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Les propos de René

Publié le par Bertrand

Après l'interview, une fin de dialogue plus détendue avec René. Il a un rendez vous en début de soirée et nous allons au cinéma, mais il promet de nous rejoindre après, au restaurant "côté place". Dés 20h30 il est là et parle de tout. C'est un grand conteur.

Il évoque ses débuts avec "les chemins noirs" et la première télé aux côtés de Michel Pollac, emballé par le roman. Ses appuis qui lui ont permis de vendre immédiatement 150000 exemplaires. Ses salons du livre et les gens curieux qui viennent lui rendre visite, s'apitoyer sur son sort ou lui conseiller d'aller voir un psy "parce qu'il est malheureux", la beauté des femmes, les humeurs de maîtresses extravagantes, les confidences de bistrot du temps où il a été barman, les états d'âme de prisonniers, les débordements érotiques de leurs maitresses, les détraquements au sein de l'asile psychiatrique dans lequel il a travaillé, les relations avec sa fille...

Vers 23 h00 nous nous donnons rendez vous demain matin, pour le café, et il nous remet un ouvrage traduit en italien : "l'estate", son dernier roman. Je lui remets mes "nouvelles pour l'été." Il les commence dés ce soir et m'en parle demain...

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 Chez René à Manosque

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On ne s'endort jamais seul

Publié le par Bertrand

Deuxième sujet de l'interview : le livre "on ne s'endort jamais seul". Roman noir à dominante autobiographique (ce qui est une constante chez René Frégni qui parle d'une "dialectique permanente entre le vécu et le fictif "qui est à la base de tous ses livres).

Le personnage principal est un postier qui vit avec sa fille (7 ans), son idole. Un jour, à  la sortie de l'école, la petite fille disparaît et commence alors une effroyable descente en enfer dans les milieux louches et sordides de Marseille.

Livré à son seul désespoir, le héros trouve un allié dans sa quête : un caïd qui l'aide à repérer les gens les plus suspects...

René évoque un Marseille qu'il connaît bien ainsi qu'un milieu qu'il côtoie au cours de ses ateliers d'écriture à la prison. Selon son propre aveu, il doit beaucoup à ces prisonniers qui nourissent son inspiration et qui sont ses premiers lecteurs...

L'interview n'est pas le seul moment fort de la rencontre. J'évoque la suite demain.

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Café que fréquente l'écrivain pour "un petit noir" !

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l'interview de René Frégni

Publié le par Bertrand

Au quatrième étage de son immeuble donc, face à la terrasse qui donne côté place, après avoir savouré un jus de cerise préparé par ses soins, René se livre à l'exercice de l'interview filmé...

D'abord, c'est l'évocation de la mort de sa mère, personnage lumineux à qui "elle danse dans le noir" est consacré. Beaucoup d'émotion et de vérité dans ses propos qui soulignent la cruauté de la séparation entre le fils chéri et la mère. Fils écorché vif, d'autant que sa femme venait juste de le quitter. Contraste étonnant entre cette mère qui s'éteint et cette fille qu'il vient d'avoir et dont il s'occupe avec émerveillement. Marilou, quelques mois à peine...Tout le récit est structuré autour de cette opposition entre l'épuisement et l'éveil, la détresse et l'espoir...

Les photos de Marilou sont dans la cuisine, c'est une grande jeune fille qui a quatorze ans et qui vit avec son père une partie de la semaine. Un espace de la véranda qui donne côté place est aménagé en chambre à coucher. Un doudou est posé sur l'oreiller. Marilou revient samedi et participe à la tournée de dédicaces qui commence sur la Côte. Son père peut s'occuper d'elle toute la journée et lui faire profiter de chaque étape prévue à Saint Tropez, Cannes, Antibes...

La deuxième partie de l'interview porte sur "on ne s'endort jamais seul"...

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Prendre un verre avec René

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Chez René Frégni

Publié le par Bertrand

La rencontre avec un écrivain, surtout lorsque ce dernier est sympathique est toujours un moment stimulant. Cet écrivain est René Frégni, il est en général qualifié d'écrivain de roman noir ou de polar... Je l'ai rencontré au Festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo et ma classe de seconde avait beaucoup apprécié son intervention à propos des "Chemins noirs". Ensemble, nous avions pris un café et sympathisé.

L'idée de travailler sur deux de ses oeuvres m'est venue cet été, les élèves étant en général demandeurs de littérature contemporaine. Ce sera avec les secondes "on ne s'endort jamais seul", et avec les premières, "elle danse dans le noir". J'ai donc relu ces deux oeuvres afins de lui proposer une interview lors de notre rencontre à Manosque.

Il faisait un beau temps clair, la place sur laquelle il habite sent bon le marché aux fruit s et le café. C'est le coeur de Manosque. Des marchands de melons et de pêches, le matin, et l'animation des petits cafés et du restaurant "Coté Place" que tenait l'associé de René avant ses déboires avec la justice... René qui intervient en tant qu'animateur d'atelier d'écriture à la prison des Baumettes, s'était associé avec un ex-truand sorti de prison et ce dernier a été rattrapé par son passé (l'écrivain a lui-même été entrainé dans le tourbillon kafkaïen de la justice et vient à peine de s'en tirer la tête haute)... Cet épisode très douloureux est relaté notamment dans "Lettre à mes tueurs".

Voilà pour l'ambiance. Il habite au dernier étage d'un vieil immeuble à quatre étages et son appartement donne sur les toits de Manosque d'un côté (un scénariste de "Hussard sur le toit" est venu travailler ses plans chez lui), et de l'autre, côté place... Après avoir évoqué "l'affaire" dont René vient enfin de s'extirper mais qui le laisse marqué au vif, nous avons réfléchi sous l'oeil de la caméra à propos de ses deux ouvrages, j'y reviens demain.

 
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Editeurs et coquilles

Publié le par Bertrand

Les dernières coquilles corrigées grâce au regard avisé de notre complice de scène... Cette fois, c'est bien fini pour le double texte, le temps des éditeurs est arrivé...

Le travail sur le théâtre en présence d'étudiants étrangers est entre les mains des responsables d'Ellipses qui, en ces temps de rentrée, m'ont prévenu d'un léger différé, quant au "ceilidh", j'envisage de l'envoyer d'abord à Aléas, pour la qualité de leur réalisation et la fidélité de nos relations... En même temps, certains amis me conseillent de l'envoyer aussi pour des raisons de diffusion à un plus grand éditeur de théâtre : Lansman, éditeur installé en Belgique...

En attendant la rentrée scolaire et la prise de contact avec mes futurs comédiens, dans les jours qui viennent un petit retour sur l'un des moments forts de cet été : la rencontre à Manosque d'un écrivain que j'apprécie : René Frégni...

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Quelque part près de Manosque

 

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