Les filles du gang Barrow
« C’est donc moi qui ai eu le privilège de choisir celles qui participeraient à l’aventure, en fonction de critères arbitrairement retenus : esthétique, sympathie, sens du groupe et de la conversation, caractère, détermination... Elisa, « les Ongles délicats » était une gamine facétieuse et cruelle qui adorait les motos et surtout les Harley Davidson. Ex-coiffeuse shampouineuse et spécialiste de la raie au milieu, elle s’entendrait forcément avec Max Coiffeur. Laetitia T.I.T.I.A était une capricieuse imprévisible, parfois sublime et gracieuse et parfois vulgaire et insupportable (...) ».
MA RUE DE VERNEUIL (chap : « Les filles du gang Barrow »)
Le gang Barrow dans la rue de Verneuil...
« Bloody Jack a simplement déclaré en touchant le fil de son coupe-chou : « moi, ça me branche bien ! » et, cynique, Max Coiffeur a ajouté : « tu nous tentes, Sergio ! Tu nous tentes drôlement ! Ça se voit que t’as bossé chez Méphisto ! » (...) »
MA RUE DE VERNEUIL : chap : « le gang Barrow »
Tatoué Jérémie, l'un des copains du chantier...
« Tatoué Jérémie, au contraire, avait fini par « habiter son surnom ». Avec les années, il était devenu frileux et ne portait plus de marcels qu’en période de canicule. Et puis les rides commençaient à voiler les beaux tatouages, à les friper (...) »
MA RUE DE VERNEUIL, chap « les copains du chantier »
Le juke-box de la rue de Verneuil
Le personnage principal de mon dernier roman est un fan de GAINSBOURG qui s’est constitué dans la cave de son immeuble un « studio » consacré au « culte » de son idole. C’est là qu’il descend écouter tous les jours les disques qu’il chérit. Il appelle ce studio « ma rue de Verneuil ». C’est un peu le « générateur de la narration ». Je vais dans la série à venir, citer des extraits du roman et les mettre en relation avec des chansons du grand Serge.
« Les rares fois où elle acceptait de rester dormir chez moi (tout simplement parce qu’elle n’était plus en état de faire trois pas !) au moment où elle quittait mon lit, je sentais se creuser un grand trou dans le drap et dans l’oreiller. Je fourrais mon nez dans ces coins névralgiques de la literie où étaient empreintes son odeur et sa forme et je fermais les yeux pour la suivre en imagination (...) » MA RUE DE VERNEUIL : chap : « les conneries de Marilou »
Gainsbourg