Cependant, tout n’est pas perdu ! Certains des lofters préfèrent se sacrifier au nom de la Liberté et de … l’Amour vrai pour deux d’entre eux : Tarzan et Fleurette, qui bravent
en direct la volonté de Big Brother. Pour Rosalinde aussi, qui préfère Shakespeare et le beau langage, les tirades qui lui donnent la chair de poule et qu’elle se récite toute seule, comme ces
marginaux de « Fahrenheit 451 ».
Ceux qui se sont compromis affirment haut et fort qu’ils préfèrent abdiquer et
ironisent sur une « sentimentalité » d’un autre âge !
Dénouement tragiquedans ce loft… Big
Brother est parvenu à semer la discorde entre les derniers opposants et le gout de la gloire et de l’argent a corrompu la pureté et l’énergie de la pensée rebelle.
Diva, l’une des lofteuses, entonne “the
show must go on!”; elle n’est plus qu’une marionnette dont Piou Piou et Happy Face tirent les ficelles…
Le plus ridicule dans cette programmation du loft 2084 c’est que Big Brother a
choisi comme exécutants de sa politique à l’antenne deux « professeurs » : Piou Piou et Happy Face, dont la mission consiste à ridiculiser les Indécents et à les
« recadrer ».
Mais ce faisant, elles se comportent (dans le spectacle de théâtre que découvre le
spectateur) comme deux véritables bouffons !
Nouvelle provocation dans le loft : le seul homme du loft, un dénommé Tarzan, se laisse enivrer par la sensualité de ses partenaires et devient l’homme orchestre de la
débauche… au grand dam de Big Brother…
Moment jubilatoire pour ce dandy qui s’encanaille en présence
de toutes ces filles mais qui conserve le souci de l’élégance de langage.
En
cette période de fête de la musique, je suis en train de reparcourir une partie des spectacles de l’atelier afin de sélectionner certains passages musicaux pour les proposer au baladin du
blog (et une fois de plus je rends hommage au Moulin à Sons de Loudéac avec qui nous avons vécu des moments vraiment forts, alliant musqique et théâtre…).
J’ai commencé avant-hier avec un premier extrait du Loft History 2084,chacun des extraits appellera un petit commentaire, ce qui justifie que j’interrompe
par intermittences (mille excuses aux inconditionnels !) ma série sur les maximes.
Avec « Pretty woman », le but était de mettre en valeur à l’intérieur du
loft, les ressources sensuelles des lofteuses à qui l’Administration imposait la norme…(Le « loft 2084 » est un lieu expérimental destiné à évacuer définitivement les derniers
opposants à la nouvelle humanité…On trouvera sur le sitehttp://www.ericbertrand.fr(rénové depuis hier) des
précisions sur cette fable futuriste.
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/