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Préparation d’une séance de dédicaces

Publié le par Eric Bertrand

              Prendre son livre et en faire la promotion, c’est parfois comme prendre un baton de pellerin et avancer sur un sentier semé d’embuches… Non que je sois un doux rêveur, un illuminé marchant « sous le ciel muse et j’étais ton féal ! ». J’ai passé ce temps où je croyais que la parution d’un livre m’ouvrirait la porte dorée des librairies et des hauts-lieux du Livre.
              Simplement, début janvier, j’ai poussé la porte d’une librairie de La Rochelle pour y proposer une séance de signatures. Le directeur de la librairie m’a donné son accord de principe et je vais faire le nécessaire pour que tout se passe bien mais il a en même temps tenu à dresser un noir bilan de ce genre de démarche à notre époque.
               Le « happening signature » n’a plus l’impact qu’il avait dans les années 70. Nous sommes à une époque où les « people » ont tout banalisé et il me citait le cas récent d’un auteur rochelais très connu et très suivi dans la presse qui n’a réalisé que trois signatures lors de sa venue.
              Alors maintenant, je sais tout et je peux me préparer moralement à la déconvenue annoncée. Nous en sommes restés là. A suivre !
 
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Les autres chansons de Julien Clerc

Publié le par Eric Bertrand

        En réponse au commentaire récent de Fred qui s’inquiétait de savoir pourquoi des chansons comme « A chaque jour » ne figuraient pas dans « Pour y voir Clerc », je dois une petite explication. Magnifique chanson en effet que « A chaque jour »…
        Et il y en a beaucoup d’autres que j’ai dû « sacrifier » au moment des choix… Par exemple « Terre de France », « chanson pour mémère », « dans mon cirage », « Heureux le marin qui nage », « les aventures à l’eau », « barbare », « nouveau big bang », « le cœur volcan », « quatre heures du matin », « ballade en blanc », « Quand femme rêve », « des mots d’ailleurs », « Sonnez crécelles jouez violons »… La liste serait longue en 30 ans de chansons…
        Ma réponse est simple : je me suis limité en fonction de deux axes, d’abord la vraisemblance : le support fictif est, je le rappelle « une cassette C90 », 90 minutes de chanson et de mémoire, ensuite et surtout, j’ai voulu montrer dans mon choix que les chansons de Julien constuisaient un destin…
 
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Julien Clerc : concert à Brest

Publié le par Eric Bertrand

J’évoquais la venue de Julien Clerc à Brest et si je n’ai pas eu la chance d’aller le voir, deux de mes amies m’en ont fait un bon reportage que je mets en ligne avec leur autorisation (ainsi que leurs photos pour les fans !) Merci encore à Liliane et Nathalie ! 
 
Concert Julien Clerc
au Quartz de Brest le 19 janvier 2008,
tournée baptisée "Intimes"
 
Deux musiciens l'accompagnent, aux talents très divers, claviers, guitare, guitare basse, flûte etc. Lui-même au piano sur un "Bösendorfer"
 
Costume noir, sur une chemise noire ornée de broderies dorées, devant et sur le col. Longiligne et svelte, cheveux courts.
 
La salle : le grand théâtre du Quartz, rempli jusqu'au balcon du deuxième étage, 1500 personnes, tous âges, sans doute pas mal de soixantenaires, sa génération.
 
Il entame son concert par trois chansons d'Etienne Roda-Gil à qui il rend hommage
Il parsème son concert d'anecdotes : l'une sur Hair ; pendant qu'il enlève sa veste, il raconte qu'une femme lui a crié "à poil" et qu'il a répondu qu'il ne le faisait pas et qu'il ne l'avait jamais fait car pendant cette fameuse scène de Hair, où ses camarades, planqués sous la table recouverte d'un drapeau américain se déshabillaient, lui était dessus et chantait donc ne pouvait se déshabiller…; une autre sur Maxime Le Forestier qui dit toujours être beaucoup plus jeune que lui (ce qui est vrai… comme je l'ai vérifié, Juju est de 1947, Maxime de 1949), précise avant ou après avoir chanté une chanson que les paroles sont de Carla Bruni, mais c'était avant, dit-il… qu'il est content d'être à Brest (celle-là tout le monde le fait) mais rajoute que c'est parce qu'un grand navigateur, Francis Joyon, partage son hôtel, pense-t-il
 
Il chante, en version acoustique, et c'est formidable, This melody, Ma préférence, Femmes je vous aime, qui a attiré un cri dans la salle, nous aussi … Utile, Fais-moi une place, Les séparés d'après un texte de Marceline Desbordes-Valmore, précise-t-il, et beaucoup d'autres dont je ne connais pas le nom et rajoute plusieurs bis, dont évidemment Mélissa, accompagnés debout par presque toute la salle. Un courant passe, il fait chanter le public à plusieurs reprises et j'ajoute que le public chante presque bien… 
 
Beaucoup de plaisir. Il chante bien, joue excellemment du piano, possède une excellente diction, et ce genre de formation - trois musiciens, lui compris - est tout ce que l'on peut souhaiter. Une excellente soirée, d'où sont sortis des gens "épanouis et heureux"
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Du livre au disque

Publié le par Eric Bertrand

            Puisque l’acte d’écrire suppose une recomposition du réel, la situation du narrateur qui écoute la fameuse « cassette-madeleine » de Julien Clerc est imaginaire. Je n’ai pas écouté cette cassette un jour de déménagement comme je le prétends dans « Pour y voir Clerc »…
            Pourtant, les réminiscences qui accompagnent cette série de chansons sont vraies (pour la plupart !) Maintenant que le livre est sorti, que je suis soulagé, je me suis amusé à inscrire sur CD le contenu de cette cassette et voilà, pour ceux qui n’ont pas le livre, les perles qu’elle contient, dans l’ordre des chapitres : « Ivanovitch », « l’Eléphant est déjà vieux », « Adélita », « Zucayan », « Le Caravanier », « Sertao », « la Californie », « Cris, Tambours et masques de guerre », « Rolo le Baroudeur », « les Fleurs des gares », « Niagara », « Elle a au fond des yeux », « Le Patineur », « Des jours entiers à t’aimer », « La Fille de la Véranda », « Si tu reviens », « Ce n’est rien », « la Petite sorcière malade », « Yann et les dauphins », « La Veuve de Joe Stan Murray », « les Menhirs », « la Citadelle ».
            Ainsi Julien m’accompagne doublement en ce début d’année, par le texte et par les chansons. Parmi ces titres, s’il y en avait une que vous choisiriez, ce serait laquelle et pourquoi ?

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Julien Clerc à Brest

Publié le par Eric Bertrand

            Il chante « les menhirs » et « Quand femme rêve »… Avant, on le traitait de chèvre sans savoir que cette voix emportait vers un ciel plus bleu, tout au fond de l’horizon, « là-bas, vers Ouessant ».
           « Quand femme rêve un cerf-volant »…De ce côté du monde occidental où la mer cogne, coud et découd ses moutons blancs, jette des boucles de lichen en haut des mégalithes et fait monter le vol des albatros, il revient enfin…
           « Ne m’attends pas trop longtemps à l’ombre fraîche des menhirs, la lande restera la même avec fougères et bruyères… »… Je vous l’annonce, moi qui viens hélas de quitter la Bretagne, Julien passe à Brest aujourd’hui… Mais j’ai deux amies qui y seront et qui nous en rapporteront un reportage…

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