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Loft History 2084 : le retour !

Publié le par Bertrand

Voilà donc le tableau d'exposition qui nourrit les scènes de l'acte 1. Nous avons déjà joué la version courte du Loft en ne faisant que les actes 2 et 3, c'était dans une salle à Ploufragan, devant un public de petits qui avaient beaucoup ri, ce qui nous avait aussi montré que la pièce pouvait se lire à un premier degré. Pour des raisons de distribution et de temps limité, nous avions donc opté pour cette version.

Solenn a par conséquent tout intéret à proposer ce "retour" dans le loft ! ...

"Depuis 2050, un régime totalitaire inspiré de celui imaginé par le « 1984 » de Georges Orwell, s’est mis en place et contrôle toutes les couches de la société. En 2084, les individus ne sont non seulement plus capables de penser par eux-mêmes ou d’exercer une activité librement, mais ils sont aussi contrôlés en laboratoire. Un vigoureux dispositif répressif veille à l’épuration. Les équipes d’une certaine «359 In Vitro » contrôlent les naissances et mettent en place une nouvelle humanité : les Alphas et les Bétas, qui ont quasiment remplacé les anciens hommes. Les derniers représentants sont appelés désormais « les Indécents ». Le type du mâle reproducteur intelligent est en voie de disparition.

Tirant parti de la peur du SIDA qui continue de sévir parmi les Indécents, et qui a pris des formes nouvelles puisqu’il se transmet aussi par la voie du sentiment, Big Brother, souverain absolu, décide d’exhumer le vieux concept du Loft Story…

Dans ce loft d’un nouveau genre, un seul mâle reproducteur sera mêlé à cinq jeunes femmes choisies par les soins de Big Brother. Comparés aux anciens lofteurs, ces lofteurs détonnent : en dehors du fait d’appartenir à la caste des Indécents, ils ont en commun l’amour du théâtre et de l’esprit critique. Le but que Big Brother poursuit avec la complicité de son associé 360 Spot, responsable du secteur multimédiatique, c’est, par le biais de cette émission jadis si populaire, de livrer une dernière bataille à la Pensée et aux passions diverses, afin de « récupérer » les lofteuses et de se débarrasser définitivement du mâle."


shotgun.JPGMais les idées et les passions ont la vie dure, et la résistance à la Pensée Unique n’hésite pas à s’affirmer, même au cœur du loft...

 

 



 

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Une periode de "secousse"

Publié le par Bertrand

Il y a, dans la période de création d'un spectacle, des moments réguliers d'immobilisme, où l’on travaille sur le fond, des périodes de « frémissement », ou des choses sont en train de se passer, et des périodes de secousse où tout se précipite.

La semaine qui vient de se passer est du genre « secousse ». D'abord, l'annonce par Aléas de la remise en ligne officielle de son site Internet (http://www.aleas.fr) et la découverte en page d'accueil de la couverture du « ceilidh ».  

Ensuite, la restructuration et rénovation du site de l'atelier d'expression artistique qui commençait à dater ! (http://www.atelier-expression-artistique.com)  Toute la séquence consacrée à la rubrique « en cours de création » permet enfin aux visiteurs de découvrir non seulement le synopsis de la pièce mais aussi de voir les photos des acteurs et des premières répétitions. Et puis Jenny est devenue une pro dans ce domaine, ce qui lui permet de rendre le site plus accueillant, ludique, plaisant.

Enfin, la restructuration suppose de la part de ceux qui s'en occupent une relecture de tout ce qui s'est passé avant, une analyse a posteriori de toute la filiation qui mène au travail de cette année. Un peu comme dans une autobiographie où l'écrivain reconstruit son passé à partir du présent, j'observe des lignes de convergence, des recoupements, des constantes.

Bien sûr il y a l'esprit de l'atelier qui subsiste comme moteur essentiel. Mais il y a aussi Shakespeare dont l'ombre plane définitivement sur pratiquement l'intégralité de ce qui a été mis en scène depuis 1996. De même, et cela est-il sans doute un effet shakespearien, on observe toujours une certaine dose de bouffonnerie, même au coeur des spectacles les plus tragiques comme c'est le cas cette année. Cela est-il dû aussi à nos deux vedettes de prédilection, Françoise et Jennifer qui parviennent toujours à bouffonner avec beaucoup de brio.

Enfin, à propos de retour en arrière, j'ai revu mercredi Solenn, figure phare de l'atelier puisqu'elle a joué dans Gainsbourg, elle était bambou dans le Loft, elle était Fleurette, dans le Tennessee, elle était Louise, celle qu'on surnommait Bambi… Elle a cette année un projet de théâtre pour financer une opération humanitaire : remonter le loft avec une troupe recomposée (dans laquelle figure malgré tout quatre anciens). Je soutiens bien évidemment ce projet et accepte avec plaisir le rôle qu'elle m'a confié, celui de Big Brother et de Lex… Elle me demande par ailleurs de lui fournir une petite synthèse de l'acte un que l'on ne pourra pas jouer à cause d'un problème de distribution. L'occasion de relire rapidement les scènes d'exposition et de fournir un résumé le plus clair possible. Je le mets en ligne demain, ce sera l'occasion pour le lecteur de redécouvrir cet univers inquiétant de la télé réalité. Ainsi les pièces connaissent-elle une nouvelle vie. 

