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Des blocs congelés !

Publié le par Eric Bertrand

             Avec le recul du temps et le travail effectué en aval, la relecture de l’œuvre que je suis en train d’écrire s’avère à chaque fois un vaste chantier en restructuration.

            Depuis que j’ai remis le nez dans les premières pages, j’ai l’impression de me trouver en face de véritables « blocs de glace » dont il faut faire fondre la première couche pour en rendre la matière perméable à l’ensemble.

            Pour cette raison, je progresse à tout petits pas et l’été arrive à point nommé pour mener ce travail de « refonte » dans tous les sens du terme !


 

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L'article du mois

Publié le par Eric Bertrand

            Depuis quelques jours, les martinets sont en liesse dans les rues du centre-ville et le soleil déjà lourd échauffe l’atmosphère dans le matin. J’aime les cris des martinets, ils me ramènent aux rues de Lyon à l’époque où mon frère et moi finissions l’année scolaire dans notre chambre d’étudiant. Le martinet est un oiseau qu’on n’entend qu’en ville, dans les soirs chauds d’été.

           Et pendant ce temps-là, dans la campagne, le long des sentiers, les blés ont déjà pris la blondeur d’été et leur tête incline sous le vent en meme temps que j’écrase les pédales du VTT. Le bruit fin du dérailleur et le chant de la chaîne accompagnent la mélodie de juin. C’est la fin d’une période de travail intense. Le temps du Pélican qui, selon le mythe, n’a plus rien dans le ventre ou le foie pour nourrir ses enfants.

           Dans le feu de l’été, Prométhée panse ses blessures et se refait un foie tout neuf, en se disant que l’été est bien long avant qu’il ne remonte en haut du Caucase et que les coups de pédale, les foulées sur le sentier, les bains de mer finiront bien par reconstituer « le stock » à donner en pâture à la rentrée prochaine, à de petits aigles qu’il trouve de moins en moins affamés !

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Marins casaniers ?

Publié le par Eric Bertrand

              C’est ce beau paradoxe qu’explique l’écrivain Conrad dont je suis en train de lire le majestueux Au cœur des Ténèbres.

              En effet, pour un marin, pas d’autre « terre » que le plancher du bateau et cette maison flottante qui lui fait aimer ses pantoufles et qui le laisse parcourir un territoire toujours recommencé : la mer !

              A moins que le marin ne concilie en même temps le goût de la terre et qu’il laisse son bateau accroché derrière lui !  

 

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Ouverture au public à Girnigoe ?

Publié le par Eric Bertrand

              Quelques nouvelles de « mon château » Sinclair and Girnigoe. Le lecteur du Ceilidh sait de quoi je veux parler ! L’été dernier, on le sait aussi, a été l’occasion de resserrer les liens avec la personne qui a la charge des travaux en cours au château... Je mets ici les indications qu’il vient de m’envoyer au sujet de l’évolution du site...

              Work has been going well at the castle, most of the rooms in the outer bailey (castle Sinclair) have been exposed and approx 1300 Ton of rubble has been removed exposing all the main building features. The archaeologists are here at the moment finishing off the main clearance ready for reopening one section to the public in August (fingers crossed).

 

              Sans doute un site exceptionnel livré au public mais en même temps la fin d’une époque exceptionnelle, où le marcheur grimpait à la corde en haut du bâtiment et laissait son imagination rejoindre les vieux spectres !


 


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De Shakespeare à Michael Jackson, « Poor Yorrick and moon walk»

Publié le par Eric Bertrand

         Mécanique irrésistible. Irrépressible danse de saint Guy. Ficelles articulées d’un danseur qui semblait désarticuler le plus élégant pantin... Quand Michael dansait, il effleurait le sable des dieux et taquinait l’éternité. Il a pourtant dégringolé.

          A la nouvelle de sa mort, j’ai pensé immédiatement à ce passage de « Hamlet » où le personnage se souvient de son facétieux compagnon de jeux, Yorrick.   

 

« (...) Où sont tes plaisanteries maintenant ? Tes escapades ? Tes chansons et ces éclairs de gaîté qui déchénaient les rires à table ? Quoi, plus un mot à présent pour te moquer de tes mines ? Va maintenant trouver madame dans sa chambre et dis-lui qu’elle a beau se mettre un pouce de fard, il faudra qu’elle arrive à cette fin là ! Fais la rire avec ça ! »

Hamlet, acte 5, scène 1

 

             Dans les années 80, début du phénomène Michael Jackson, et, au fond de quelque grenier, mon frère et moi « adaptions » avec enthousiasme les scènes d’Hamlet qui nous fascinaient. Nous tentions aussi de piteuses mises en scène engoncés dans des costumes de fortune... Les passants apercevaient sans doute de terrifiants « thrillers », découpés dans la lucarne.

 

Darkness falls across the land
The midnite hour is close at hand
Creatures crawl in search of blood
To terrorize yawls neighbourhood

 

               Assassinat de Claudius, apparition du fantôme, visite de Hamlet au cimetière et méditation devant le crâne de Yorrick.

               Et pendant ce temps là, dans la chaleur de l’été, notre sœur au salon s’essayait aux saisissantes chorégraphies du virtuose danseur. Au point que les deux frères, « Jackson  two », échauffés par les poussières du grenier et les paillettes des costumes, piquaient une pointe « moon walking » en poussant de petits cris de gobelins ! Midsummer night dream !

 

 

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