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Chanter et interpréter

Publié le par Eric Bertrand

            J’ai entendu récemment une interview de Julien Clerc au cours de laquelle le chanteur expliquait le type de relation qu’il entretenait aux textes qu’il choisissait. A la différence d’un Gainsbourg, Souchon ou Brassens, Julien a toujours déclaré qu’il ne concevait pas son métier autrement que dans l’interprétation des textes qu’on lui écrivait.

            Il est musicien, il met des textes sur des musiques ou des musiques sur des textes avant d’y poser sa voix. Faire une chanson relève d’une sorte d’alchimie. C’est du moins dans ce sens que j’ai compris le sens de ses propos.

            Ainsi, il explique qu’après la période Roda Gil qui a tant marqué le début de sa carrière, il a éprouvé le besoin de se renouveler et d’aller à la découverte, aux côtés d’autres paroliers, de nouvelles ressources. Chanter du Jean-Loup Dabadie ce n’est pas chanter du Roda Gil. Cela exige une toute autre orientation de la voix et de la musique.

            Julien prenait l’exemple de la fameuse chanson « Femmes, je vous aime »… Il expliquait que c’était du Dabadie pur, dans l’exhibitionnisme du sentiment. Roda Gil adoptait une position inverse, dans la retenue et la pudeur… Et cela exigeait un tout autre travail qui l’obligeait à adopter une autre posture.

            Il en va du chanteur comme du comédien. Diderot le montre bien dans son « Paradoxe du Comédien ». Comme une scène ou un personnage qu’on incarne, une chanson est un filtre. L’artiste la charge d’émotion grâce à un art abouti de l’interprétation.

           Prenons l’exemple de ce texte écrit pour Johnny et voyons à quel point l’interprétation de Julien le modifie…

http://www.dailymotion.com/relevance/search/julien%2Bclerc%2Bjohnny/video/x7pyoh_johnny-hallyday-julien-clerc-lenvie_music



Cave in Caithness

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Le travail à partir du manuscrit

Publié le par Eric Bertrand

                  Depuis le 27 décembre dernier, j’ai repris avec acharnement le manuscrit, porté par la conscience de réaliser quelque chose de nouveau par rapport à tout ce que j’ai pu faire jusqu’à présent et par rapport aussi à ce qui se fait en matière de réflexion sur le monde éducatif. 

                 Comment s’y prend-on dans ce cas là, après un « abandon » de plus de huit mois ? La méthode est simple : elle consiste en même temps qu’elle « fluidifie » la phrase, à en enrichir le contenu. Egalement bien cerner le contenu… Le « sujet » majeur de ce récit est l’éducation mais aussi l’adolescence.

                  Je passe au crible les défauts et les qualités des adolescents que je côtoie (et l’inspiration ne manque pas !), ce qui me fait aussi penser que cet ouvrage, beaucoup plus que tous les autres, trouvera un écho chez les collégiens. Il faut bien que cette expérience du collège m’ait servi à quelque chose !

                  Je travaille aussi la cohérence de l’ensemble, et pour cela, j’écris en parallèle un « scénario détaillé » qui consiste surtout à noter tous les « ingrédients » que j’ajoute au fil des séances d’écriture.

 

Other seals

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Rencontre de l’éditeur

Publié le par Eric Bertrand


                  Mes passages à Lyon sont aussi l’occasion de rencontrer mes deux éditeurs et amis, Pascal et Maurice. Maurice était en déplacement mais j’ai vu Pascal. Bon moment partagé dans une pizzéria de l’est lyonnais.

                  Nous en avons avalé bien d’autres des pizzas, et bien loin de Lyon, pizzas de Palerme, dans une rue sombre, pizzas de Venise près du Grand Canal, pizzas de fortunes diverses… Mais cette fois, nous nous retrouvons pour parler de ces routes si diverses que nous avons prises l’un et l’autre depuis le temps de nos gondoles.

                  Aléas marche assez bien malgré la crise et la concurrence. Pascal et Maurice se répartissent le travail et continuent la tâche de distribution et de publication qui permet à la boite de tenir. Pascal m’indique qu’avant-hier encore, il a expédié un « Ponton ». Je lui remets le chèque correspondant aux ventes du salon de La Rochelle en même temps qu’un manuscrit que m’a confié une dame venue me voir pour parler de la difficulté qu’elle éprouvait à se faire éditer. Je l’ai rassurée quant au sort de son ouvrage : remis personnellement à l’éditeur, il ne lui reste qu’à faire confiance au comité de lecture. Je lui ai envoyé un mail pour la rassurer. Le manuscrit vit son destin…

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Courir avec ou sans Jean Echenoz

Publié le par Eric Bertrand

              « Courir », c’est aussi le titre du dernier ouvrage de Jean Echenoz (consacré au coureur Zatopek que célébraient mes grands-parents et, après eux, ma mère). Les lecteurs de ce blog savent que je suis adepte de la course à pied et que ce sport m’apporte un certain nombre de bons moments et de réjouissances diverses, ce qui me donne précisément envie de lire Jean Echenoz (comme quoi, courir mène à tout, même à ce grand écrivain contemporain dont l’un des précédents ouvrages portait le beau titre de « Je pars »…)

               J’ai donc beaucoup couru pendant ces vacances… Dans les chemins, les sentiers, les petites routes de traverse où sommeille quelque grosse ferme mal éclairée… Un chien qui aboie, un mouton qui se détricotte dans l’obscurité, un âne qui piétine dans la boue, un abreuvoir qui sonne creux dans le creux du soir, un paysan qui sort sur le seuil de la porte et qui marmonne : « on essaie d’éliminer après la grosse bouffe ! »

                Mes raisons ne sont ni diététiques ni hygiéniques… Il se passe bien des choses, l’espace d’une foulée ! Pas forcément ce qu’on croit ! Mes collines du Dauphiné, en cette période glacée sont une hotte bien remplie. Elles sentent l’humus et la neige fondue, l’herbe et le bois mouillé, la lumière qui s’égoutte et le souvenir multiple.

               Dans le matin qui monte ou le soir qui descend, au milieu des maisons qui gouttent et qui scintillent, devant les pères Noël qui s’accrochent aux vitres ou aux ramures des sapins, les tablées d’escargots blonds, dindes dorées ou huitres gris perle, où s’active, Michel Ange à cordon bleu, quelque cuisinière blonde, je poursuis des ombres qui habitent cette éternité !

Seals at Staxigoe

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La distribution dans le travail sur La Fontaine (réunion du 9.01)

Publié le par Eric Bertrand

              Rencontre vendredi dernier du metteur en scène avec laquelle nous montons le projet La Fontaine. La distribution est faite à l’issue des deux heures. Tout s’est déroulé parfaitement.                        Sur les 27 élèves, il n’en restait que quatre, résolument opposés à l’idée de jouer. A cela s’ajoutaient quatre ou cinq « réticents », les autres se déclarant « volontaires ».

              A partir d’une première proposition sur le papier, nous avons « auditionné » et redéfini les rôles en tenant compte des suggestions des élèves. Dés vendredi prochain, seconde rencontre avec le metteur en scène qui va permettre de travailler davantage le jeu et les personnages. Les élèves sont engagés sur le texte.

              Dès la première lecture, le metteur en scène fait des propositions intéressantes qui montrent que nous sommes bien sur la même longueur d’onde. Notamment à partir des personnages des commères à qui il souhaite donner des airs de sorcières de Macbeth… Le spectateur ou le lecteur du Ceilidh se souvient de leur extravagance...

 

Bucholie Castle...


 

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