Le calme revenu après la
tempête, Robinson récupère sur l’épavetout le matérieldont il a besoin pour reconstituer sa société, passe les douze premiers jours à y
travailler et en ramène un stock directement exploitable. Commence alors le journal de ses occupations.
Il analyse notammentcomment se manifeste le sentiment de culpabilitéqu’il éprouve à la pensée de Dieu qu’il a écartée à chaque fois par l’exercice de
la raison ou du fait de l’activisme dans lequel il était plongé. Face à la maladie qui l’assaille et au sentiment de sa condition, il se remet en position plus humble et revient au geste de la
prière. Il ressort l’Evangile et le lit régulièrement, y trouve matière à réflexion et à sagesse. Ce que dit le livre le renvoie sans cesse à sa propre condition et il méditesur une certaine Providence. Les choses s’arrangent progressivement, au point qu’il recréée autour de lui, en
miniature, lareproduction de sa propre société.
Et tout naturellement apparaît le personnage de Vendredi, Caraïbe cannibale qui est parfaitement dévoué à
Robinson depuis le moment où il lui sauve la vie. Vendredi est le parfait esclave qui adhèreau système
qu’incarne Robinson, qui se convertit à la foi
catholique et qui renie ses coutumes. Cet épisode marque le début de « socialisation » dans l’île, dirigée par Robinson. D’autres « intrus » dans l’île viennent augmenter le
nombre des Robinson, avant le départ vers de nouvelles aventures.
Le jeune Robinson est attiré par la mer et l’aventure malgré les conseils de son père qui s’escrime à lui
indiquer à quel point il peut menerune existence paisibleen suivant la voie désignée.
Après ses 18 ans, le jeune homme suit un ami en mer et malgré deux terribles tempêtes où il manque de périr il
persiste dans son idée.Il est fait prisonnier par un pirate, puis s’enfuit avec une pirogue. A la dérive, il est recueilli par un vaisseau
espagnol et le capitaine, du fait de son honnêteté et générosité favorise son insertion dans une plantation de coton.
Le commerce prospère, et Robinson a moyen de réussir mais le démon du voyage et de l’aventure s’empare à nouveau
de lui et, fort de sa connaissance dusystème de l’esclavage, il part pour l’Afrique afin d’acheter des esclaves. Et c’est là qu’il est
victime d’un naufrage dont il est le seul rescapé (détails de la tempête p90).
Commence alors la partie consacrée à l’aventure dans l’île…
J’avais
évoqué cet ouvrage dans le récent article baptisé « sous le sapin »… J’en ai fini la lecture et propose au lecteur quelques réflexions… De
quoi est-il question ? Tout le monde connaît l’histoire mais a tendance à confondre les différentes versions.
Je propose cette réflexion en cinq autres parties : d’abord le résumé de la partie du roman de Defoe
qui précède la « Robinsonnade », puis l’aventure dans l’île qui a généré le mythe de Robinson, puis l’évocation du retour de Robinson chez
les siens, une analyse de la façon dont Defoe a « réinventé » l’histoire vrai du naufragé écossais Alexander Selkirk, avant que d’autres
romanciers majeurs comme Michel Tournier ne s’en empare… et enfin la façon dont les élèves perçoivent cette approche du roman.
Au
lendemain d’une journée mémorable pour le monde, un petit détour par l’Amérique par le biais de cette photo envoyée par Babouzen : peut-être le
lecteur a-t-il suivi le blog américain dans lequel est publiée cette photo.http://nous3auxstates.uniterre.com/ La
photo a été prise dans un des nombreux villages abandonnés, traversés par la Route 66; plus précisément entre le Texas et le Nouveau Mexique après
Amarillo et le "Cadillac ranch".
J’ai une affection particulière pour cette partie du territoire américain et cette photo qui aurait parfaitement bien illustré le livre du Tennessee
Club et traduit l’atmosphère qui règne dans ces lieux où sévit la loi de Tom Desire !
En cette période
de vœux déjà tardifs, je propose au lecteur ce passage par l’Ecosse dont on sait à quel point elle compte dans mon vécu et mes
livres.
Ce petit reportage donne à la fois envie d’y aller pour ceux qui ne la connaissent pas encore et réactive des
images fortes de paysages et d’expériences insolites à ceux qui y sont déjà allés ! « Scotland the Brave » comme dit l’ami Burns !
Cliquez sur le lien et vous y êtes pour une minute !
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
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