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Petite balade sur les blogs et « tags »

Publié le par Eric Bertrand

Article spécial ce matin, en réponse à un "tag" que j'ai reçu de la part de Barbara...

Voici les règles de ce tag :

- Mettre le logo et les règles sur votre blog.

- Mettre le nom de la personne qui vous a attribué ce prix.

- Désigner 7  de vos blogs favoris.

- Les prévenir que vous leur avez attribué ce prix.

 

              Je profite de l’occasion que me donne l’une de mes amies, ex comédienne et élève devenue notamment blogueuse pour tagger à mon tour son blog comme elle a eu la gentillesse de le faire elle aussi. C’est Barbara.

            Et immédiatement me viennent à l’esprit d’autres blogs que j’apprécie et c’est difficile de choisir.

           Alors je citerai celui de Jenny qui nous explique, au détour de chacune de ses créations la manière dont elle a procédé. Celui de Francis qui partage avec le lecteur le goût de l’écriture, de la lecture et plus globalement de la vie. Celui de Babouzen qui nous apaise. Celui de Fred, qui nous fait parcourir des images inattendues qui renvoient souvent aux années 70, celui de Bibliothèquedudolmen qui nous fait découvrir inlassablement de nouveaux livres. Celui de larépubliquedeslivres enfin, de Pierre Assouline car ce journaliste et romancier donne chaque jour de précieuses infos sur le petit monde des Lettres.

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Poème de Francette

Publié le par Eric Bertrand

              Un peu de poésie ce matin... Au fil des échanges avec l’une de mes lectrices « Pour y voir Clerc » et « la Route, la Poussière et le sable », nous avons entamé une relation d’amitié et d’estime réciproque. E

              Elle m’a envoyé récemment quelques poémes de sa composition dont l’un m’a particulièrement touché. Je le mets en ligne avec son autorisation.

 

Je rêve d’un jardin, qui n’existe pas,

De Savigny de mes souvenirs d’enfant,

Un petit village en noir et blanc entre Loir et Cher,

Où coule La Braye, dans sa sombre vallée,

Bordée de grands peupliers,

Qu’illuminent l’ardoise et la craie.

 

Savigny apparaît dans la trouée brumeuse des souvenirs,

C’est le petit pont de bois, qu'on a tous dans sa mémoire,

Que le présent enjambe pour retrouver le passé,

La barrière qu’on ouvre,

et la pompe à bras couleur de rouille.

 

Je rêve d’un jardin,

Du temps suspendu des vacances immortelles,

Des parties de cache-cache et des compotes de fraises.

Je partais chaque matin, en balade au fond du jardin,

Traquer les escargots aux couleurs de soleil,

Et faire du vélo dans la grande allée centrale,

Bordée d’immenses bouquets odorants.

 

Ce jardin,

Comme un rêve d’enfance….

 

Francette C Janvier

 Octobre  2008

Texte dédié à Ronan

Mermaid in Dirlot Castle

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"Je suis un aventurier", à vos plumes !

Publié le par Eric Bertrand

         Dans la réalisation des cubes farcis de vers proposés à la sortie des salles où aura lieu le spectacle de La Fontaine, je continue à chercher des idées pour en faire écrire aux élèves et hier, en voiture, j’ai entendu une vieille chanson de Dutronc  intitulée « l’aventurier ».

 

J'ai fait la vie à Varsovie.
J'ai fait le mort à Baltimore.
J'ai fait le rat à Canberra.
J'ai joué aux dés à Yaoundé.
J'ai joué aux dames à Amsterdam.
J'ai fait des gammes à Birmingham.

          On voit aisément le principe d’écriture de ce texte. Voilà une bonne base pour expliquer comment l’une des ressources de la poésie consiste à jouer sur le rapprochement de syllabes proches.

          Après un rappel de cette dimension ludique de la poésie, jeu sur les sons, mots, paronymes, allitérations, asonnances… je demande aux élèves de 6° qui participent à la pièce de théâtre de travailler à partir d’un atlas, d’une carte du monde et d’écrire une quinzaine de vers à la manière de Dutronc. Ce sera noté comme une rédaction et me donnera l’occasion d’une sélection de vers qui iront alimenter les fameux cubes.

