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Nouveau livre en vue au sujet de Kérouac

Publié le par Eric Bertrand

 

 

 

                  Pour la reprise de cette période du blog, je réponds sans tarder à la curiosité de ceux qui se sont demandé ce que je « mijotais » dans mon article de départ où j’annonçais un nouveau livre sur Kérouac...

                Dans le cadre de l’objectif théâtre de cette année et encouragé par l’enthousiasme des comédiens et du metteur en scène, j’ai décidé de réécrire la pièce « Jack on the route again » qui présentait de nombreux défauts (notamment ceux de l’atelier d’écriture et des longueurs diverses) et je voulais supprimer des personnages, en rajouter d’autres en liaison avec les « demandes » de la troupe...

                Comme nous jouons tôt, il m’a paru essentiel de terminer l’écriture pendant ces vacances. J’ai donc profité d’une période très dense (et d’une « retraite » bretonne propice à la création) pour terminer. La nouvelle version s’appelle « Jack Kérouac, sur la route et sur les planches » et n’a plus grand-chose à voir avec la précédente ! La pièce est beaucoup plus courte et s’inspire davantage de l’univers de Kérouac même si elle reste une adaptation plus libre. L’éditeur, Alter, se dit intéressé par le projet...

                Je reviens sur l’aspect mise en scène demain.

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Article du mois : relecture du « Vieux saltimbanque » de Baudelaire : les livres qui ne jonglent plus...

Publié le par Eric Bertrand

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Au milieu de la fête, des coups de cymbale et des flonflons, isolé de l’autre côté de la rigole et ne rigole pas, tel le vieux saltimbanque de Baudelaire, le vieil écrivain est tassé sur sa chaise. Le visage porte une blessure. Son beau regard est un peu humide, les mains tremblent, le stylo est tombé. La foule des badauds passe : même passivité, flux continu, docile, insatisfait.
                Les livres sont là, au stand, sur un coin de gondole, figés dans le marbre des mots. Il les a pourtant fait danser, tournoyer, sauter sur ses genoux. Ils sont devenus grands, sérieux, puis un jour, rigides, de plus en plus rigides, ils ont fini par tomber, raides.
                Désormais, ils gisent sous la dalle et le vieux saltimbanque les veille encore. Il rumine, palpite sur son siège, se dit que ses livres sont toujours beaux, jamais évanescents. Au contraire, l’encre sur la page blanche réalise le paradoxe de leur « spiritualité ».

 

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Demandez le programme !

Publié le par Eric Bertrand

Voyage bretagne Toussaint (101) [1600x1200]

 

               De retour sur ce blog, voici un aperçu de ce qui ca l’alimenter. Après l’article du mois dernier, des nouvelles de l’ouvrage que j’ai en chantier d’abord, puis une chronique sur le film « Dans la maison » vu le premier jour de vacances, puis des articles sur le roman arthurien (à la lumière de mon voyage en Bretagne la semaine dernière) ou encore sur l’accueil prochain d’un écrivain dont je travaille l’œuvre avec mes élèves de premières.            
                Une réflexion sur « la Peste » de Camus puisque nous assisterons à une captation de la pièce inspirée du roman (en présence du réalisateur et acteur : Francis Huster), une réflexion sur la pièce de Goldoni « la Locanderia », que je vais voir avec mes élèves au second trimestre...
                Bref, beaucoup de choses, sans oublier le fil de l’inattendu... Bonne rentrée !

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Pause et projets à nourrir

Publié le par Eric Bertrand

Retour de croisade

          Après ces quelques semaines chargées, une petite « vacance » dans ce blog, le temps de reprendre de l’énergie et de l’air du côté de la Bretagne et de Kérouac. En effet, je vais, sur le terrain même enrichir le cours de littérature et société dont je livre certaines parcelles dans ce blog.
Et puis également, et j’y reviendrai à la rentrée, me lancer dans l’écriture d’une nouvelle version de Jack Kérouac, prochain livre à paraitre chez Alter courant mars dirons-nous !
Bonnes vacances en attendant !

 

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Peloton du Tour de France et Légende maillot jaune

Publié le par Eric Bertrand

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Le verdict est tombé, un peu de la même façon qu’un jour dans le Tour, il était tombé du haut de son vélo impérial. Le lumineux juillet est passé... Passé, en même temps que les tournesols et les maillots jaunes, froissés, tabassés sous le cycle de l’été. C’est déjà le tournant mélancolique après l’ultime sprint des Champs-Elysées et la sentence couperet de l’UCI. La voix de Jalabert, de Brouchon ou de Godart et le micro des légendes continue cependant de vibrer... Le tour comme épopée... les derniers discours, les promesses de transparence et les perspectives immaculées pour l’année à venir et puis l’engourdissement des mois d’automne.

              C’est le moment où « l’Aigle de Tolède » prend son envol, dans le soir qui tombe... le ciel est presque noir. « L’Extra-terrestre » plante son « Espada » tout au fond du rocher et « le Cannibale » s’endort près du torrent, le ventre repu... Les chemins sont désertés, le soleil a disparu. « Il Diavolo » enfonce sa fourche au sommet du Mont-Chauve. Le sol vibre de chaleur accumulée. L’écho s’emplit d’une rumeur sauvage, le « Champion hennissant » retourne à l’écurie du même pas que « le Texan », blessé dans ses derniers galops. L’air est lourd, il descend doucement dans la vallée. « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle ». Au pied du col de l’Angoisse, « Le Blaireau » inspecte son terrier, et, au seuil de la grande traversée, « le Pirate » plante son drapeau noir...

                 Ils sont encore tous là, autour du sommet impitoyable. Ils savent qu’aujourd’hui les maillots jaunes de Lance Armstrong s’est sont allés avec le jour. Federico Bahamontès, Miguel Indurain, Eddy Merckx... Le vent se lève. Alberto Contador, Ferdi Kubler, Luis Ocana, Fausto Coppi, Bernard Hinault, Marco Pantani. Tous les semeurs de légende, avec ou sans EPO, « pot belge » ou amphétamine. La lune pointe... La nuit tombe. Le vent se lève.

Les ombres immenses décollent des montagnes et continuent d’alimenter les rêves.

 

 

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