Ivanovitch… Il y a la chanson et il y a le surnom dont j’affuble l’une des silhouettes de mon
enfance. Ceux qui ont lu « Pour y voir Clerc » connaissent le personnage. Il apparaît deux fois dans le récit, au moment où je découvre Ivanovitch à travers le motif des
trains et le moment où je découvre le disque « la Californie », à travers l’évocation de l’Alfa Roméo.
Comme un fait exprès, Alain, alias « Ivanovitch » est passé à la maison pendant cette période de fêtes.
Il est ému d’apprendre qu’il figure en si bonne place dans le récit. Nous déjeûnons ensemble, c’est l’occasion de relater les souvenirs et de départir la part de réalité et la
part de fiction.
Alain reparle d’Odile, l’une des grandes figures féminines qui traversent le livre. Elle était sa
fiancée en 68, j’ai un peu triché sur les dates mais pas sur l’impression forte qu’elle avait causée sur mon jeune coeur découvrant à cette époque (avec une certaine incrédulité,
il faut le dire !) la part de séduction dont étaient capables les femmes !
Les premières lignes
Je reviens rapidement sur le projet que j’évoquais avant-hier dans ce blog…
En ce qui me concerne, pour écrire les premières lignes, il faut avoir beaucoup mûri un projet et
avoir aussi traversé une période d’inquiétante dépression, comme s’il fallait loger dans ce creux là la matrice à venir… En tout cas, les signes avant-coureurs ne trompaient pas
et c’est à la date du 30 décembre, en fin d’après-midi que j’ai écrit les premiers paragraphes, sur une feuille volante (l’ordi portable étant momentanément inutilisable).
Je ne révèle encore rien de ce que j’ai en tête, mais la matière me tient à cœur et je l’aborde de
façon biaisée. Au fond, la forme que ce récit va prendre ne m’étonne guère car je l’avais anticipé suite à la lecture d’une nouvelle de Kafka… A suivre !
Parution de « Petite histoire du personnage de roman »
Cela faisait un moment que je guettais l’événement : j’ai reçu hier enfin, par une lettre de la
responsable de publication d’Ellipses, la notification de la parution officielle de la fameuse « Petite histoire du personnage de roman », ouvrage collectif qui
s’adresse en priorité aux lycéens de premières qui ont à plancher depuis cette année sur cette vaste question…)
On se souvient peut-être que j’ai consacré en son temps un certain nombre d’articles à
« la genèse » de cette œuvre. Rappelons que le projet remonte aux environs du mois d’avril et qu’il a fallu neuf mois ( !) pour le voir aboutir (méandres de la
coordination …)
J’attends donc d’un jour à l’autre l’arrivée dans la boite aux lettres de deux
exemplaires qui me sont gracieusement offerts.
Des projets...
Des projets ? C’est la question que m’a posée mon éditeur lors de notre entrevue à Lyon… Des projets… Ce blog
montre que mes grandes périodes d’écriture se situent entre avril et septembre et que le reste du temps est davantage consacré à la promotion de l’ouvrage en cours.
Entre septembre et mars, il me manque du temps… Et cependant… Dans ces périodes de vacances, je
cours beaucoup dans les collines iséroises. L’élargissement des horizons autorise la « divagation » nécessaire à la création. Des idées affluent pour une nouvelle
entreprise et un signe qui ne trompe pas, lorsque je cours, c’est l’impression d’une « piaillerie de phrases ».
Je ne révèle rien sur ce blog avant d’avoir fait le départ entre les différentes sollicitations et
avant d’avoir avancé dans le projet, mais disons que trois hypothèses s’offrent à moi en ce début d’année et je trouve que chacune d’entre elles mérite d’être analysée de près
tôt ou tard !
Laquelle aura la priorité ?
Les petites maisons d’édition : rencontre de l’éditeur à Lyon
Traditionnelle visite chez Aléas vendredi 28 à Lyon… L’occasion de retrouver les livres dans « leur écrin » et d’échanger quelques idées avec Maurice Glayman,
l’éditeur.
Les temps sont décidément difficiles pour les métiers du livre et tous ceux qui aiment la qualité.
La maison Aléas n’est pas aidée… Les vrais libraires disparaissent, les livres qu’ils publient ne sont pas sur les étalages… Prenons un exemple : quelqu’un passe commande,
coup de fil chez Aléas, commission, le livre arrive, est rangé dans un tiroir et le client repart, l’affaire est enlevée, quasi « sous le manteau »…
Ce qui se joue au grand jour, c’est le « tout marketing »… Pas moyen d’obtenir un soutien
quelconque, ni de la municipalité, ni de la surface de vente. La politique des libraires lyonnais est tournée vers les éditeurs parisiens, ce qui est un paradoxe quand on pense
qu’un éditeur situé au centre ville de Lyon pourrait être considéré comme un fleuron de l’identité lyonnaise… Pourtant, le directeur de collection ne manque pas d’initiatives
(une nouvelle collection vient d’être lancée sur le thème « pourquoi ? », et différents auteurs – philosophes en général – proposent à travers un ouvrage une réponse à un thème
qu’ils ont choisi)… La production d’Aléas est importante (il n’est qu’à voir le catalogue) et le site est très visité.
Face à cette situation déloyale, une part de l’avenir de la petite édition ne se joue-t-elle pas
sur la toile ? (témoin l’indice de fréquentation de nos sites et du blog). Une amélioration pourrait être apportée : celle qui favoriserait le paiement en ligne. Cela
faciliterait les transactions pour les lecteurs potentiels… C’est à voir…