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Gainsbourg : première feuille (de chou) : les autres chansons (2/8)

Publié le par Eric Bertrand

         Un spectacle comme l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut, entièrement dédié à Gainsbourg, passe inévitablement par la musique du maître, mais j’ai indiqué que j’allais revenir, dans cette série d’articles, sur l’aspect autobiographique.

         La découverte de Gainsbourg est liée pour moi à l’adolescence. A travers deux albums, « l’homme à la tête de chou » et « histoire de Mélody Nelson », que j’ai découvert avec la complicité de mon copain « Sir Henry ».

          A cette époque, nous préparions le bac de français et nous découvrions avec passion la ciselure poétique de ces textes, la perfection de la forme, les rythmes syncopés et les rimes originales de ces textes d’un genre si nouveau à nos yeux. Nous étudions Rabelais, Ronsard, Pascal, sous la baguette d’une vieille dame un peu crispée qui nous avait aussi fait sentir par la fibre la part scabreuse de toute littérature… La suite demain !


Interview de R. Frégni (1/3)

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Chanson française : les autres chansons dans l’œuvre (1/7)

Publié le par Eric Bertrand

Pour y voir Clerc est aussi un ouvrage sur l’impact des chansons sur la mémoire, ce que j’appelle au détour d’une page : « le juke box de la mémoire ». En en parlant avec des amis, j’ai souvent constaté à quel point les chansons faisaient partie de notre expérience intime et c’est d’ailleurs notamment sur ce constat que je suis parti lorsque j’ai écrit ce dernier ouvrage.

          Il y a eu d’autres affleurements de la chanson dans mes textes. D’abord dans les pièces de théâtre et plus particulièrement leur mise en scène puisque le public a pu constater à quel point elles tenaient leur place dans la représentation. Sans explorer leur dimension implicite ou autobiographique, elles étaient là et « mettaient en relief » une histoire, une situation. Je pense évidemment à Gainsbourg, mais également au domaine écossais, à Mike Oldfield et aux airs de country, à Bob Dylan et aux différentes musiques de films. J’y reviendrai dans les articles qui suivront.

Jack, on the route again ! (scène travaillée en cours)

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"La politique sexy"

Publié le par Eric Bertrand

            Je dénonçais hier la politique budget et, à la lecture d’un article du blog de mon ami Louis Lepioufle, je dénonce comme il le fait la politique sexy. http://powolicu.wordpress.com/
Cela rejoint bien l’idée de la relativisation des idées et de ce que contient le mot à la mode de « peopolisation ». Il ne s’agit plus de penser juste ni de répondre aux vrais problèmes, il s’agit plutôt de faire illusion et de jeter de la poudre aux yeux, poudre sexy si possible.

            Cela me rappelle un extrait d’un roman que j’apprécie beaucoup et que j’ai souvent nommé dans ce blog : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. L’auteur imagine une société future dirigée par une dictature. Les livres et les auteurs sont traqués. L’Intelligence a cédé la place à la Bêtise et les citoyens s’accomodent de la futilité la plus absurde, témoin ce passage du début de la deuxième partie qui met en scène trois femmes :

 

- J’ai voté aux dernières élections comme tout le monde et je n’ai pas caché que c’était pour le président Noble. Je crois que c’est un des plus beaux présidents que nous ayons jamais eu.

- Il faut dire que celui qu’ils présentaient contre lui …

- ça, il n’avait rien de terrible, le genre court sur pattes, aucun charme, l’air de ne pas savoir se raser ni se coiffer  correctement.

- Quelle idée ont eue les autres de le présenter ? On ne présente pas un nabot pareil contre un grand gaillard. En plus, il parlait entre ses dents. La moitié du temps je n’entendais pas un mot de ce qu’il disait. Et les mots que j’entendais, je ne les comprenais pas !

- Et bedonnant avec ça et pas fichu de s’habiller de façon à dissimuler son embonpoint. Pas étonnant que Winston Noble ait remporté une victoire écrasante. Même leurs noms ont joué. Comparez dix secondes Winston Noble et Hubert Hoag et vous pouvez prévoir presque les résultats. ( Note de l’éditeur : « Hoag » fait penser à « hog » : porc, verrat)…


 Jack, on the route again (fin) : la petite Mexicaine.

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La force du théâtre

Publié le par Eric Bertrand

         J’ai pour habitude en cours d’aborder le théâtre en fin d’année. J’ai donc commencé à œuvrer dans ce sens et à « essayer », avec des élèves en effectifs réduits, des extraits de mes pièces : choisir des passages qui conviennent aux « petits » n’est pas chose aisée et, avec le regard du prof de collège, je me rends compte davantage du côté sulfureux et parfois injouable par des gamins de 11 à 13 ans de certaines de mes scènes.

          J’ai cependant retenu l’une d’elles, extrait de Jack on the route again, le moment où le jeune Jack, novice de la route, se lance dans l’aventure et où il rencontre une jeune fille plus expérimentée que lui qui lui donne une leçon d’auto stop.

          C’est un succès total ! Les sixièmes se battent pour jouer, rigolent de l’apprentissage de la délinquance par Jack, des expressions comme « t’aurais pas pris du bide toi, à force de rouler dans ton camion ? » Les cinquièmes réclament une quatrième théâtre… Bref, on constate chez les collégiens une ferveur quelque peu diminuée chez les lycéens. Mais quel désordre dans leur façon de jouer… Rien d’étonnant quand on côtoie leurs excès au quotidien. Cela constitue en tout cas un bon signe pour l’an prochain, si toutefois je suis encore au collège.


Jack, on the route again (4) : départ de Jack

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Banderole pour le jeudi 15

Publié le par Eric Bertrand

        Je n’ai jamais eu l’habitude de défiler derrière des banderoles, ayant un peu horreur des slogans et des foules.

         Mais un article de blog peut faire banderole…

         Au lendemain des grosses manifestations, je ne comprends toujours pas qu’on soutienne l’idée qu’il faille supprimer des postes, qu’il faille aligner la politique de l’Education sur une politique du chiffre et du budget. Cela me ramène un peu à ces vieux et inutiles débats qu’on tient épisodiquement avec des élèves au sujet de l’utilité de la Poésie ou de la Littérature… A quoi ça me sert ? Est-ce rentable ?...

         Il y a quelques années, le linguiste Claude Hagège lançait un cri d’alarme à propos des langues qui meurent tous les jours et qui enlèvent,  par doses homéopathiques, une part d’intelligence à l’humanité. Plus récemment encore le linguiste Claude Duneton déplorait « la mort du français »…

         Supprimer des options, réduire les sections, contingenter les filières, n’est-ce pas aller dans le même sens et porter encore plus atteinte à l’Intelligence et à l’Esprit ? Dans un monde de plus en plus formaté, mondialisé, quelle portion congrue dévolue à la variété et à la richesse des échanges !


Jack, on the route again (3) : la fête avec Dean...

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