Moment
jubilatoire pour la jeune Blanche qu’ont élevée et étouffée Miranda et Sexy Sissi. Elle se libère en présence du débauché Charlie qui a trouvé un
moment pour lui revéler son pouvoir de séduction.
Au lieu des
sages ballets claquettes qu’elle est obligée de travailler inlassablement avec les deux femmes, elle préfère cette danse endiablée et sensuelle qui témoigne de son émancipation (à la fin de la pièce, elle s’en va chercher fortune à Los Angeles).
Invitées par des fans de claquettes nostalgiques des années 30, Miranda et Sexy Sissi
vont pouvoir enfin remonter sur scène.
C’est le ballet
attendu qui connaît une lamentable issue car il engendre la crise dans le Tennessee club, Tom étant saoul et ne supportant pas que sa femme Thelma
prenne du plaisir à danser…
Nous
continuons dans le cadre de cette fête de la musique à redécouvrir des extraits de spectacle où la musique rejoint le théâtre pour une belle harmonie sur la scène.
Ouvrons à partir d’aujourd’hui les portes du Tennessee
club ou plus exactement du Ziegfeld Follies puisque c’est de cet endroit que se souviennent les deux stars de claquettes un peu déchues, Sexy Sissi et Miranda…
Elles ont été miraculeusement invitées pour une « animation musicale » dans le
Tennessee club. Cela fait un peu « tournée des années 80 », sauf que leurs références à elles, ce sont Fred Astaire et Ginger Rogers…
Dernière étape dans ce
« Loft » musical, celle qui nous permet de refermer le « dossier Big Brother » sur une touche optimiste. Malgré la répression mise en place et les nombreux exécutants
du pouvoir aveugle (celui-là même qui sévit dans Fahrenheit 451, dans Brave New world ou dans
1984) certains opposants osent provoquer le pouvoir.
On les appelle les Indécents pour les ridiculiser et stigmatiser leur parole et par provocation, ces
derniers prennent justement plaisir à choquer à travers des ballets enthousiastes et sensuels.
Il reste
pour finir d’évoquer ce spectacle très musical on le voit (et encore ai-je passé sous silence les nombreux « spots » publicitaires, destinés à brouiller davantage encore le sens
des paroles que pouvaient risquer dans ce loft les lofters les plus audacieux….)
Il me reste donc à évoquer la figure délirante de Big Brother que j’avais imaginé sur la scène en
m’inspirant du gourou à la mode à l’époque : un certain Raël… L’occasion en tout cas de parodier tous ces personnages inquiétants qui font du prosélytisme en jouant de grandes
idées…
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
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