Même si j’habite désormais au bord de l’océan (ce qui assure notamment tempêtes et grands
espaces…) j’éprouve toujours les Highlands d’Ecosse comme un terrritoire de grand chambardement et de bouleversement intérieur… Et à chaque fois que je
cède à ce tropisme (et je crois bien que j’y céderai right to the end, « last syllabe of recorded time » !), je me sens happé par une force irrésistible qui réclame ses doses
homéopathiques.
Quelles doses ? Je
les ai à domicile. Mes cassettes et CD de Run Rig, Silly Wizard et Corries, mon cours de gaélique à reprendre, ma radio gaélique,
(http://www.bbc.co.uk/scotland/alba/) mes photos et mes films. Sans oublier la reprise des échanges avec les amis écossais avec qui
échafauder nos plans de rencontres. Je reviendrai sur tout cela prochainement…
le Tennessee Club (5) : personnages "on the road"...
J’ai reçu cette semaine encore quelques commentaires sur « Pour y voir Clerc » et, parmi ces derniers, je
retiens notamment cette réaction intéressante d’un lecteur qui a été marqué par le sens du détail qu’il y a dans la narration et notamment du
détail qui renvoie à une époque déjà ancienne…
Il évoquait la facilité avec
laquelle les jeunes accèdent maintenant aux disques, aux communications, aux images. C’est en effet l’un des points que j’ai voulu montrer dans mon livre,
cet écart entre deux époques, celle des années 70 et la nôtre. Un certain culte du 45 tours ou du 33 tours, la fragilité du saphir, le rituel de la pochette de disque, la valeur des choses,
l’iconographie et les images idéalisées des vedettes américaines, les visages burinés de John Wayne ou d’Henri Fonda dans les westerns, la splendeur de Gina Lolobridgida, de Grace Kelly, de Kim
Novak ou de Liz Taylor, ce que Souchon appelle dans une chanson « les fumées dans les chemins de fer, la beauté d’Ava Gardner »…
Un petit départ vers Lyon va interrompre momentanément ce blog jusqu’à la semaine prochaine si tout va bien. L’occasion pour moi de trouver
un peu de temps aussi pour reprendre le travail d’écriture sur mon projet futur dont je continue à ne dire pratiquement rien par obstination confortable. Du reste, autour du domaine qui
intéresse ce blog, il y a toujours fort à dire !
Je signale aussi que le retour à l’Ecosse réelle que j’évoquais en début de semaine, m’a conduit à reprendre le film du Ceilidh que vous avez peut-être vu défiler au fil des articles et de le mettre sur « Daily Motion » avec un meilleur découpage car
j’ai acquis davantage de maîtrise désormais. Je reprendrai dans la foulée le Tennessee club et le désiré Ponton.
Enfin, la nouvelle tant attendue est arrivée : Raphaël qui travaillait sur le film tourné l’an dernier sur le Ponton vient de m’informer qu’il a terminé et qu’il m’envoie le DVD… Le lecteur se souvient peut-être que cet ancien acteur de la troupe
qui bosse maintenant dans le cinéma avait tourné le spectacle dans sa version « Palais des Congrès ».
Il avait utilisé deux caméras et cette mission, qu’il avait acceptée, lui tenait particulièrement à cœur. Pour avoir eu Raphaël
comme élève, puis comme acteur, je sais qu’il est perfectionniste (d’où le délai qu’il lui a fallu…)
J’attends le DVD d’un jour à l’autre. L’exploitation va pouvoir commencer, et dans un premier temps, je vais essayer de fournir à
chacun des acteurs de la troupe un exemplaire de ce spectacle si intense dont il ne nous reste à l’heure actuelle (grâce aux bons soins de Liliane) que de bons rushes de
coulisses disponibles sur « you Tube »…
"Le Tennessee Club" (3)... Thelma veut Ginger et Fred...
Lors du dernier voyage, le lecteur se souvient peut-être de la location d’un
cottage que j’avais présenté dans les articles des mois de mars et avril 2006. Cette fois-ci, nous réalisons une idée qui nous courait dans la tête depuis un bon moment : l’échange
de maisons…
Rena et David
sont d’authentiques francophiles. J’ai souvent évoqué Rena lors de l’année de travail sur l’Ecosse et David à propos du monstre du Loch
Ness. Ils viennent d’acquérir une maison à Wick et nous en laissent les clés entre le 15 juillet et le 1er août. En échange, ils
viennent séjourner dans notre maison à proximité de La Rochelle. Je crois que tous les quatre, nous devrions trouver notre bonheur dans cette formule.
A suivre,
d’autres infos relatives à ce renouveau écossais, toujours riche en potentialités.
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/