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Dernier arrêt avant l’automne de René Frégni. Le craquement des feuilles..

Publié le par Eric Bertrand

Ecraser les colimaçons comme autant de mots dont on voudrait extraire la moelle pour les entendre chanter. Ecouter le vent, les souffles et la voix intérieure qui fait l’écho de la mémoire. Retrouver les silhouettes disparues, la mère du narrateur qui continue à danser dans les livres, la lumière et le noir à Marseille, la petite maison au bord de la Durance…

Dans ce dernier roman de René Frégni, l’intrigue tourne autour d’un vieux monastère perdu dans les collines aux alentours de Manosque. Mais le narrateur, improbable gardien de ce monastère, ne s’y penche pas pour prier mais pour ramasser les champignons et s’émerveiller de la beauté du monde. Car il s’agit avant tout pour l’auteur d’interroger le monde et de chercher inlassablement la mécanique de l’écriture comme on fait tourner le moteur d’un solex...

Tous ces rouages, cette rumeur qui emplit les livres de Frégni sont intimement attachés à l’univers du polar noir. Et même si (ce sont les lois du genre) il amène toujours son lecteur au seuil de l’horreur et de la barbarie, il privilégie toujours les moments de méditation et de contemplation. Et, s’il suit les pas du diable (qui, comme le rappelle Dostoïevski cité en exergue, habite l’homme et tue l’innocent), le lecteur suit aussi le romancier et redécouvre en sa compagnie les plaisirs simples, ceux qui sont bons pour la planète, la marche à pied, la tasse de café, le verre de Côtes du Rhône qui sent bon la caillasse et qui facilite l’effroi.

Dernier arrêt avant l’automne de René Frégni. Le craquement des feuilles..

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Représentations de la Green Lady

Publié le par Eric Bertrand

L'une des représentations de l'atelier de la MDL devant les lycéens au lycée Vieljeux.

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Poésie et biodiversité

Publié le par Eric Bertrand

Baudelaire voyait « un hémisphère dans une chevelure » 
et des « verts tamariniers » 
dans le sein de sa maîtresse. 
Rimbaud « embrassait l’aube d’été » et sentait 
« les gouttes de rosée à son front 
Comme un vin de vigueur »... 
Pour ces deux poètes et pour beaucoup d’autres, 
il y a de la sensualité dans la nature 
et de la biodiversité dans la femme aimée. 
A leur façon, ils disaient déjà à leur façon et à leur époque
 de préserver la planète pour continuer à s’émerveiller. 
Et comme l’écrira un peu plus tard Paul Valéry, 
« Patience, patience, patience dans l’azur, 
Chaque atome de silence est la chance d’un fruit mûr »

 
Nature; biodiversité; poésie

Nature; biodiversité; poésie

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Notre Dame de Paris en flammes...

Publié le par Eric Bertrand

Notre Dame de Paris; Hugo; Esméralda

Notre Dame de Paris; Hugo; Esméralda

Notre-Dame est en flammes et derrière le masque de sa souffrance, Quasimodo sonne toutes les cloches et les bourdons. Et la rumeur d'enfer se répand aux alentours.

Notre-Dame est en flammes et dans son ventre malade tourne le sinistre Frollo. Son œil s'est allumé et toute sa chair brûle.

Notre-Dame est en flammes, il regarde danser la bohémienne Esmeralda avec son corps de salamandre.

Notre-Dame est en flammes et le volcan Victor Hugo vient une nouvelle fois de s'éveiller...

 

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"La Green Lady" sur la scène de Mimésis

Publié le par Eric Bertrand

Soulevons un coin du rideau pour un petit extrait de "la Green Lady" jouée pour la première fois mardi soir.

L’ouvrage est une pièce de théâtre de type tragique. Elle met en scène des comédiens qui jouent une pièce dans une pièce : la plupart de ces comédiens ont déjà joué dans Macbeth et leur metteur en scène, le vaniteux Ronald Mac Donald, les manipule dans une nouvelle tragédie intitulée la Green Lady qui se déroule dans le nord de l’Ecosse. Il sert ainsi ses intérêts personnels, ce qui ménage un effet de surprise final…
La Green Lady permet de revisiter Macbeth, de plonger dans l’univers sombre et légendaire de l’Ecosse et d’explorer certains penchants noirs de l’âme humaine sans pour autant en oublier les bouffonneries.

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