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Le site « Da Carolina »

Publié le par Eric Bertrand

           Vous êtes nombreux à avoir vu sur scène le personnage de Carolina dans « le Ponton ». C’était un rôle créé sur mesure pour Jenny qui, dés son premier séjour en Sicile a été sensible à l’art de la céramique dans le village de Santo Stefano di Camastra mis en scène dans la pièce.

            Ce détour par « le Ponton » explicite le titre du tout nouveau site que Jenny vient de créer autour de son travail de sculpture, dessin et réalisations diverses.

            Je vous invite à une promenade dans ce site où l’émotion, la sensibilité et le talent cotoient une inspiration exotique.

http://www.da-carolina.fr/

 

 

 

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Hommage à Bashung

Publié le par Eric Bertrand

Petite parenthèse dans la série sur « la grammaire est une chanson douce » pour rendre hommage à un grand artiste...

 

         J’avais aussi à ma façon « ma petite entreprise », mais je n’avais pas pensé qu’on pouvait lui donner ce nom... Elle ne s’appelait pas Gaby mais à cause d’elle, moi aussi « j’étais perdu, je faisais qu’des conneries ».

         J’avais pas trouvé le mot « vertige » pour nommer le vertige des sens et de l’amour, mais il a allumé la mêche.  Le vertige et toute l’essence....

         Et dans ces volutes que cultive le dandy, il y avait la « nuit bleu lavasse de la paire de Lewis », « le ciel tatoué », « le parfum sur la corniche, les lacets, le gravier, et, dans l'air du soir, la Chrysler qui s'envole dans les fougères et les nénuphars »....

         Sur le ciel olympique de mes idoles, je lance le disque « Bleu Pétrole » « où le rose a des reflets bleus », où l’essence fait explosion.

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« La grammaire est une chanson douce » d'Erik Orsenna (1/5)

Publié le par Eric Bertrand

              La narratrice s’appelle Jeanne, son frère Thomas. Elle a dix ans, a une institutrice amoureuse de La Fontaine et capable de commenter avec intelligence « le Loup et l’agneau » (par opposition avec la lecture qu’en propose une sinistre inspectrice de passage dans la classe)...

              C’est ainsi que commence le charmant petit roman d’Erik Orsenna : la grammaire est une chanson douce . Voici en tout cas de quoi attirer mon attention de lecteur moi qui suis en train justement de réfléchir aux relations entre les jeunes et leur enseignement et sur les diverses formes de pédagogie qu’on peut proposer aux élèves...

              De plus, ce qui ajoute encore un élément d’attraction (quand on sait les thèmes développés récemment dans ce blog !), pendant les vacances de Pâques, Jeanne fait une croisière en bateau et fait naufrage... Que découvre cette nouvelle Robinsonne sur l’île très particulière où elle met le pied ? Nous le verrons demain !

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Réaction dans le monde de l’éducation (4/4)

Publié le par Eric Bertrand

Citation:

Certes, je ne nie pas le bien fondé de la maîtrise de tel ou tel outil, qu’on additionne commodément à tel autre… Certes, je ne nie pas la commodité du repérage mécanique de certaines lacunes… Mais, tout compte fait, jusqu’où la somme de ces petits chiffres pourra-t-elle élever l’esprit de l’élève ?

Arf ! j'ai failli oublier cet aspect là de ta réflexion ! OUI ! Tu as raison, les parents, les élèves voient trop les notes et pas assez ce qu'ils devraient retenir derrière.
Je suis toujours impressionné par les élèves qui, en fin d'année me reprochent, par exemple, de leur avoir mis un 4 dans l'année mais qui aux questions "c'était sur quoi ?" ne sont pas capables de le dire. "Et qu'as-tu retenu de la correction ? " ; "Ce 4, il t'a amené à conclure quoi ? il t'a amené à changer quoi ? Quelles ont été tes réactions après l'avoir reçu ?"... pas de réponse. "Pourquoi t'ai-je mis 4 ?"... la réponse est souvent très décevante dans le style "parce que je n'ai pas mis les alinéas"... 16 points d'alinéas, je ne me savais pas aussi vache ! Ils oublient qu'ils doivent se former, c'est naturel... mais leur apprend-on jamais, finalement, ce qu'est une note, sa fonction ? Leur rappelle-t-on que l'essentiel, c'est ce qu'ils apprennent derrière ? Pas sûr.
Ensuite on peut se rassurer : "qu'est-ce que je t'ai appris par exemple dans l'année ?". La réponse est souvent difficile à formuler, parce qu'elle est complexe, parce qu'elle est chargée d'émotion, parce qu'elle doit résumer. MAIS il y a des réponses ! Et c'est essentiel !
Evidemment, je te rejoins... j'espère que dans 10 ans, il aura retenu des éléments allant dans le sens de la réponse à cette dernière question... et non pas le 4 !!!

