Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ecrire après avoir composé : la récompense

Publié le par Eric Bertrand

               Au cours de ce travail de l’écriture auquel je me livre pleinement maintenant que les cours sont enfin terminés, je traverse des moments de plénitude et de bonheur et j’ai la charmante impression de pouvoir le faire car j’ai sous la main le canevas qui me permet l’épanouissement de l’écriture.

               A chaque fois que je reprends le clavier j’ouvre le dossier avec le sentiment d’un cadeau qui m’a été fait et dont je n’ai plus qu’à profiter tant il est vrai que la partie dramaturgique de l’œuvre (sur laquelle –vu les circonstances- j’ai réfléchi pendant plus d’un an et demi !) est la plus angoissante et épuisante des étapes.

 

Voir les commentaires

Espacement des articles pour cause de vacances !

Publié le par Eric Bertrand

              Les vacances scolaires ont vraiment commencé depuis vendredi et je peux donner un aperçu des différentes activités de l’été.

             Un premier départ est prévu ce matin pour un petit séjour à Loudéac (et l’occasion de revoir tous ceux qui nous sont restés proches). Puis un retour en région lyonnaise, le tout émaillé de moments de détente dans la région de la Rochelle dont, après deux déménagements, on va enfin pouvoir profiter !

             On a vu aussi récemment que, du point de vue littéraire, j’avais des projets assez nombreux ! A suivre donc !

Voir les commentaires

La construction du récit

Publié le par Eric Bertrand

                  Tout en relisant et en refondant chacun de mes chapitres et chacun des tournants de mon récit, je travaille à la structure.

                  C’est ainsi que j’ai fait apparaître les éléments suivants : le journal de la collégienne nommée Zoé, dont on découvre le témoignage. Le livre baptisé « L’organisme » est la mise en abyme de ce témoignage.

                   « L’Organisme » serait constitué de quatre parties : « Adolescence », « Métamorphose », « La Galerie interdite », « Monstrueuse vengeance du microbe ».

Voir les commentaires

Le choix des prénoms dans un livre

Publié le par Eric Bertrand

                En comparaison à l’organisation du récit et au travail de l’écriture, le choix des noms des personnages d’un récit paraît un peu dérisoire. Il a cependant, le moment venu, son importance. Etant donné que dans mon récit, le personnage principal est un narrateur (qui dit « Je » et qui n’est, rappelons-le bien évidemment pas l’auteur !) le problème ne s’était pas vraiment posé et j’avais, à chaque fois qu’il était question d’un autre, utilisé des prénoms transitoires que j’ai dû fixer ces derniers jours.

               Le second personnage principal est une jeune fille dont est amoureux le narrateur : cette collégienne n’est pas particulièrement sympathique et il me fallait lui choisir un prénom « neutre » qui ne donne pas l’idée à l’une de mes élèves (amenée l’an prochain à lire le livre) de se projeter dans le personnage !

               J’ai donc établi une liste mentale, et ai demandé à ma fille qui passe en troisième de me donner son point de vue. Finalement, nous nous sommes entendus sur « Zoé ». Prénom d’un personnage que l’on a croisé dans l’une de mes nouvelles : « Pierrot et Colombine ».


 

Voir les commentaires

Proust : le bal des têtes (19)

Publié le par Eric Bertrand

              « De la mécanique sur du vivant » comme le dit Bergson !


              Je retrouvai là un de mes anciens camarades que, pendant dix ans, j'avais vu presque tous les jours. On demanda à nous représenter. J'allai donc à lui et il me dit d'une voix que je reconnus très bien : "C'est une bien grande joie pour moi après tant d'années." Mais quelle surprise pour moi ! Cette voix semblait émise par un phonographe perfectionné, car si c'était celle de mon ami, elle sortait d'un gros bonhomme grisonnant que je ne connaissais pas, et dès lors il me semblait que ce ne pût être qu'artificiellement, par un truc de mécanique, qu'on avait logé la voix de mon camarade sous ce gros vieillard quelconque.     Pourtant je savais que c'était lui : la personne qui nous avait présentés après si longtemps l'un à l'autre n'avait rien d'un mystificateur.

                Lui-même me déclara que je n'avais pas changé, et je compris qu'il ne se croyait pas changé. Alors je le regardai mieux. Et en somme sauf qu'il avait tellement grossi il avait gardé bien des choses d'autrefois. Pourtant je ne pouvais comprendre que ce fût lui. Alors j'essayai de me rappeler. Il avait dans sa jeunesse des yeux bleus, toujours riants, perpétuellement mobiles, en quête évidemment de quelque chose à quoi je n'avais pensé et qui devait être fort désintéressé, la Vérité sans doute, poursuivie en perpétuelle incertitude, avec une sorte de gaminerie, de respect errant pour tous les amis de sa famille.

                Or devenu homme politique influent, capable, despotique, ces yeux bleus qui d'ailleurs n'avaient pas trouvé ce qu'ils cherchaient, s'étaient immobilisés, ce qui leur donnait un regard pointu, comme sous un sourcil froncé. Aussi l'expression de gaieté, d'abandon, d'innocence s'était-elle changée en une expression de ruse et de dissimulation. Décidément, il me semblait que c'était quelqu'un d'autre, quand tout d'un coup j'entendis, à une chose que je disais, son rire, son fou rire d'autrefois, celui qui allait avec la perpétuelle mobilité gaie du regard ».

Voir les commentaires