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Vendredi de la vie sauvage : « la harpe éolienne de Robinson »...

Publié le par Eric Bertrand

               Voici comme indiqué hier l’extrait de Vendredi ou la vie sauvage où Tournier donne une belle leçon de langage. Au passage, je donne à l’article un titre métaphorique inspiré par une réflexion menée en cours, et qui m’a amené à rappeler aux élèves que l’essentiel du message de Vendredi est de nature artistique, poésie et musique comme la harpe éolienne qu’il se fabrique avec les cornes et la peau du grand belier qu’il a mis à mort. 

Au cours des années qui avaient précédé l'explo­sion et la destruction de l'ile civilisée, Robinson s'était efforcé d'apprendre l'anglais à Vendredi. Sa méthode était simple. I1 lui montrait une margue­rite, et il lui disait :

- Marguerite.

Et Vendredi répétait : - Marguerite.

Et Robinson corrigeait sa prononciation defec­tueuse aussi souvent qu'il Ie fallait. Ensuite, il lui montrait un chevreau, un couteau, un perroquet, un rayon de soleil, un fromage, une loupe, une source, en prononçant lentement :

- Chevreau, couteau, perroquet, soleil, fromage, loupe, source.

Et Vendredi répétait après lui, et répétait aussi longtemps que le mot ne se formait pas correctement dans sa bouche.

Lorsque la catastrophe s'était produite, Vendredi savait depuis longtemps assez d'anglais pour comprendre les ordres que lui donnait Robinson

et nommer tous les objets utiles qui les entouraient. Un jour cependant, Vendredi montra à Robinson une tache blanche qui palpitait dans l'herbe, et il lui dit :

- Marguerite.

- Qui, répondit Robinson, c'est une marguerite.

Mais à peine avait-il prononcé ces mots que la marguerite battait des ailes et s'envolait.

- Tu vois, dit-il aussitot, nous nous sommes trompés. Ce n'était pas une marguerite, c'était un papillon.

- Un papillon blanc, retorqua Vendredi, c'est une marguerite qui vole.

Avant la catastrophe, quand il était le maitre de l'ile et de Vendredi, Robinson se serait fâché. 11 aurait oblige Vendredi à reconnaitre qu'une fleur est une fleur, et un papillon un papillon. Mais là, il se tut et réfléchit. Plus tard, Vendredi et lui se promenaient sur la plage. Le ciel était bleu, sans nuages, mais comme il était encore très matin, on voyait Ie disque blanc de la lune à l'ouest. Vendredi qui ramassait des coquillages montra à Robinson un petit galet qui faisait une tache blanche et ronde sur Ie sable pur et propre. Alors, il leva la main vers la lune et dit à Robinson:

- Ecoute-moi. Est-ce que la lune est Ie galet du ciel, ou est-ce ce petit galet qui est la lune du sable ?”

Waters of Westerdale.

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Elèves de Vendredi le sauvage...

Publié le par Eric Bertrand

               Dans le prolongement de l’article d’hier et l’anticipation de celui de demain, je reviens sur la question de la métaphore... J’ai consacré une série d’articles au livre de Tournier « Vendredi ou la vie sauvage » en insistant notamment sur l’intérêt de la culture de Vendredi qui finit par apprendre des choses à Robinson.

               Parmi ses enseignements, il y a une certaine vision du monde qui montre bien aux élèves comment fonctionne une métaphore ou une comparaison.

               A l’école de Vendredi, l’élève est docile, il consent à écouter ce maître qui aime avant tout les jeux et qui sait s’amuser beaucoup plus que le sérieux Robinson avec le monde et les mots qui l’entourent…

               De là à redonner du sens à la poésie, voilà tout l’enjeu… Témoin cet extrait promis pour demain !



Moulin à Westerdale... Caithness.

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