Voici les étapes d’un schéma narratif lié au conte (genre abordé en lecture) : vous devez développer chacune de ces étapes afin de produire, à terme, un conte que vous aurez
entièrement rédigé.
- Situation initiale : sur le bord de la mer, il y a bien
longtemps. Un enfant malheureux. Eléments à inventer et à rédiger : où ? (Description). Qui ? (Fille ou garçon ? Quel âge ? Quelle famille ? Quel
environnement ? Quelles occupations au quotidien ?) Objectif : présenter les personnages et la situation générale.
- Elément modificateur : l’enfant découvre sur le rivage une
bouteille. Cette bouteille livre un message qui le lance dans une aventure : il doit aller chercher quelque chose de nécessaire pour retrouver un équilibre. Où et quand trouve-t-il la
bouteille ? Quelle est la forme de la bouteille ? Quel message comporte-t-elle ?
- Péripéties : quelles sont les péripéties qu’il traverse ?
(Limitez-vous à trois péripéties)
- Péripétie 1 : face à un premier obstacle, il dévoile ses qualités de héros.
Dans quelles circonstances se révèle-t-il comme un héros ? Quelle est l’épreuve qu’il affronte ?
- Péripétie 2 : au cours de cette seconde péripétie, il se crée un allié.
Quelle est cette deuxième épreuve ? Pourquoi a-t-il besoin d’un allié ? Quel est cet allié ?
- Péripétie 3 : à l’issue de cette péripétie, il accède à ce qu’il cherchait.
Quel est ce dernier obstacle et comment parvient-il à ce qu’il cherchait ? Quel sentiment éprouve-t-il à ce moment ?
- Situation finale : il rentre chez lui et les effets de son
aventure créent des conditions nouvelles. Comment le progrès se manifeste-t-il par rapport à la situation initiale? Quels sont les signes de ce progrès ? Comment votre héros
évolue-t-il ?
- Trouver le titre à partir de l’un des motifs importants de votre
conte.
Pianoter devant écran, dans quel but ? Littérature à l’école (10/13)
Voilà de quelle manière je vais aborder la chose : par le recours à l’atelier d’écriture, vieille pratique que
j’avais initiée on s’en souvient à travers le travail sur « Black Polaroïd » puis sur « Chaussée de la madeleine de Proust » : à cette époque, mes élèves
étaient moins nombreux, plus matures et travaillaient sur disquettes !
Le but de cette activité en salle informatique est double :
- D’une part, en vue de la préparation du B2i (inscrit au programme des épreuves
du brevet des collèges), de maîtriser le mieux possible l’outil informatique.
- D’autre part, d’utiliser cet outil pour consolider les
bases élémentaires de l’écrit.
- En effet, dans la perspective de l’enseignement du français, il est
nécessaire que l’élève entretienne dans sa pratique au quotidien un perpétuel va et vient entre les textes qu’il lit et la production qu’il est capable de réaliser.
« B2i… » : littérature à l’école (9/13)
Le collège a le don de multiplier les sigles (ce qui contribue à m’agacer et à augmenter
l’impression « d’étrangeté » à laquelle j’ai eu l’impression d’être confronté depuis la rentrée. Parmi ces sigles sybillins que les collègues font voltiger avec une confortable aisance,
il y a cette fameuse notion de B2i… J’ai quand même pu m’en faire une petite idée que je formule maintenant pour les nombreux non initiés !
Au détour de l’une de ces réunions échevelées où l’on évoque les difficultés rencontrées par
« l’équipe pédagogique », le principal a rappelé qu’il fallait « saisir nos items »… Renseignements pris sur le tas, entre le café de 10h00 et les élèves à
aller récupérer dans « les cases » des classes : voici un éventail de ces fameux « items » : « s’approprier un environnement informatique, accéder aux logiciels
et aux documents disponibles à partir de mon espace de travail, organiser mes espaces de stockage, paramétrer l’impression… » Charmant ! Il fallait que je prenne d’autres
renseignements, internet, c’est bien aussi pour cela !
Le B2i, en deux mots, c’est l’examen qui valide la pratique de l’informatique au collège. Il
s’acquiert au terme d’un contrôle continu. Les compétences sont validées sur toute l'année, pendant quatre ans et c'est à la fin de la scolarité au collège qu'on fait le bilan, et qu'on voit si
tel élève a acquis toutes les compétences. C’est bien en théorie, mais encore faut-il que la logistique suive et que les tripatouillages des hordes de gamins dans les salles
informatiques leur soient bénéfiques…
A partir de demain, j’indique de quelle façon je vais rendre cette corvée plus enthousiasmante…
Scrupules et tracas : littérature à l’école (8/13)
Suite et fin du commentaire de la collègue qui se demande comment corriger
la littérature de nos élèves. Je vous le livre à votre perspicacité !
« Je ne sais pas du tout si toutes ces explications seront utiles ni même si elles sont très claires. Ce que je peux dire, c’est que les copies m’ont pris
peu de temps à corriger une fois le tableau de coefficients établis. J’ai même pu renoncer à la correction en deux couleurs que j’utilisais jusqu’alors et qui me demandait à chaque fois double
lecture (beurk !). Autre avantage, cela m’épargne la torture de choisir « LA » note à attribuer. En effet, autant il m’est « facile » d’évaluer, autant j’ai du mal à
quantifier en nombre de points mon évaluation. L’usage des barèmes ne me permettait pas de résoudre cette difficulté et je me suis surprise plusieurs fois à « truquer » mes barèmes pour
faire correspondre la note à l’idée que j’avais de la copie. Et puis les barèmes sont toujours faits à la louche (au-delà de 5 ou 6 critères, ils deviennent une torture pour le correcteur) j’ai
donc l’impression que ce système est à la fois plus fiable, plus précis et qu’il me libère du moment de culpabilité où j’appose le chiffre fatal de la note ».
Cris et chuchotements sur le site
Nouvelle parenthèse qui concerne le site… Pour optimiser l’attractivité de ce
site récemment rénové (recrudescence de visiteurs en ce moment du fait de l’actualité Julien Clerc), Jenny vient de rajouter des éléments plus vivants que je vous invite à (re) découvrir
directement en ligne : on se souvient peut-être de l’interview de Patricia Martin à propos des « Nouvelles pour l’été ».
Mais on y trouve également désormais les extraits des pièces de
théâtre (sur « Daily Motion »). De bons moments de partage en direct, c’était cela aussi la magie de l’écriture théâtrale. Bientôt, d’autres extraits viendront enrichir ces
derniers.