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La suite en anglais

Publié le par Bertrand

                    Suite à la proposition de traduction de Rena, pour la première page, j’ai reçu hier une proposition de Françoise pour l’ensemble. C’est une belle traduction qu’elle a soignée en demandant notamment son avis à un assistant américain qu’elle côtoie à l’IUFM.
                    Je mets en ligne la seconde partie qui sera diffusée dans la newsletter des Sinclair. J’apprécie également la première partie qu’elle propose : elle me connaît bien et les mots et tournures qu’elle choisit me correspondent davantage que ceux que Rena a proposés. Du moins, je les perçois ainsi. Tout l’art et l’intérêt de la traduction ne résident-ils pas en ce point ? Il s’agit bien de réinvestir la pensée de quelqu’un et pour cela, de le sentir profondément.
                   Je maintiens néanmoins la version de Rena pour la première partie car je trouverais plutôt malhonnête de l’avoir laissée travailler et de ne rien retenir de sa proposition. Demain, je propose aux amateurs de mettre en regard les deux traductions.  
 
            One day last February, as I was reading “Macbeth” again, I got the idea of putting together both the themes of the tragedy in Shakespeare and John Sinclair’s story. I was thinking of Scotland again and found that there was in this cruel story, its characters, the environment of Caithness, the same sort of harshness as in “Macbeth”. What’s more the atmosphere seemed to me quite fitting for the supernatural: witches, ghost, would suit Macbeth as well as “the Ceilidh”.
           The title imposed itself on me since I wanted to give the work a certain Gaelic touch as well. Indeed I really was fond of the western islands and during my stay in Aberdeen I attended Gaelic lessons. By the way that’s the time when I bought myself a kilt in the Macleod tartan.
         True, in the Ceilidh I haven’t quite followed the story as it is told; I have, for example imagined that John Sinclair was in love with a young woman, Princess Fiona, imprisoned by the Master in Ackergill Tower. I had heard the story of a “green lady” who would be haunting the most ancient part of the castle. Anyway I found interesting the idea of putting together Girnigoe and Ackergill Tower, to give them the same steep cliffs, to unite their characters’ fates .
 
The web site for the Editor of “Le Ceilidh”is  http://www.aleas.fr, for the author is http://www.ericbertrand.fr and for the theatre workshops (where we are working on the dramatised version) is : http://www.atelier-expression-artistique.com
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Love for Caithness...

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Un peu d'anglais

Publié le par Bertrand

                   Kay Dunnett m’a fait parvenir hier la première partie de la traduction destinée à la newsletter des Sinclair. Il manque une petite partie que je vais essayer de compléter avant demain. Rena ne trouvait pas qu’elle soit nécessaire. Je ne suis pas de cet avis car elle approfondit la trame narrative du « Ceilidh », alors qu’à mes yeux, la première partie est plus anecdotique. Voilà en tout cas la partie traduite par Rena (Rappel : la version française et intégrale de cet article figure dans ce blog, je l'ai mis en ligne récemment).
 
Eric Bertrand, who lives and teaches in Loudeac, Brittany, is so fond of
Caithness that he has written both a narrative and dramatised version of his
story "Le ceilidh", set in & around the Clan Sinclair strongholds.

Discovering Sinclair & Girnigoe Castles when I arrived in Wick in 1983 to
teach French as an "assistant" in Wick & Thurso High Schools, I wanted to
'discover' this area of the North of Scotland with its wild scenery which I
found so attractive. At this time I was completing my literature studies and was very fond of
reading Shakespeare & Victor Hugo.
I was immediately attracted by the area of Sinclair Bay, the cliffs, the
wildlife, the castles which I discovered one after the other: Old Wick, 
Sinclair & Girnigoe, Ackergill Tower, Keiss, Buchollie...
During my year in Caithness, I travelled the roads on an old bike kindly given
to me by a Wick gentleman.  At Sinclair & Girnigoe it was like falling in
love....
I was staying in Wick, in Glamis Road, only three miles away from the Castles.
 That year, I went there regularly, at least once week.  I took photos, 
watched the light changing, t he passage of the seasons, Autumn ,when the
moorland is purple with heather, winter, in the snow,  the wind...spring,
summer. The bird colonies, the flowers in the rocks, the brightness of the
long summer evenings. When people came to visit me, I made sure, of course,
that they had a guided tour of the Castles! One evening, we even camped
nearby. Fascinated by the feeling of mystery which seemed to be all around me,
I researched local history & legends, read different literary works, 
consulted old editions of the John O' Groat Journal in the library, questioned
people..........
I can still see myself in the house of Mr Miller (Old Stirkoke), a bowl of
porridge in my hands, discovering all the details of the story of John
Sinclair "starved to death" at the bottom of his dungeon. The story stayed
with me. I told it to anyone who wanted to hear it.  When I was setting off to
tour the Highlands on board 'The Orcadian', I was already missing Caithness. 
My friends, the other French "assistants" in the Highland Region, nicknamed me
"Master of Caithness". And then,  my placement over, I went back to France.
In 1986, I was appointed lecturer in Aberdeen University, and came back
several times to Wick, on pilgrimage to my old ruins!
And, since then, so any times...summer 1990,on honeymoon, summer of '92,
withfriends, February'95, April'97,'98,'99,2001,2003. At present, I am settled in Brittany where I teach literature and direct
theatre workshops.  With my two children -Yann, 6 and Nolwenn 10, and my wife
Jennifer who are as attached to Caithness as I am, we are planning our next
trip back.

