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Quatrième de couverture

Publié le par Bertrand

Voici le projet de quatrième de couverture pour "le ceilidh".

"L’histoire se passe dans le nord des Highlands d’Ecosse. Le grand metteur en scène et auteur Ronald Mac Donald qui vient de connaître un immense succès pour son interprétation du « Macbeth » de Shakespeare entraîne sa troupe dans une nouvelle aventure théâtrale dont il a conçu le diabolique scénario.

 


        
Châteaux hantés, sorcières et green lady composent les éléments légendaires de l’histoire locale dont il s’inspire pour attirer ses comédiens dans un jeu où la réalité finit par rattraper la fiction. Les héros jouent la tragédie de John Sinclair, agonisant dans son cachot de Girnigoe, celle de la princesse Fiona qui se jette du haut de la tour d’Ackergill, mais ils pénètrent aussi dans un périmètre marqué essentiellement par le tragique.

 

    

 

         Cet ouvrage propose une double variation sur ce thème : une version spécialement pensée pour la scène, et, pour un autre éclairage, une version narrative."

Demain, la couverture. 

 

 

 

 


 


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Manosque de Frégni : enfer et paradis dans la chapelle de Manosque

Publié le par Bertrand

Le public aime le noir, le pulsionnel, l'obscur... L'exemple proposé par René à l'appui de sa thèse c'est celui de cette chapelle de Manosque décorée par un artiste local : deux tableaux dans cette chapelle. L'un figure le paradis avec les anges, la béatification, l'eau de rose... L'autre figure l'enfer avec des démons, des langues de feu, des gestes obscènes, des sexes en érection, des cabrioles à la Jérome Bosch... C'est toujours vers ce côté là que se tournent les visiteurs. Le rose ne les intéresse pas...

Quand j'ai dessiné mon personnage de Ronald Mac Donald, peut être ce discours m'a-t-il influencé dans la mesure où j'ai choisi de faire de lui un personnage trouble, à la fois veule et cruel, séducteur et vaniteux... La scène de la lande avec Heather est explicite : il a envie d'elle, il la regarde avec un désir cuisant, il se jette sur elle et la viole... Dans le récit (pas de scène de viol au théâtre!), toute la description de la scène part de ce regard du mâle sur la victime un peu innocente qu'est Heather.

Voilà pour René.

Je reviens demain sur la question de la préparation du livre et les derniers éléments qui s'ajoutent...

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L'avis de Frégni sur "nouvelles pour l'été"

Publié le par Bertrand

Rendez-vous au café. C'est le petit matin; les marchands de fruits sont installés et les habitués sont installés à leurs tables. Il fait un bon 20°. Le soleil filtre à travers les branches des marronniers. René arrive fraîchement rasé, commande son café.

Il a lu les quatre premières nouvelles du recueil, il a beaucoup aimé le style, apprécie son côté "ciselé" et sans fioritures, l'emploi du présent... A son goût, il manque de la noirceur. Ce dont je conviens car c'est dans la structure même du recueil : les premières nouvelles sont du côté de l'éblouissement du jeune été, puis les choses s'enveniment par la suite et le lecteur pivote du côté des canicules et des orages...

Il va lire les autres et m'écrira ce qu'il en pense. En tout cas, c'est  l'occasion d'aborder avec lui la question de la noirceur, du pulsionnel à l'intérieur du récit... La part que l'écrivain peut donner aux sourdes pulsions du sexe... Et effectivement, dans ses ouvrages, la présence du désir et du rapport au sexe est omniprésente : exemple de l'ouvrage "la Tendresse des loups" ou "l'été".

Est-ce son influence, mais cela rejaillit dans "le ceilidh" quelques jours plus tard, au moment où je me suis relancé dans l'écriture. Je reviens sur cet épisode demain, pour le situer dans le sillage de cette rencontre.

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Les propos de René

Publié le par Bertrand

Après l'interview, une fin de dialogue plus détendue avec René. Il a un rendez vous en début de soirée et nous allons au cinéma, mais il promet de nous rejoindre après, au restaurant "côté place". Dés 20h30 il est là et parle de tout. C'est un grand conteur.

Il évoque ses débuts avec "les chemins noirs" et la première télé aux côtés de Michel Pollac, emballé par le roman. Ses appuis qui lui ont permis de vendre immédiatement 150000 exemplaires. Ses salons du livre et les gens curieux qui viennent lui rendre visite, s'apitoyer sur son sort ou lui conseiller d'aller voir un psy "parce qu'il est malheureux", la beauté des femmes, les humeurs de maîtresses extravagantes, les confidences de bistrot du temps où il a été barman, les états d'âme de prisonniers, les débordements érotiques de leurs maitresses, les détraquements au sein de l'asile psychiatrique dans lequel il a travaillé, les relations avec sa fille...

Vers 23 h00 nous nous donnons rendez vous demain matin, pour le café, et il nous remet un ouvrage traduit en italien : "l'estate", son dernier roman. Je lui remets mes "nouvelles pour l'été." Il les commence dés ce soir et m'en parle demain...

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 Chez René à Manosque

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On ne s'endort jamais seul

Publié le par Bertrand

Deuxième sujet de l'interview : le livre "on ne s'endort jamais seul". Roman noir à dominante autobiographique (ce qui est une constante chez René Frégni qui parle d'une "dialectique permanente entre le vécu et le fictif "qui est à la base de tous ses livres).

Le personnage principal est un postier qui vit avec sa fille (7 ans), son idole. Un jour, à  la sortie de l'école, la petite fille disparaît et commence alors une effroyable descente en enfer dans les milieux louches et sordides de Marseille.

Livré à son seul désespoir, le héros trouve un allié dans sa quête : un caïd qui l'aide à repérer les gens les plus suspects...

René évoque un Marseille qu'il connaît bien ainsi qu'un milieu qu'il côtoie au cours de ses ateliers d'écriture à la prison. Selon son propre aveu, il doit beaucoup à ces prisonniers qui nourissent son inspiration et qui sont ses premiers lecteurs...

L'interview n'est pas le seul moment fort de la rencontre. J'évoque la suite demain.

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Café que fréquente l'écrivain pour "un petit noir" !

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