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La bohème de Charles Aznavour

Publié le par Eric Bertrand

Tu chantais pour ceux de la bohème qui sont de la patrie de Rimbaud, ceux dont l’auberge était à la Grande Ourse, sous un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, récitant des vers assis autour du poêle en oubliant l’hiver. Tu chantais l’humanité, les enfants d’Arménie, les homos comme ils disent, les marins quand on parle de filles et d’amour un verre à la main, les comédiens… Avec tes chansons, ces « plaisirs démodés », débarbouille ce gris et emmène-nous au bout de la terre.  

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Ecrire 1984 en 2018 sur l'île de Jura en Ecosse...

Publié le par Eric Bertrand

Loin des écrans de smart phones, des tweet et des fake news des Big Brothers et des autres, pour fermer ses oreilles au vacarme du novlangue et à toutes les âneries d’une société qui ressemble plus à 2018 qu’à 1984, Georges Orwell se retire dans une ferme de Jura, ferme des animaux que ne fréquentent que les troupeaux de chevreuils et les grands cerfs en liberté. Il y écrit « 1984 ». En 2018, il nous invite toujours en Ecosse pour retrouver les choses authentiques.

Ecrire 1984 en 2018 sur l'île de Jura en Ecosse...

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De la chlorophylle de « la Californie » aux « Bassins de chlore »

Publié le par Eric Bertrand

Parmi les premières chansons de Julien Clerc que je découvrais après 68, il y avait « la Californie » qui me parlait de Dylan, de Jack London et de Jack Kérouac, des plaines d’exil du Sertao et des « grands mouchoirs » des Niagara Falls.

Les « chemins picotés par les blés » de Rimbaud, de Whitman, « les pistes des savanes » des beatnicks et des hippies étaient envahis d’insectes et de fleurs sauvages qui fleuraient bon la Liberté, « tous les parfums de la Chine et tous les Japons dorés »… et « Let the sun shine ».

        Julien chante encore en cette année si particulière de ses cinquante ans de carrière. Et il accompagne toujours notre époque,  « Son tintamarre », ses portes qui se ferment, ses murs qui s’érigent, ses acides à la biodiversité, ses « plages qu’on privatise »… Il redit « ce monde glacé de solitude » et dénonce ces « bassins de chlore » au fond desquels, c’est une chance, ne tombent jamais ses chansons chlorophylles.

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Prochainement : le Sang d'Ossian, dans les genres polar et fantastique...

Publié le par Eric Bertrand

Début de l’été. Série de meurtres dans des endroits reculés et sauvages des Highlands d’Ecosse. L’inspecteur Mackintosh mène l’enquête…Tous ces crimes ont au moins quatre points communs : leur date (le jour du solstice), leur atroce mise en scène, la nationalité des victimes et leur relation à l’Histoire des Highlands …

De la légendaire île de Skye aux rivages du Caithness et du Sutherland, et des montagnes de Glencoe aux rochers des îles Orcades, l’enquête tisse des liens ténus et entraîne le lecteur au fil d’un voyage saisissant.

Polar; Ecosse; Highlands
Polar; Ecosse; Highlands

Polar; Ecosse; Highlands

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Sous mon arbre et Julien Clerc auprès de son arbre

Publié le par Eric Bertrand

Avec cette chanson à propos d’arbres et de « jolies choses », Julien chante sous l’ombre de Brassens. Et le clip balance doucement l’impression de légèreté et de beauté.

Dans la grande prairie et parmi les hautes herbes, des enfants sortis des tableaux de Renoir ou de Monet courent au ralenti et se tiennent la main, se laissent tomber dans l’herbe tendre, regardent le ciel et on les serre dans nos bras.

C’est le déjeuner sur l’herbe sous le grand soleil et les ombrelles, la chair rose des enfants, cerises que l’on croque, assaisonnées de « larmes sucrées ». Les petites filles tapent dans leur mains et la ramure remue dans son extase un frisson de robe papillon sur une balançoire. Elles voltigent beaucoup plus haut que les adultes et écoutent des choses qu’on n’arrive plus à entendre.

Et tout en-dessous, les notes d’un piano naufragé figées dans l’air léger respirent sous l’ombre des grands arbres. Le tronc énorme qu’on enlace, c’est le temps et son éphémère mélodie. Il improvise tout un solfège de notes palimpsestes, des notes qu’on voudrait retenir. Et le crayon de l’artiste court sur le pupitre, dessine sur le bois des titres de chansons qui « ont fait monter la sève » et qui font encore grimper aux arbres comme à dix ans.

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