Citation:

Et dans ce scénario du calcul, le bon professeur n’est-il plus qu’un froid technicien, un rentable évaluateur d’items ? Et dans ce sens, devient-il plus « fréquentable » par des parents d’élèves qui, enfin, ne l’identifient plus comme « un original », un « intellectuel », « un poète »… mais comme un dévoué fonctionnaire, pélican à l’estomac presque vide, mais au poil lisse ! Si je dis que nous sommes les deux selon les cas et selon qui nous perçoit... est-ce cela qu'on appelle schizophrénie ? Ou est-ce de l'omnipotence... ? (qui vient du mot potence comme nous le savons tous... !)

Voilà, désolé pour les fautes s'il y en a, désolé de ne pas être plus clair, désolé de ne pas être mieux organisé dans ma réflexion, désolé de ne pas pouvoir développer plus. Je commence à ne plus pouvoir taper, je dois donc m'arrêter. Je crois néanmoins que j'ai mis là l'essentiel de mes réflexions. S'il y a des compléments, des clarifications ou des précisions à apporter, je le ferai volontiers plus tard.

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Réaction dans le monde de l’éducation (3/4)

Publié le par Eric Bertrand

Citation:

Il est peut-être rassurant et plus « transparent », au seuil d’une année et d’une salle de classe, de jeter le filet finement maillé de ces « compétences ». Mais ce « cérémonial » et cette pratique n’éloignent-ils pas beaucoup l’enseignant de son véritable but ?
Lui  faut-il réduire l’enseignement de la Littérature et du français à des objectifs si délimités et forcément réducteurs ? En filtrant ainsi les contenus, le professeur ne risque-t-il pas, sous prétexte de mieux évaluer les élèves, de stériliser la matière et de la leur rendre encore plus rébarbative ?

Ce sont des évaluations ponctuelles, exceptionnelles d'où ton terme de "cérémonial". Elles n'éliminent en rien, du moins j'ai l'impression, tes évaluations traditionnelles (si toutefois les évaluations de chacun d'entre nous peuvent être "traditionnelles"). Si ??? Certes, c'est une évaluation bilan ou diagnostique supplémentaire tout comme le bac, le brevet... ou... et je pense que c'est à cela qu'il faudrait le comparer, les tests d'entrée en 6ème et seconde (J'ADE).
Question bête : je croyais que ces socles communs de compétence étaient clairement distincts des programmes et n'étaient qu'un seuil a minima et que donc ils ne changeaient en rien nos méthodes habituelles ? Je me suis trompé ? De toute façon, même si j'ai raison, je n'aime pas ce "a minima", toujours une bonne raison pour en faire moins quand les pédagogues et les neurologues disent qu'il faut toujours demander plus (mais un "plus" atteignable) si on veut avoir plus.
Personnellement, ce qui me préoccupe le plus c'est : est-ce qu'on va se laisser le temps de jauger, de juger, d'interpréter les résultats, d'agir en conséquence... Et là, je n'en suis pas sûr du tout. J'ai plus peur à ce niveau là.
Pour le reste, garde à l'esprit les fonctions premières de l'enseignement édictées par toi-même ci-en-haut. Qui oserait nous demander d'évaluer nos élèves sans leur avoir rien donné à butiner avant ??? Je n'y crois pas. En tout cas, je n'ose pas croire que ce soit possible.
Je reviens très rapidement sur ton mot "rébarbatif". Quel que soit le programme, je ne suis pas sûr qu'on soit beaucoup à accepter d'être rébabatif. Qu'on le soit malgré nous, peut-être... mais volontairement, ce serait le comble. Ce serait en inadéquation avec nos vocations, notre matière, notre culture. On ne se laisserait naturellement pas l'être. Je ne parle pas de révolte. Juste d'une insoumission naturelle et propre à notre condition, notre culture.

Citation:

Ou alors, peut-être que rompus à l’exercice des claviers et des SMS, ils trouveront finalement un plaisir paresseux à envisager le subtil travail d’écriture, de réflexion et d’élaboration de la pensée à travers la grille réduite d’un nombre défini d’items à valider…

Ils n'aimeront pas plus que nous l'exercice. Tout au plus ils trouveront que ça change. Peu d'élèves aiment, de toute façon, être évalués. Après, préfèreront-ils ces évaluations aux dictées ou aux expressions écrites... Je n'en sais rien et ne suis pas sûr que ce soit là-dessus qu'il nous faut réfléchir.

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