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sex-appeal de la cantatrice

Publié le par Eric Bertrand

             Deux articles sur « la Cantatrice chauve », pièce jubilatoire à laquelle il m’arrive souvent de penser pour des raisons variées. Il y a une scène emblématique que j’ai repris autrement dans mon Loft : celle des retrouvailles du couple Martin... L’époux et l’épouse, après s’être longtemps extasiés sur les nombreuses « coïncidences » qui les rapprochent, découvrent finalement qu’ils habitent la même rue, le même appaterment, la même chambre, le même lit et qu’ils sont mari et femme.

             La mise en scène de Jean-Luc Lagarce indique justement que toute cette scène doit être jouée sur le mode de la montée d’un désir irrésistible des deux êtres l’un pour l’autre. Au fur et à mesure qu’ils se répètent le fameux « comme c’est curieux, et quelle coïncidence ! » (le phrasé n’est jamais très varié dans la pièce !), ils manifestent une attirance de plus en plus visible et les mots les grisent... "Et le désir s'accroit quand les faits se reculent" pour reprendre le bon mot de Corneille !

            Jusqu’à la chute finale qui les dégrise... Et à ce moment ils se tournent le dos, « Je t’ai retrouvé darling ! » retrouvant alors la déception de la banalité ! Le bonheur du couple serait-il hors du foyer conjugal et dans l’étourdissement de l’aliénation ? C’est ce que semble indiquer Ionesco !

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Projet pour « les Cahiers pédagogiques »

Publié le par Eric Bertrand

               L’expérience de création pédagogique de cette année se prolonge autrement. J’ai reçu en fin de semaine une demande de la part de la revue « les Cahiers pédagogiques », revue bien connue dans le monde de l’éducation. On me demande de renvoyer un « bon à tirer » pour les deux articles que j’avais proposés antérieurement au sujet de Simenon et au sujet du théâtre.

               Dans les faits, l’article sur Simenon est d’ores et déjà prêt et corrigé. Il me reste cependant à proposer une synthèse pour le théâtre afin de montrer de quelle façon j’ai menée l’expérience du collège au lycée. Je me donne vingt quatre heures pour en terminer car j’ai l’impression d’un air de déjà vu : le lecteur se souvient que j’ai déjà rédigé un article à ce sujet pour le CRDP d’Amiens (affaire en cours).

               C’est en tout cas intéressant de boucler l’expérience de cette façon et c’est aussi une satisfaction à partager avec tous les collègues qui ont participé au projet.

 

 

 

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Période d’écriture

Publié le par Eric Bertrand

                  Entre deux articles, un petit point sur la « genèse » de mon prochain ouvrage. Depuis plusieurs années, je constate que la meilleure période pour l’écriture et la réalisation de mes ouvrages se concentre sur les mois d’été. Cela se comprend aisément quand on considère l’activité qu’il faut déployer le reste de l’année notamment en présence des élèves.

                  Je rassure les lecteurs impatients, mon projet continue de prendre forme et je l’ai  somme toute assez bien avancé dans des « périodes dérobées ». J’ai relu, modifié, arrangé les deux premières parties et suis en train de rédiger la dernière.

                  Il reste néanmoins que j’ai besoin de concentration et d’une meilleure application au jour le jour. Depuis cette semaine, je perçois les effets du « relâchement » de fin d’année : fin du spectacle, finalisation des derniers contenus, approche des derniers conseils de classe et des dernières corrections, bref, autant d’éléments à fructifier pour avancer avant la période creuse et intensément productive de juillet-août ! Quelque lieu secret, retiré du monde, m’attend ! Alceste, me voilà !


 

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« Nantes, une des seules villes où il puisse arriver quelque chose de surprenant »… Jacques Vachet

Publié le par Eric Bertrand

                Cette série d’articles sur Nantes s’achève provisoirement en même temps que la lecture de la Forme d’une ville. Je poursuis néanmoins ma lecture de la biographie consacrée à Graslin et cela occasionnera peut-être une autre série de réflexions. Le lecteur l’a compris, Nantes est une ville qui m’intéresse. Je lui ai consacré deux nouvelles qu’on retrouve dans Nouvelles pour l’été (« le Pavillon des Fleurs ») et dans Chaussée de la madeleine de Proust (« Pierrot et Colombine »).

                Un événement (de la veine de ceux qui sont susceptibles de se dérouler dans cette ville « surprenante » célébrée par le poète surréaliste) a lieu en ce moment tout le week-end, hélas je ne peux m’y rendre mais je vous conseille une petite visite sur le site suivant…
http://www.nantes.fr/


 

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Du côté de Préfailles et du côté de La Baule.

Publié le par Eric Bertrand

                  Afin de terminer l’article sur la différence entre, pour parler comme Proust, « les deux côtés » des villégiatures nantaises, place au texte de Gracq : dans les dernières pages de la Forme d’une ville, l’auteur parle plus particulièrement de Préfailles, puis, par contraste, de La Baule :

                 « Ces falaises basses sont bordées de propriétés à l’ancienne, assez vastes, closes de murs qui s’avancent jusqu’à l’à-pic, et auxquelles on n’accède que de l’arrière. Les villas s’eclipsent, jalousement cachées derrière les charmilles et les bosquets de leur petit parc : les scènes qui se jouent ont ici pour seul théâtre un étage de loges spacieuses, juxtaposées, rigidement compartimentées et dont on sent que la préoccupation première est de dérober chacune, ombrageusement, ses allées et venues et son manège intime au regard du voisin...

               « (...) Du Pouliguen à Pornichet, pendant deux mois, tout était mouvement, agitation, fête et changement, foire aux vanités aussi, et où la population d’estivants, le long du remblai en arc de cercle de la plage de La Baule, se donnait à elle-même en spectacle comme le public d’un théâtre qui joue à bureaux fermés. Ce que je distinguais mal à Nantes, ce qui restait en suspension à l’état diffus dans le tohu-bohu égalisateur d’une grande ville, se concentrait là l’été, comme si une vitrine des élégances nantaises, triée par le goût de la villégiature, se fût ouverte pour deux mois autour du casino, entre l’avenue de la Plage et l’avenue des Lilas. »

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