Des projets ? C’est la question que m’a posée mon éditeur lors de notre entrevue à Lyon… Des projets… Ce blog
montre que mes grandes périodes d’écriture se situent entre avril et septembre et que le reste du temps est davantage consacré à la promotion de l’ouvrage en cours.
Entre septembre et mars, il me manque du temps… Et cependant… Dans ces périodes de vacances, je
cours beaucoup dans les collines iséroises. L’élargissement des horizons autorise la « divagation » nécessaire à la création. Des idées affluent pour une nouvelle
entreprise et un signe qui ne trompe pas, lorsque je cours, c’est l’impression d’une « piaillerie de phrases ».
Je ne révèle rien sur ce blog avant d’avoir fait le départ entre les différentes sollicitations et
avant d’avoir avancé dans le projet, mais disons que trois hypothèses s’offrent à moi en ce début d’année et je trouve que chacune d’entre elles mérite d’être analysée de près
tôt ou tard !
Laquelle aura la priorité ?
Les petites maisons d’édition : rencontre de l’éditeur à Lyon
Traditionnelle visite chez Aléas vendredi 28 à Lyon… L’occasion de retrouver les livres dans « leur écrin » et d’échanger quelques idées avec Maurice Glayman,
l’éditeur.
Les temps sont décidément difficiles pour les métiers du livre et tous ceux qui aiment la qualité.
La maison Aléas n’est pas aidée… Les vrais libraires disparaissent, les livres qu’ils publient ne sont pas sur les étalages… Prenons un exemple : quelqu’un passe commande,
coup de fil chez Aléas, commission, le livre arrive, est rangé dans un tiroir et le client repart, l’affaire est enlevée, quasi « sous le manteau »…
Ce qui se joue au grand jour, c’est le « tout marketing »… Pas moyen d’obtenir un soutien
quelconque, ni de la municipalité, ni de la surface de vente. La politique des libraires lyonnais est tournée vers les éditeurs parisiens, ce qui est un paradoxe quand on pense
qu’un éditeur situé au centre ville de Lyon pourrait être considéré comme un fleuron de l’identité lyonnaise… Pourtant, le directeur de collection ne manque pas d’initiatives
(une nouvelle collection vient d’être lancée sur le thème « pourquoi ? », et différents auteurs – philosophes en général – proposent à travers un ouvrage une réponse à un thème
qu’ils ont choisi)… La production d’Aléas est importante (il n’est qu’à voir le catalogue) et le site est très visité.
Face à cette situation déloyale, une part de l’avenir de la petite édition ne se joue-t-elle pas
sur la toile ? (témoin l’indice de fréquentation de nos sites et du blog). Une amélioration pourrait être apportée : celle qui favoriserait le paiement en ligne. Cela
faciliterait les transactions pour les lecteurs potentiels… C’est à voir…
Un point de vue sur "la Route"...
Certains de mes proches, amis, lecteurs, connaissances m’interrogent parfois sur les retours que j’ai de mes lecteurs… « A quel public tes livres s’adressent-ils ?
Sont-ils accessibles à des jeunes ?… »
Pour répondre, puisqu’on reparle de la Route, je reprends ce commentaire qui m’est arrivé un jour sur le
blog, écrite par une élève anonyme du lycée où j’ai enseigné.
"la route,la poussière, le sable..." ce livre je l'ai adoré! je l'ai lu le mois dernier en tombant dessus par hasard à la librairie! et j'ai lu le résumé
qui m'a particulièrement charmée! je l'ai acheté et il m'a vraiment fait réver.Toutes ces aventures en si peu de temps! Aventures parfois si belles qu'elles paraissent irréalistes! Quand j'ai lu
ce livre j'avais presque l'impression d' y être !!! c'était assez etrange !!!et j'etais tellement "a fond dedans " que je l'ai lu en 3 jours je ne voulais pas le lacher !!! quand je m'en
détachais j' y pensais toute la journée c'etait comme une sorte d'obsession ! D'ailleurs en lisant ce livre on se pose pleins de questions après !? je me suis demandée si vous avez toujours des
contacts avec certaines personnes que vous avez rencontré ??? Car vous avez tout de même rencontré des gens avec beaucoup de coeur qui ne vous connaissait pas et qui en meme temps étaient assez
attachés !!! (samantha par exemple!)