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Sky so near in Caithness
 

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Répétition du 25 janvier

Publié le par Bertrand

                  Même stratégie que la semaine dernière, sur cette idée que les premières scènes jouent l’essentiel de la relation entre le public et la pièce et ceci pour deux raisons : les premières scènes constituent ce que les doctes appellent l’exposition, dans ce sens qu’elles diffusent les informations nécessaires pour le spectateur. D’autre part, c’est à ce moment que, après l’ouverture du rideau, l’énergie des comédiens doit combler l’impatience, fournir à la fois rythme, complicité, intelligence de la situation et des rapports entre les personnages…
                   Matthieu, Léonor et Ronan étaient là. Nous avons travaillé dans la grande salle sans relâche sur le début de la scène 1. Quarante cinq minutes sur quelques phrases. Reprenons le texte, et voyons :
 
« Heather : Viens, Max, cours plus vite ! (Ils courent, arrivent à l’essoufflement) Ça y est, on y est ! C’est toi que j’aime Max ! Définitivement, c’est toi ! Attends, je te bande les yeux ! (Elle lui bande les yeux) Je vais enfin pouvoir te montrer mes deux châteaux et la petite plage de Girnigoe. Quel plaisir de revoir le pays ! Quand je suis revenue là avec Ronald, ce n’était pas si bien et ça n’a duré que quelques heures! C’est le ciel des Highlands, c’est la lande du Caithness et les odeurs de tourbe qui voltigent dans l’air ! Je suis chez moi, Max !
Max : Je t’aime Heather !… Nous sommes ensemble depuis si peu de temps et j’ai pourtant l’impression d’avoir grandi avec toi ! J’ai hâte de découvrir les fameux châteaux de la Baie des Sinclair... Laisse-moi maintenant le temps de respirer, tu es à mes côtés, l’air est pur et léger ! (Il respire à pleins poumons) Londres est si loin ! Comme ça fait du bien de respirer l’air du large !
Heather : (Elle trépigne d’excitation) Attention, tu es prêt ?
Max : Je suis prêt !
Heather : Retiens ta respiration !... Voilà ! (Elle lui enlève le bandeau) »
 
                   La jeune fille s’extasie devant ce paysage, elle est grisée et c’est cette griserie qui l’amène à se déclarer à Max. Il y a dans les premiers instants de scène, un temps d’expression corporelle. C’est ce qu’il faut jouer. Léonor est censée arriver en courant du fond de la lande. Je lui indique de manifester sa joie de revenir sur les terres de son enfance par un moment de jig… Je m’explique. Dans les écoles de Wick et de Thurso, on apprend très tôt les pas de danse. J’ai été stupéfait par le niveau des petites filles qui sont capables de réaliser de véritables numéros : elles posent deux épées qui constituent le cadre dans lequel elles évoluent et elles réalisent leurs figures, tout à la souplesse des chevilles… Léonor doit comprendre tout le symbole qu’il y a dans ce « rituel » : le pas de danse qu’elle accomplit (alors que Max peine à la rejoindre) manifeste une forme de jubilation : elle retrouve son enfance, elle invoque sa mémoire.
                   La suite de la scène oscille entre pudeur et désir. Max voudrait l’embrasser, mais elle esquive à plusieurs reprises, et c’est à la fin de la scène, juste après le moment où Max a joué un extrait de la scène du cachot où agonise John Sinclair (on est dans « thanatos ») qu’elle tombe un instant dans les bras de son partenaire. Il lui propose alors d’aller manger « un bon fish and ships » (il revient dans « eros », le cri qu’il pousse : « j’ai faim ! » est explicite de son désir) : elle semble enfin vouloir lui céder, accepter le baiser dans le papier journal (il faut rappeler qu’un vrai fish and ships ne se déguste que de cette façon en Ecosse !) « oui, un bon fish and ships dans du papier journal ! », mais elle se ravise « Viens, suis moi, j’en connais un sur le port »…
                   En deuxième partie, nous avons travaillé avec Ronan. Il a devant lui l’échiquier et, mis en abyme, comme sur la scène, le cavalier (Max), le roi (Ronald), la reine (Heather) ; il pose le fou sur l’échiquier, le fait avancer, reculer en diagonale. Nous en devisons avec Liliane. Bonne idée ! Il est fier de son jeu, veut le contempler de loin… A son tour, il suit le même mouvement en diagonale pour prendre le recul nécessaire, s’assied sur le dossier de la chaise, en maître absolu de la situation et c’est à ce moment que le portable sonne.
                   Il répond à Ronald, il plaisante, tout à fait à son aise. Je suggère à Ronan de ponctuer son discours de couinements, de petits rires de fouine sardonique ! Cela le met bien du côté des sorcières. Il faut que le spectateur le trouve odieux et redoutable… Ronan a bien trouvé la mesure. Il progresse.
                   La semaine prochaine, place à la seconde répétition nocturne : jeudi 2 février, au Moulin à Sons entre 19h30 et 21h30. On retrouve l’ensemble de la troupe.
Quant au livre, l’éditeur m’a appelé hier soir, il a fait le nécessaire, il est dorénavant sur le site de la FNAC.

