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Rimbaud et la météorite des Ardennes

Publié le par Eric Bertrand

« Des cieux délirants ouverts au vogueur », parmi les « étoiles au ciel », une météorite de 364 kilos a fait son « doux frou frou » en Forêt de Mont-Dieu, dans ces Ardennes si impatiemment sillonnées par le jeune Rimbaud. C’était en 2010. Le fulgurant corps céleste a fini sa course sur « la route du bois » au moment où « les ailes se lèvent sans bruit » et où « les pierreries regardent ».

Peut-on vendre aux enchères « la déesse » ? Qui peut ramener dans sa poche ou dans son jardin « son immense corps » ? « Le meilleur, c’est un sommeil bien ivre sur la grève »…

Aussi abrasive que « l’air marin », elle a d’abord tiré la « planche folle, escortée des hippocampes noirs » en direction de « la plage armoricaine ». Elle l’a fait accomplir sa rotation du côté des « forêts, soleils, rives, savanes », dans ces « déserts où luit la Liberté ravie », puis elle a jeté « l’éphémère citoyen d’une métropole crue moderne » dessus « la pente du talus », sur « un gradin d’or », parmi « les disques de cristal » et les « herbages d’acier et d’émeraude ».

Elle a passé, « génie au dégagement rêvé », dans le ciel « infusé d’astres ». Jaillie du fond des « cieux ultramarins » et tannée par des « climats perdus », elle a « dévoré les azurs verts » et brûlé les poumons. Creusé un grand trou rouge dans « le bois de lauriers ».

Et « fileur éternel des immobilités bleues », « l’homme aux semelles de vent » continue de sommeiller « d’un sommeil bien ivre » dans son « trou de verdure ». La magie appartient à la forêt des Ardennes, ne levons pas les voiles...

Rimbaud;Ardennes

Rimbaud;Ardennes

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Deux Amériques

Publié le par Eric Bertrand

J’ai repris les anciennes photos du tour des USA en stop sur lesquelles il y avait eu un premier clip toujours disponible sur mon site, et j’y ai associé de nouvelles chansons… L’occasion de revenir sur cette incroyable aventure dans une Amérique si éloignée de celle de Trump et beaucoup plus proche de celle de Kérouac, London et Whitman… Tels sont les thèmes "Taper la route"...

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Rimbaud rising for the climate with Greta

Publié le par Eric Bertrand

C’est le jeune Rimbaud qui fugue avant toi dans la lumière. Avec lui, tu marches pour le climat et tu veux embrasser l’aube d’été car rien ne bouge encore au front des palais.

Les camps d’ombres et de Petits Poucets rêveurs ne quittent pas la route du bois. Á l’aube, ils soufflent sur les écrans, réveillent les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardent et les ailes se lèvent sans bruit.

Votre première entreprise est de retrouver dans les sentiers emplis de frais et blêmes éclats, des fleurs et des millions de papillons qui vous disent leurs noms. De rire au soleil blond qui dénoue ses cheveux à travers les sapins. De reconnaître la déesse à la cime argentée. Et de lever un à un les voiles en agitant les bras.

Elle est belle, elle est pure et transparente. Par les plaines et les campagnes, dénoncez-la aux coqs. Á la grand’ville, où elle fuit parmi les automobiles et les vapeurs d’essence. Trouvez-lui le bon climat et chassez-la comme un mendiant sur les quais de marbre et de fumée. En haut de la route, près d’un bois de lauriers, entourez-la avec ses voiles amassés. Vous sentirez un peu de son immense corps.

L’aube et les enfants tomberont au bas du bois.

Au réveil il sera trop tard.

Rimbaud; Nature; Marche pour le climat

Rimbaud; Nature; Marche pour le climat

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Autre planète pour la valise Petit Prince

Publié le par Eric Bertrand

Plongée dans les Highlands d'Ecosse... Sous forme de fable, voyage en images.

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Le chant de l’arbre amazonien

Publié le par Eric Bertrand

J’étais un bel arbre tout chargé d’oxygène et de lumière

Je ne suis plus qu’un bûcher de carbone et de nuit.

Mes racines à l’aube plongeaient dans l’argent des rivières,

Mes ramures brillaient de l’or du crépuscule.

 

J’étais un bel arbre tout chargé d’oxygène et de lumière

Je ne suis plus qu’un bûcher de carbone et de nuit.

Sous mon tamis de feuilles, je filtrais la fraîcheur et la vie.

Les Indiens m’adoraient, les enfants se doraient à ma sève.

 

Animaux, muses et cabanes grimpaient à mon tronc,

Secouaient les essences, les mines et les dessins.

Mais les chercheurs d’or, les faiseurs de feu ont brûlé mes branches,

Les marchands de soja ont soufflé dans mes bronches.

 

Et je souffre et je sue,  je saigne et me recroqueville.

Le soleil cuisant sur mon front est une vrille.

J’ai du mal à respirer, j’ai du mal à souffler.

Mes lumières pépites ne coulent plus en filon.

 

Je vais sans doute être opéré. Négligence des humains, et mauvais soin !

Je n’aurai plus qu’un poumon dans mon écrin :

« Ablation du poumon vert » disent vos médecins.

Ma forêt redoute l’éventail de vos mains.

Amazonie; arbre

Amazonie; arbre

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