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1000° article !

Publié le par Eric Bertrand


         Lundi matin, j’ai signé d’après les calculs d’overblog, mon 1000° article… C’est un chiffre qui mérite que j’y revienne le temps d’un 1001° article… Le résultat de plus de trois ans d’écriture et de réflexions diverses…

          Au début, ce blog était orienté dans le sens du théâtre et des réalités de la mise en scène que j’évaluais au jour le jour. Et puis cette écriture du texte pour la scène touchait également la réalité de l’écriture et des différentes étapes du travail. J’ai donc compté dans ce blog tout ce qui concernait « la genèse » de mes livres et tout ce qui advenait autour de leur publication.

          Le point commun de tout cela, c’était aussi le voyage et la littérature, autant d’horizons ouverts pour ce blog qui s’est ainsi diversifié et qui a trouvé une matière suffisamment variée pour alimenter ces lignes que vous êtes en train de lire et dont la source n’est pas encore tarie !


L'idylle sur le ponton ne dure pas, arrivent les commères ! C'est comme ça en Sicile !

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La réception de l’œuvre par une classe de 5° (Robinson 6/6)

Publié le par Eric Bertrand


        Pour aborder l’étude de Vendredi ou la vie sauvage, j’ai proposé un exposé sur Alexander Selkirk, ce qui m’a permis ensuite d’expliquer à ces « petits élèves » comment une histoire devient un mythe sitôt qu’un certain nombre de penseurs s’en emparent. Ils ont assez bien mesuré la distance entre Defoe et Tournier et ont senti à quel point ce dernier auteur était plus proche d’eux et de leurs préoccupations humanitaires (pour certains d’entre eux, du moins, les plus matures).

         On a parlé de la réalité du commerce triangulaire et de l’odieux système économique mis en place sur le dos des « races inférieures » et sur le dos des esclaves noirs. Et tout naturellement (c’était au lendemain de la cérémonie d’investiture d’Obama) on a évoqué la force du symbole que représente maintenant le président des Etats-Unis.

         On a même rappelé, avec les plus érudits d’entre eux, les figures de Martin Luther King et la période de l’apartheid. Et on est allé jusqu’à effleurer, dans une séance nerveuse, la pensée de Claude Lévi Strauss.

          Lancé sur le thème, je n’ai pas manqué de finir l’heure sur le sort des « Peaux rouges » et la Controverse de Valladolid dont certaines filles ont recopié le titre sur leur cahier de texte afin d’aller faire une recherche sur internet.

         Des heures comme celles là donnent un sens au métier de professeur qui n’est pas seulement un extincteur de chahut armé d’une carabine à répétitions !



Le Ponton (8) : faire tomber l'armure...
envoyé par Sheumas1Au jeune Salvatore de profiter du "magnétisme" de ponton pour "parler d'amour"!

 


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De Selkirk aux Robinson (Robinson 5/6)

Publié le par Eric Bertrand


 

         Un petit rappel pour le lecteur. Defoe a construit son roman à partir de l’aventure réelle vécue par un marin écossais nommé Alexander Selkirk. Mais son œuvre est un roman et l’écrivain y a mêlé de nombreux apports personnels. D’abord, la durée : 28 ans au lieu de quatre, le lieu, les îles Caraïbes et non le sud de la Terre du Feu, l’époque : l’histoire de Crusoé est située cent ans plus tôt.

           En dehors de ces considérations qui touchent à la réalité du roman, il faut ajouter tout ce qui a trait à la personnalité de Defoe et à la période pendant laquelle il a écrit son livre. A la différence de Michel Tournier qui invitera Robinson à s’interroger sur son être profond et sur son rapport à l’Autre, Defoe se sert de son personnage pour évaluer le système économique dont il est le représentant et, en quelque sorte, le délégué.

            L’activisme qui lui assure la prospérité ne va pas sans interrogation religieuse : Robinson est un grand lecteur de la Bible et il ne cesse de revenir au texte sacré pour juger des événements et penser Dieu. C’est là une démarche de nature protestante assez révélatrice de la disposition d’esprit des missionnaires de l’époque de Defoe. D’ailleurs, l’une des premières tâches auxquelles s’emploie Robinson, c’est bien d’amener le sauvage à la conversion par une lecture réfléchie de la Bible.



Le Ponton (7) : coup de foudre sur la place du village.
envoyé par Sheumas1
Rencontre explosive avec l'Americana... Gigi sort de ses gonds !

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Lecture de Robinson Crusoé de Defoe : le retour (Robinson 4/6)

Publié le par Eric Bertrand


         Le roman de Robinson ne s’achève pas là.

         Defoe consacre encore une soixantaine de pages à la réinsertion de Robinson dans son univers original. Au bout de vingt huit ans, suite à l’accostage d’un navire dans lequel il y a eu mutinerie, Robinson retrouve la direction de son destin : il rétablit le capitaine dans son navire et revient en Grande Bretagne où il jouit d’une belle fortune du fait de ses placements dans les plantations.

         Mais son démon du voyage ne l’a pas quitté et le lecteur se retrouve entraîné derrière lui dans un certain nombre d’aventures palpitantes qui mettent notamment Robinson aux prises à des dangers qu’il juge plus redoutables que les dangers de la mer : la traversée des Pyrénées en plein hiver, poursuivi par des meutes de loups affamés. On retrouve dans ces pages ce type d’aventures caractéristiques des romans du XVIII° un peu dans le genre de ceux de Cleveland ou de l’abbé Prévost (dont on ignore souvent que le célèbre « Manon Lescaut » n’est qu’un extrait d’un immense roman feuilleton baptisé : « Aventures du chevalier Des Grieux »…


Gigi et Salvatore en place du village (Le Ponton : 6) : retour sur la place du village avec les deux jeunes Siciliens qui ne savent que faire pour tromper l'ennui.
envoyé par Sheumas1

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Lecture de Robinson Crusoé de Defoe : l’île (Robinson 3/6)

Publié le par Eric Bertrand


          Le calme revenu après la tempête, Robinson récupère sur l’épave tout le matériel dont il a besoin pour reconstituer sa société, passe les douze premiers jours à y travailler et en ramène un stock directement exploitable. Commence alors le journal de ses occupations.

          Il analyse notamment comment se manifeste le sentiment de culpabilité qu’il éprouve à la pensée de Dieu qu’il a écartée à chaque fois par l’exercice de la raison ou du fait de l’activisme dans lequel il était plongé. Face à la maladie qui l’assaille et au sentiment de sa condition, il se remet en position plus humble et revient au geste de la prière. Il ressort l’Evangile et le lit régulièrement, y trouve matière à réflexion et à sagesse. Ce que dit le livre le renvoie sans cesse à sa propre condition et il médite sur une certaine Providence. Les choses s’arrangent progressivement, au point qu’il recréée autour de lui, en miniature, la reproduction de sa propre société.

          Et tout naturellement apparaît le personnage de Vendredi, Caraïbe cannibale qui est parfaitement dévoué à Robinson depuis le moment où il lui sauve la vie. Vendredi est le parfait esclave qui adhère au système qu’incarne Robinson, qui se convertit à la foi catholique et qui renie ses coutumes. Cet épisode marque le début de « socialisation » dans l’île, dirigée par Robinson. D’autres « intrus » dans l’île viennent augmenter le nombre des Robinson, avant le départ vers de nouvelles aventures.


Baigneuses au ponton : "le Ponton" (5) Bienvenu à bord du Ponton ! Les deux soeurs ne parviennent pas à préserver leur intimité !
envoyé par Sheumas1

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