendez-vous, moi ! »

Dans les chansons de Serge, le thème de la belle orientale, de l’odalisque et de la fille du calife est très présent. Qu’on se rapporte par exemple à la chanson « oh my lady héroïne », dotée de « tous les charmes de la Perse ». Cette Shéhérazade traine dans son sillage quelqeu chose du sillage oriental, avec ses « doudounes comme deux rahat loukoums à la rose »...

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Manon, la facétieuse

Publié le par Eric Bertrand

Face à Samantha l’universitaire qui « cherche à faire son intéressante devant le chef », voilà Manon, aussi jeune mais beaucoup plus facétieuse et mutine. Elle n’arrive pas à prendre les choses au sérieux, et même face au « cas pathologique », choisit de s’amuser. Elle trouve que Sergio est marrant avec ses histoires de hanneton et de Marilou, la fille du calife de la « mille et deuxième nuit » !

« (S’emparant du bocal et s’amusant à le mettre à son oreille) c’est génial, on est comme au pays d’Alice de Lewis Caroll... tu as raison, Sergio, le hanneton parle ! Il est même très drôle et séduisant ! Il a la classe ! »

Manon trouve son modèle dans la chanson « Manon » dont la figure est empruntée à la fameuse « Manon Lescaut », la « perfide Manon » qui rend si malheureux le tendre et vulnérable chevalier Des Grieux, conquis par ses charmes.

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Samantha, disciple du docteur Freud

Publié le par Eric Bertrand

Samantha tient une place à part parmi le groupe un peu fou des infirmières. C’est une jeune étudiante qui vient de terminer ses études et qui est toute fière de montrer aux autres ce qu’elle en a retenu, en l’occurrence les leçons du docteur Freud ! Elle met directement en application ces théories quand elle s’adresse à Sergio : « Essaie de te concentrer, refoule les penchants qui t’habitent ! Réconcilie ton ça avec ton moi, ton moi avec ton surmoi et appuie-toi sur moi ! » Elle trouve son modèle dans l’album de Serge : « You’re under arrest », où la malheureuse Samantha est une junkie qui s’est « foutue en l’air comme Edith... »

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