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In the heart of Girnigoe... 

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Les bonnes librairies

Publié le par Bertrand

                   Souchon le chantait, c'était « Rive Gauche à Paris »… Les lieux de l'expression spontanée de l'art, lieux de bouquinistes, lieux de cafés littéraires et de boîtes de jazz fréquentés par Boris Vian. Les marchands de malappris qui ailleurs ont déjà tout pris viennent vendre leurs habits en librairie ». Les mots inspirés, ça ne se cache pas dans les plis des doublures, ça ne se vend pas, ça ne s'invente pas, « ça s'écrit à la trompette ».
                   Quand on est dans une ville, les magasins se ressemblent tous, les livres sont dans les rayons des grandes surfaces et les libraires accrochent sur la chemise des vignettes comme les vendeuses de supermarchés. Elles s'appellent Élodie, Chloé, Anaïs, elles portent de jolis prénoms et un air souvent antipathique.
                   Rentrer dans une bonne librairie, c'est rentrer en utopie. Après un itinéraire accidenté, on y accède enfin. On laisse derrière soi la rumeur, la fumée et les gaz d'échappement, on franchit le seuil. Le livre est la mine et la plume est un filon.
                   Pour un auteur, la rencontre avec des lecteurs potentiels est toujours un moment précieux. Le libraire qui programme de petites manifestations au sein de son magasin le fait parce qu’il aime les livres, leur contenu, le cheminement périlleux qui a conduit à leur réalisation. Sa déambulation parmi les livres a quelque chose de ritualisé, il effleure les pages, retourne les quatrièmes de couverture, invite à une complicité, à un coup de cœur. Et quand il invite un auteur, il jubile parce que c’est l’occasion d’un dialogue avec les lecteurs.
                   C'est dans ce contexte que je retourne samedi 28, à 11h00, à la librairie du château à Pontivy, tenue par Mme Audrain. Une première fois, à son initiative, j’avais participé à une lecture publique qui se tenait sur le devant de la librairie, juste à deux pas du château. Elle offrait un verre. En échange, il fallait simplement faire couler les mots. C'était un soir de juin, une vingtaine de lecteurs tenaient leur livre dans les mains, les martinets passaient vite dans le ciel bleu, faisaient voltiger les mots choisis, les mots lus dans l’étroit périmètre d’un Eldorado de tombée de nuit ; « si tendre soit la nuit, elle passe ».
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A good place to read...

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Musiciens sur la scène

Publié le par Bertrand

       Avec le début du deuxième semestre, la collaboration avec les musiciens devient plus signifiante. Jusqu'à présent, nous avons simplement oeuvré dans l'ombre avec Arlette qui se charge maintenant de la répartition des morceaux et de la distribution filiale des musiciens. L'un de ses buts déclarés est de mêler à cette expérience un maximum d'élèves lycéens. Mais nous avons aussi à nos côtés quelques adultes dont l'une de mes chères collègues, Christine, emballée par l'idée de jouer de la musique celtique aux côtés de son fils Kévin, lequel je retrouve toujours avec plaisir puisqu'il a déjà participé, en tant qu'acteur ou musicien, aux grandes aventures sur Jack, on the route again, (il était Jack, amenait avec lui un violon sur la route, jouait du Dylan pendant que je disais un texte) puis sur Gainsbourg, puis sur le Tennessee club (il jouait le fameux « Sur la route 66 » de Mitchell).
 
         Les musiques que j'ai proposées, toutes puisées dans les deux ou trois groupes écossais que j'écoute régulièrement, ont été sélectionnées ; de son côté, Jennifer a retenu des ballets. Je me suis exprimé sur ce point une autre fois dans ce blog. Nous prévoyons donc de nous réunir tous, acteurs et musiciens pour une répétition générale qui se tiendrait le 1er avril au Moulin à Sons. Ce serait l'occasion de se rendre compte de la gestion de l'espace qui constitue un réel problème lorsqu'on est nombreux sur scène. L'année du Tennessee, nous n'avions pas fait ce genre de répétition jusqu'à la veille du spectacle. Les choses s'étaient pourtant très bien passées, les musiciens évoluant presque naturellement sur scène puisque la scène était censée être un bar. Pas de changement donc cette année… La scène est, dans sa partie centrale, un pub et, dans un pub, on joue de la musique, celtique de préférence ! Surtout en Ecosse ! Quoique les sorcières nous entraînent vers d’autres cieux… Tangos et marakas !
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Noss Head from Girnigoe

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