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A propos de Julien Clerc

Publié le par Eric Bertrand

Dans le prolongement de mon ouvrage "Pour y voir Clerc", je propose des chroniques courtes à partir de chansons de Julien Clerc qui ont marqué ma mémoire. Voici le premier épisode...

Adelita

J’ai seize ans. Je regarde les westerns macaroni. J’aime les amitiés viriles du collège, les trains blindés, les divisions, la tequila et je crache sur l’English. J’écoute Adélita. La voix de Julien est frémissante, comme le corps d’Adelita que j’imagine du haut en bas. Je me sens des mitrailleuses Morris dans les veines.

Je fais ma rentrée au lycée, certaines filles portent parfois des ponchos, Pancho Villa, et des fleurs dans les cheveux ! Mon cœur est une sierra dévastée. Il s’est mis à danser, à chanter, à sauter. C’est fou ce qu’une fille peut faire avec ses petits bras... J’habite la campagne. Je me sens vacher, paysan insurgé. Je ne suis pas encore entré à Chihuahua.

Avec Brassens, jusqu’à quinze ans, je pendais tous les notaires, les curés et les propriétaires et voici que moi aussi j’agonise. J’ai trouvé mon idole.

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Merde à Vauban !

Publié le par Eric Bertrand

Avec le temps Léo, tu t’en vas pas et c’est extra !

Et pourtant, avec le temps, tu as raison tout s’en va ! Monsieur William, Mister Georgina, Ludwig, les anarchistes, Kristie et Pépé, « dans les ascenseurs camarades ! »

Avec le temps, tout s’en va… Les robes de cuir, « comme un fuseau », les jolies mômes, les the nana, avec « des p’tits yeux doux »… « Pour tout bagage on a vingt ans », « les bateaux et les filles, ça fait bien des chichis ! »

Avec le temps, tout s’en va… La solitude, la vie d’artiste, la mélancolie… « Albatros à chaine et à guêtres, cigale qui claque du bec, tu meurs de la fonction urbaine… Quand le flic t’engueule et qu’il ne sait pas que tu le dégueules en rentrant chez toi » !

Avec le temps, tout s’en va… L’oppression, l’affiche rouge, les dieux, les maitres, « ces yeux qui te regardent et la nuit et le jour ».

Avec le temps, tout s’en va… « Rue Soufflot, les vitrines font la gueule, sans un mot, j’me débine, j’ferme ma gueule »…Toutes les fortifications du temps, « Ce Boulmiche d’autrefois », le quartier latin, Paname, « tous ses poulets, toutes ses autos », les chevaux de la mer, comme à Ostende, et puis « en Bretagne y’a toujours la crêperie d’à côté et un marin qui t’file une bonne crêpe en ciment tellement il y a foutu des tonnes de sentiments ! » Merde à Vauban !

Avec le temps, tout s’en va… Avec le temps, tout s’en va… mais pas toi Léo !

« Tu sors dans la rue tes mots pour prendre l’air, avec, dans le museau, la fidèle lumière » !

Pas toi, Léo, ni la mémoire et la mer, ton bateau ivre à toi ... « Sprint gagné sur l’écume, tu es le fantôme Jersey, celui qui a la marée dans le cœur et qui vient lancer la brume en baiser »… Et merde à Vauban !

Ferré

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Interview le coffre de Rimbaud (6/6) La place de la poésie

Publié le par Eric Bertrand

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Interview le coffre de Rimbaud (5/6) A Roche

Publié le par Eric Bertrand

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Interview "le Coffre de Rimbaud" (4/6) Lecture d'un extrait

Publié le par Eric Bertrand

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