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Bob Dylan et les khâgneux d’Edouard Herriot (9/10)

Publié le par Eric Bertrand

L’esprit de la pièce écrite avec les élèves autour de Jack Kérouac est incarné par Bob Dylan. J’ai voulu dans la mise en scène de Jack, on the route again ! souligner le lien profond qui unit le baladin à l’harmonica à l’univers de la route et des beatnicks.

                Je souligne dans Pour y voir Clerc les différentes périodes musicales que j’ai traversées depuis ma découverte de Julien Clerc en 70 et, parmi ces périodes, il y a celle très brève de Bob Dylan. C’était en 1981, en Khâgne au lycée Edourd Herriot, à Lyon.

                Nous étions un petit groupe de « Khâgneux », pas trop bosseurs, pas trop « bêtes à concours », qui passions du temps à échanger des textes et des chansons. J’ai découvert Bob Dylan comme ça, en même temps que Kipling et j’ai eu envie de lui donner sa place dans la pièce au moment où le « vieux Jack » que j’incarnais vient faire le bilan de la route aux côté du « jeune Jack » : dans un final très cliché, j’étais debout en robe de chambre, aux côtés de Kévin qui jouait « Blowing in the wind » sur son violon, j’avais laissé dans un coin ma Remington, et je lui disais en fumant la pipe :

« How many roads must a man walk down before you can call him a man ? How many times must a man look up before he can see the sky ?... The answer my friend is blowing in the wind…»


Le Ponton : la plage...

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Les musiques de film les autres chansons (8/10)

Publié le par Eric Bertrand

Il y a des airs de films qui marquent autant que les images. En général, quand j’ai accroché à un film, je ne tarde pas à me procurer la bande son qui rejoue pour moi certaines des scènes ou l’esprit du film. L’exemple le plus récent est « Into the wild », film auquel j’ai consacré une série d’articles.

             J’évoquais hier « Bagdad Café »… Chaleur torride et lancinante du désert de Mojave au milieu duquel s’échauffe et « cuit » le tempérament dégénéré de Tom Desire...

             Dans les mises en scène et le scénario de mes pièces américaines (Le Tennessee Club et Jack, on the route again ) j’ai retrouvé ces grands motifs musicaux : « Thelma et Louise », « Il était une fois dans l’Ouest », « O’Brother »…


Le Ponton ("Senza una donna")

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La country : les autres chansons (7/10)

Publié le par Eric Bertrand

             Comme les airs écossais, ces airs de country type John Denver, élargis à Simon and Garfunkel ou à Fleetwood Mac, sont dotés d’une grande force d’évocation.

             A travers eux, c’est la traversée des Etats-Unis qui resurgit, la silhouette des grands cactus d’Arizona, les montagnes rouges du Colorado, les immenses interstates qui s’enfoncent dans le désert et ces relais isolés où s’arrêtent les riders.

             Ambiance de Bagdad Café que j’ai voulu recréer par exemple dans le Tennessee Club à travers des chansons plus récentes de Johnny Halliday ou d’Eddy Mitchell, chanteurs de road movies !


Le Ponton (fin de scène d'amour)

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Les airs écossais : les autres chansons (6/10)

Publié le par Eric Bertrand

          Dès le début de mon séjour en Ecosse, j’ai découvert cette musique et sa puissance mélancolique, cette mélancolie qui est partout sur le sol des Highlands.

           Isolé « à bord » d’une petite maison dans une sorte de coron à l’écossaise dans la petite ville de Wick, je passais de longues soirées au coin du feu de tourbe à lire les légendes et les histoires locales. En fond, les mêmes disques passaient en boucle : Run Rig, Corries, Silly Wizard… Ils enveloppaient la pièce et l’émotion.

           Voilà pourquoi on retrouve ces airs mentionnés dans le Ceilidh et les vidéos des représentations (et jusque dans le dernier film de Fred). Ils ont pour vocation, à la manière de la fameuse madeleine, de transporter le spectateur dans un univers parallèle.


Le Ponton (Au bar...)

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Gainsbourg : quatrième feuille (de chou) : les autres chansons (5/10)

Publié le par Eric Bertrand

« Rouler vitres ouvertes en écoutant Gainsbourg »… Dans les Nouvelles pour l’été, c’est la chanson d’ouverture de « Histoire de Mélody Nelson » qui sert de fil conducteur à cette nouvelle…

          J’évoque dans Pour y voir Clerc l’attrait de mon oncle Gilbert pour les voitures miniatures et notamment celles des grosses voitures américaines. Il m’a appris à vénérer les belles carrosseries. J’ai tout de suite admiré dans « Mélody », « La Silver Ghost de 1920 ». Non pour le luxe tapageur dont elle est naturellement investie, mais pour la grâce et l’élégance de ce véhicule qui m’apparaissait comme le double immense de Mélody.

          Cette « Princesse des ténèbres, archange maudit, que le sculpteur en anglais surnomma « spirit of ectasy » a quelque chose de la Beauté de Baudelaire… Cette Rolls est en effet une sorte de « rêve de pierre »… et la petite Mélody à côté n’en est que l’écolière… Mais une écolière surdouée, la petite soupape d’un monde inconnu.

          Sir Henry et moi étions bien novices à l’époque et prompts à la dérive !... C’est la Silver Ghost et la petite écolière que j’ai remises en scène dans Les Nouvelles pour l’été,


Le Ponton (Extrait requis par un fan de Dalida)

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