Je reviens sur la signature de samedi pour un coup de gueule. Je l’ai déjà dit, je ne suis
ni un vendeur, ni un « rabatteur » et j’estime que l’acte de produire un livre se suffit en soi… Mais il y a des moments où un auteur se montre, représente son livre, en parle avec le
public ou le lectorat. Si ces choses se font très bien depuis un certain temps sur la toile (en mails privés), elles se font aussi dans des lieux publics dans lesquels je me rends avec
méfiance.
Qu’advient-il dans une librairie quand personne ne vous a annoncé ? Et pire, quand des gens vous ont demandé un exemplaire
du livre (quand ils n’en ont pas perdu un premier) et ne se manifestent plus ensuite ? Vous êtes tenace, vous ne lâchez pas, vous téléphonez, vous retournez sur place :
« Monsieur est en rendez-vous, il vous rappelle, Monsieur est souffrant, Monsieur est indisponible, il vous recontacte… »
Je commence à croire le libraire. « Ils disent toujours la même chose ! Je commence à les connaître depuis 25
ans… » Mais je ne vais pas les lâcher, je veux au moins une explication et, diable, qu’ils me rendent les ouvrages !
Problème d'édition
Problème de publication ce matin. A résoudre dans la journée par over-blog !
Le train d’Ivanovitch
Parmi les épisodes qui m’ont permis de renouer mon passé au fil des chansons de
Julien Clerc, il y a celui de la période des trains.
Comme tous les gamins, j’ai eu mes périodes : « petits soldats », « insectes
du jardin », « voitures marques Solido ou Majorette », « trains électriques », « circuit 24 », « baby foot »… « Ivanovitch » parle
de train : « toujours la même ville, toujours la même gare »… J’ai donc éclairé cet angle-là en montrant pourquoi « Ivanovitch » m’a touché.
J’évoque aussi la silhouette de celui que je surnomme Ivanovich, l’ami de
mon père qui possédait un vrai train électrique et une gare de triage. Je me suis retrouvé confronté à cet univers-là dimanche dernier lors de la visite au musée des modèles
réduits à La Rochelle. Les formes des jouets ont, comme les airs anciens, quelque chose d’intemporel qui fait trembler le souvenir…
« Les frenchies »
Je ne sais pas si c’est dû à la « revitalisation » que crée le montage sur les States, (cf : lien
"film "route, poussière, sable" page de gauche) mais le livre « la Route, la Poussière, le Sable » continue de séduire les lecteurs et j’en reçois des témoignages nombreux. Ainsi ce
dernier commentaire qui m’est arrivé par voie postale :
« Le périple des deux frenchies aux States m’a énormément plû. La construction, l’idée de départ (la confrontation entre les vieux carnets de route et le voyage lui-même) sont très
originales et « bien suivies » tout au long du récit. »
La couverture elle-même, les deux tours jumelles rayonnantes d’ironie tragique, attire le regard des lecteurs.
J’en ai reparlé samedi encore lors de la signature de « pour y voir Clerc ». Mais « Pour y voir Clerc » n’était pas seul… j’aime venir entouré de tous mes ouvrages, qui
comportent tous une part vibrante de moi-même.
Projet APAC (2/2)
Pour envisager ma participation au projet APAC qui, comme je l’indiquais hier,
existe déjà au sein du collège, il me fallait proposer des choses. Le travail se fait cette année autour des « Fourberies de Scapin », et Molière semble incontournable…
Public de sixièmes, trop de raffinement chez Marivaux, trop d’absurde chez Ionesco, trop d’amour chez Shakespeare… Molière, c’est bien, c’est jubilatoire…
Oui, mais deux Molière, ça fait beaucoup ! Alors
quoi ? Vous me voyez venir ? Le répertoire de l’ex Atelier d’Expression Artistique bien sûr ! Autant que ça serve ! Pourquoi ne pas puiser dans la pièce la plus
accessible à des collégiens ? « Jack, on the route again » ?
L’idée plaît, encore faut-il « essayer le texte » en
sixième pour voir si ça fonctionne ! Et peut-être, le cas échéant, adapter certains passages, notamment ceux sur le sexe et la drogue. L’auteur ne m’en voudra pas si je
coupe allégrement !