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La Fontaine (suite)

Publié le par Eric Bertrand

Le Ceilidh (8) : le calvaire de john Sinclair



           En aval de la présentation du projet d’hier, un mot du fabuliste. C’est un La Fontaine hors des marges qui m’intéresse, un La Fontaine frondeur qui ne supporte pas le jeu de la courtisannerie auprès de Louis 14 et qui garde en son jardin secrêt un peu de la charge de gardien des eaux et forêts qu’il exerçait en son jeune temps.

          C’est celui-là qu’on distingue dans certaines fables qui mettent en scène sédentarité et vagabondage, liberté et attachement, tranquilité et aventure, hasard et destinée… Voilà donc, à vue de nez, la liste des fables sur lesquelles je pense faire travailler ma future « équipe de rédacteurs » : « le Loup et le chien », « le chat, la belette et le petit lapin », « la cigale et la fourmi », « les deux coqs », « les deux pigeons », « la Tortue et les deux canards »… Mais la liste n’est pas close, il me faut reprendre mon recueil ! Les suggestions seront les bien venues, cher lecteur !

 

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La Fontaine au théâtre

Publié le par Eric Bertrand

 Le Ceilidh (7) : Entrée à Girnigoe        



Voici donc, comme annoncé, le texte du projet dans la classe de sixième à PAC… Ce texte est sujet à quelques aménagements du fait de l’équipe dont il dépend.

L’idée de ce projet de classe à PAC est de construire collectivement un travail de création qui débouchera sur un spectacle théâtral fondé sur un choix de fables de La Fontaine.

 

Le texte composé dans le cadre d’un atelier d’écriture mené en cours de français sera axé sur le thème du voyage et du vagabondage. Il privilégiera une réflexion sur les traits de l’animalité présente en l’homme (problématique essentielle dans l’œuvre du fabuliste) et donnera lieu à un travail sur la gestuelle, l’expression corporelle en EPS.

En même temps, l’élaboration du texte en atelier d’écriture développera au moins deux compétences liées au français : la cohérence de l’expression écrite et l’analyse de la fable, objet d’étude de la classe de sixième.

En outre, le thème directeur du voyage donne accès au monde des cartes. La collègue d’histoire-géographie qui a déjà travaillé en collaboration avec des navigateurs du Vendée Globe Challenge propose de réitérer l’expérience pour l’adapter à ce cadre particulier. L’approche d’une langue étrangère, l’anglais en l’occurrence, est évidemment liée au projet.

Parallèlement, dans la réalisation du décor, le collègue de mathématiques envisage deux types d’activités (des tableaux de statistiques alimentés par les fables de La Fontaine et la réalisation d’ornements à thèmes géométriques : carrés, cercles, cylindres, cubes) : les élèves seront ainsi guidés dans la réalisation des accessoires de la scène.

Enfin, la pratique du théâtre et l’intervention de la comédienne et metteur en scène permettra aux élèves d’acquérir davantage de maîtrise de l’oralité, de la gestuelle et du contact avec l’autre.

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Classe à PAC, le théâtre en perspective

Publié le par Eric Bertrand

          Le Ceilidh (5) On s'amuse dans le pub...


         J’ai déjà présenté le sens du projet à PAC et, ces dernières semaines, les choses se sont accelérées. En effet, il faut monter le dossier et proposer un projet afin que le financement soit obtenu.

          Voici une proposition de contenu qui fait apparaître le sens de l’activité que j’entends mener autour du théâtre l’an prochain… D’aucuns ne seront pas étonnés d’y retrouver quelques uns des ingrédients fondamentaux : atelier d’écriture, grande littérature, thématique du voyage, interdisciplinarité… Mais tout cela, sous une forme rédigée, c’est pour demain ! Un peu de suspense, diable !

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Un espadon dans une baignoire

Publié le par Eric Bertrand


Le Ceilidh (5) : le numéro des sorcières.          


             J’ai évoqué à plusieurs reprises les « soubresauts » de l’Atelier d’Expression Artistique dans ce nouveau contexte du collège. Evidemment, le milieu n’est plus le même, le public et les contraintes non plus, et je dois donc réviser mes ambitions, m’allonger dans le lit de Procuste selon une expression dont j’aime l’image, ou, pour reprendre celle d’une chanson de Souchon dont j’apprécie l’expressivité, être « espadon dans une baignoire ».

            Ne pas se scléroser ni plonger dans la lamentation… L’essentiel est de tenter quelque chose, de forer une galerie dans le château d’If. Poussé par la direction, je viens d’initier quelque chose au collège et cela a été relayé avec enthousiasme par certains de mes collègues. J’y reviens demain.

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“L’heure d’été” et le Pavillon des fleurs

Publié le par Eric Bertrand


Le Ceilidh (4) suite de l'affrontement entre amante et maîtresse


        Nous avons vu dimanche un film bouleversant, "l’heure d’été" avec Charles Berling et Juliette Binoche. Il y est question d’une grande et belle maison pleine de souvenirs et d’objets précieux ayant appartenu à un artiste très côté. Traditionnellement, la famille se retrouve là chaque été autour de "la mère", sorte de vestale de la Mémoire et des objets.

        Mais cette dernière meurt subitement et se posent alors les infinis problèmes de la succession… La caméra pose un regard attendri sur les objets qui restent là, en attente, tournoie autour des plantes grimpantes du jardin, les immenses pieces.

        Au-delà des questions d’argent, de la mélancolie des images, la question qui se pose, c’est la suivante : comment la nouvelle génération va-t-elle "comprendre" ce qui appartient déjà à un autre âge ? Parmi les derniers plans du film, des hordes de jeunes, invités par la petite fille (naguère complice de la grand-mère) qui envahissent les salles, le jardin, jouent au basket dans les pièces vides, branchent la sono, s’allongent sur le parquet, fument de l’herbe, répandent les bouteilles d’alcool.

         C’est un peu la même thématique que j’avais essayé de développer dans la nouvelle "le Pavillon des fleurs" parue dans les "Nouvelles pour l’été". Que reste-t-il de cet établissement baulois ? Cet ancien hôtel peuplé de souvenirs de l’époque des premiers bains de mer a été totalement réinvesti.

         Plus rien ne subsiste du Pavillon des fleurs, que le nom et les images du passé dans l’esprit tremblant d’une jeune fille, elle aussi naguère confidente de sa grand-mère.

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