Les destinataires de « pour y voir Clerc » sont nombreux, mais au premier chef, puisqu’il s’agit
d’une autobigraphie, je m’adresse à mes proches, à ceux notamment qui ont traversé à mes côtés cette période des années 70… Lorsque j’ai écrit ces pages, je pensais bien évidemment à eux, à ce
que le destin leur a réservé… à la mort tragique de Guillaume, mon petit neveu, lui aussi victime d’un accident de la route.
On se souvient, j’ai dédié mon précédent livre le Ponton à Guillaume (qu’on relise l’article « la dédicace »
dans ce blog…) Et j’entretiens avec ma sœur, malheureuse victime, une complicité douloureuse à travers ces œuvres qui sont aussi, dans une certaine mesure le masque d’un échange.
Je publie demain son commentaire sur le livre (et là aussi, qu’on relise son beau témoignage dans ce blog à
propos de la lecture du Ponton…) et je le compléterai par une réponse.
Nouvel aménagement du blog
Over blog évolue et offre des options intéressantes. Les plus observateurs l’ont peut-être déjà noté, figurent maintenant dans la colonne de gauche « les liens », outre
la référence à des blogs que je recommande, les films auxquels vous pouvez directement accéder par le biais de « Daily Motion » : ainsi, directement à votre
disposition, des années de théâtre, de moments forts, de partage et de voyage… Clins d’œil en passant à tous ceux qui, avant de fréquenter ce blog, fréquentaient les coulisses de l’atelier…
Des précisions
Difficile de tenir une « genèse » quand on veut encore masquer le projet d’écriture. Disons
cependant dans un souci de précision et d’élaboration que j’ai bien avancé au cours des dix jours d’arrêt maladie et que mon récit se transforme.
Ce qui, au départ, se formulait plutôt comme une analyse prend la tournure d’une histoire à suspense : cela me permet de donner davantage de relief à mon idée de base et à imaginer une situation encore plus surprenante...
Ce qui, au départ, se formulait plutôt comme une analyse prend la tournure d’une histoire à suspense : cela me permet de donner davantage de relief à mon idée de base et à imaginer une situation encore plus surprenante...
Cheminement du travail d’écriture
J’ai indiqué récemment que j’avais mis en chantier un nouvel ouvrage. En général, je travaille beaucoup à partir
de mai-juin, quand la pression baisse dans les établissements. Mais des circonstances malheureuses (une mauvaise chute du haut d’une échelle) m’ont amené à exploiter une période
de « temps libre » (dix jours d’arrêt) pour commencer à me pencher plus sérieusement sur le projet. J’ai donc sérieusement repris la plume depuis le 15 janvier et je noircis
les pages.
Mon idée consiste à dresser une image de l’univers du collège et j’ai ces jours-ci occupé ma réflexion à définir
le personnage principal. J’ai bien avancé et je m’avance à présent vers la définition d’une intrigue…
Julien Clerc, chanteur pour femmes ou chanteur pour hommes ?
L’une des dernières réactions de lectrice m’amène à un retour et à une réponse… Cette lectrice se disait
étonnée de découvrir ces lignes d’hommage au chanteur écrites par un homme. Dans le livre, il y a Marco, le cousin qui habite à Metz et qui éprouve la même attraction pour Julien
Clerc. Insensiblement, il passe de Johnny Halliday (idole de son père) à Juju…
L’un des axes de « travail » dans ce livre qui s’efforce, comme son titre l’indique, à un
effort de lucidité, c’est précisément de comprendre pourquoi ce chanteur-là (et pas un autre) à un moment donné (janvier 1971), s’est imposé à ma jeune conscience (je n’étais alors qu’un
petit garçon insouciant, aimant les jeux et les confitures…) Et parmi ces raisons, j’ai trouvé que Julien, par ses textes et sa façon d’être, incarnait certaines aspirations
(masculines ?) : passion, goût de l’aventure, soif d’idéal, romantisme dans sa relation au monde et aux femmes (ce que j’ai retrouvé un peu plus tard à travers Souchon, « L’amour
1830 »…
Je me suis identifié à lui, j’ai laissé pousser mes cheveux, tapissé ma chambre de posters, me suis intéressé à la
poésie pour tâcher de comprendre ses textes, j’ai commencé à regarder les femmes autrement, à vouloir « la Californie », et là, on est dans le bouquin !