Premier livre peut etre ...mais talentueux même magestueux et après cette lecture de livre je suis trop fière de vous avoir en cour !!! c'est une chance et je
pense que je me souviendrais de vous longtemps !!!
merci de m'avoir fait réver avec ce si beau roman !!!
Les Etats-Unis en stop
« Les premiers jours qu’un Européen passe en Amérique sont comparables à une naissance. »
Kafka. Amerika

Kafka. Amerika
Sous la marque de cette citation du beau roman de Kafka, je reviens sur « l’événement »
annoncé dans ce blog à propos de « La Route, la poussière et le sable ». Ce roman souvent évoqué se voulait aussi récit d’apprentissage. Beaucoup de mes lecteurs
(cf le commentaire que je remettrai en ligne quand je le retrouverai) s’interrogeaient sur la véracité des aventures qui y sont rapportées. Les diapos ont le mérite de fournir le décor et
certains des personnages dont je me suis servi…
Mon frère vient de compresser le fameux montage qu’il a réalisé à partir de mes diapos (voir
l’article du 4/01) : nous étions trois à le posséder en DVD, le voici sur la toile accessible à vous tous ! Il suffit d’un clic !
http://www.dailymotion.com/Golgot38/video/x3ycgt_la-route-la-poussiere-et-le-sable_travel
Signature à Saint Jean de Bournay
Comme je l’avais annoncé avant le départ vers l’Isère (terre d’origine où sont installés nos proches), j’avais programmé à la librairie Bellotto à St Jean de
Bournay une séance de dédicaces. Elle s’est bien déroulée, d’autant qu’elle a été anticipée par un bel article dans « la Tribune de Vienne » dont je cite ici
un extrait :
"Eric Bertrand nous revient avec un roman très Clerc". (...) Cette fois, il nous propose une autobiographie. Avec des phrases courtes et simples,
Eric Bertrand nous raconte sa jeunesse et comment à dix ans, un accident le plonge dans le coma. Puis sa renaissance, sa convalescence, cloué dans un lit à ne pouvoir qu'écouter la radio.
Jusqu'au moment où il entendra pour la première fois Julien Clerc chanter Ivanovitch. C'est la révélation.
Lui aussi, il est revenu, il est Ivanovitch. A quarante-six ans, un déménagement fait ressurgir des vieux disques et de vieilles cassettes enregistrées, surtout des Julien Clerc. Qu'en faire ? Les jeter ? C'est tout ce que ça mérite, à notre époque du tout numérique! Pourtant, il décide de les réécouter et il redécouvre, et savoure ce que le juke-box de sa mémoire avait complètement oublié. Les paroles ont pris un sens beaucoup plus profond. Les émotions reviennent aussi. Elles resituent le narrateur à l'époque où il les écoutait, enfant, puis jeune homme et adulte. Une évidence surgit : sa vie est jalonnée par les chansons de Julien Clerc. Déjà il s'était senti Ivanovitch et comme lui, il découvrira l'Amérique. Il la traversera en auto-stop, épopée mouvementée qu'il a relatée en 1993 dans son premier roman : "la Route, la Poussière et le Sable" (...)
Il dédicacera "Pour y voir Clerc" le lundi 24 au matin dans la librairie Bellotto à Saint Jean de Bournay. »
Lui aussi, il est revenu, il est Ivanovitch. A quarante-six ans, un déménagement fait ressurgir des vieux disques et de vieilles cassettes enregistrées, surtout des Julien Clerc. Qu'en faire ? Les jeter ? C'est tout ce que ça mérite, à notre époque du tout numérique! Pourtant, il décide de les réécouter et il redécouvre, et savoure ce que le juke-box de sa mémoire avait complètement oublié. Les paroles ont pris un sens beaucoup plus profond. Les émotions reviennent aussi. Elles resituent le narrateur à l'époque où il les écoutait, enfant, puis jeune homme et adulte. Une évidence surgit : sa vie est jalonnée par les chansons de Julien Clerc. Déjà il s'était senti Ivanovitch et comme lui, il découvrira l'Amérique. Il la traversera en auto-stop, épopée mouvementée qu'il a relatée en 1993 dans son premier roman : "la Route, la Poussière et le Sable" (...)
Il dédicacera "Pour y voir Clerc" le lundi 24 au matin dans la librairie Bellotto à Saint Jean de Bournay. »