 

 

 In the loft...

 

 

 

 

 

bobby.jpg 

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Le Ceilidh : répétition du 16 nov

Publié le par Bertrand

Encore une nette évolution aujourd'hui. Les textes sont sus ou à peu près. C'est toujours une épreuve pour les comédiens de monter sur scène sans le texte dans les mains. Cela donne une autre dimension aux personnages.

Julie a lu "Macbeth" que je lui avais prêté et elle avoue avoir saisi davantage à quel point son personnage est cruel. Cela se sent dans la façon dont elle assume le rôle. En même temps, je l'encourage à travailler davantage sur l'orgueil et la force de Rebecca. Rebecca a parfaitement conscience d'être à des années-lumière des autres comédiennes qu'elle considère comme des "bricoles".

Sélouane parvient très bien à ondoyer, tel le serpent, autour d'elle et à reprendre l'avantage, malgré la situation embarrassante dans laquelle il se trouve... Son personnage est aussi acteur que celui de sa partenaire. Quand il essaie de récupérer la situation, Rebecca lui tourne le dos et il prend le public à témoin de ses manigances et de ses sophismes... Cela crée une complicité intéressante à exploiter sur scène.

Léonor et Matthieu ont assimilé beaucoup des éléments indiqués la semaine passée. Il reste néanmoins tant de nuances à faire sentir au spectateur, notamment dans la relation entre Max et Heather. Ces deux personnages jouent un peu au chat et à la souris. Heather a un côté Mélusine. L'excitation de retrouver son pays la rend fuyante quand il la voudrait proche. Ce marivaudage peut-être une idée intéressante à souligner dans le travail de la scène.

Quant à Suzy, elle a trouvé une façon de jouer, elle a cette qualité de souplesse et d'écoute qui lui permettra d'envisager lsans complexe le ridicule de son personnage et de pousser plus loin cette forme particulière d'hystérie orgueilleuse d'une belle sorcière qui joue la femme fatale !
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Going down to the beach from Girnigoe...

 .

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La parution du "ceilidh" chez Aléas.

Publié le par Bertrand

Ultimes négociations ces derniers jours chez Aléas : l'éditeur annonce la publication du livre aux alentours du 15 décembre prochain au plus tard.

Les choses se sont précipitées : les livres précédents étaient imprimés en Bulgarie. Depuis vendredi, l'imprimeur a changé. Il est situé sur le territoire français. Ce qui implique une publication plus rapide des trois ouvrages en liste d'attente chez Aléas, dont "le Ceilidh".

La promotion va donc pouvoir commencer, pour un ouvrage à 12 euros. S'il est de la qualité des précédents, ce n'est vraiment pas cher, d'autant qu'il comporte davantage de pages et que la couverture est en couleur. J'en fais d'ores et déjà une commande groupée pour les membres de l'atelier qui vont pouvoir travailler sur un texte définitif et soigné dans sa mise en page.

Une ultime retouche est portée cet après-midi : il s'agit d'une intempestive erreur d'orthographe qui s'est glissée en page 3 de la version PDF, et d'une petite chicane dans une citation de Shakespeare en anglais "we are such stuff as dreams are made of and our little life is rounded with a sleep"...

 Comme quoi, on n'en finit jamais avec la chasse aux coquilles. Heureusement, grâce aux mails, l'erreur a d'ores et déjà été effacée...

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Down Girnigoe Castle

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La musique dans le ceilidh

Publié le par Bertrand

Rencontre riche et constructive hier au sujet de l'organisation du spectacle... La dimension musicale donne du relief à la pièce, cela s'est avéré dans le cas des pièces passées. Parce que les musiciens sont sur scène, parce qu'ils jouent en intéractivité avec les comédiens, parce qu'ils ont leur place prévue dans le scénario... Notre chance cette année, c'est l'avance acquise. Arlette va pouvoir donner aux musiciens le temps et la mesure...

Les morceaux retenus sont ceux qui étaient prévus dans le scénario. Pas de difficulté majeure pour l'interprêtation de ces morceaux que j'avais retenus et qui sont, en majorité des "classiques" découverts en Ecosse au cours de mes séjours.

Aux yeux d'Arlette, l'intéret est justement dans le défi que toute proposition offre à l'équipe... Elle envisage une chanteuse, une harpiste, des instruments variés aux deux pôles de la scène, côté cour les instruments mobiles, côté jardin, les instruments fixes, flute traversière, violon, accordéon, violoncelle, batterie,épinette, guitare, synthétiseur, clarinette...

En termes de chants, on maintient le "Fuck them all" de Mylène Farmer dont le texte rejoint curieusement le sens de la pièce, on maintient aussi un chant gaélique qui sera, pour les chanteurs, la base d'un travail phonétique et puis, à certains moments de la pièce, j'interviendrai en lecture sur fond musical, lecture du texte gaélique que m'a fourni Margaret et lecture du magnifique texte de Silly en vieil écossais : "hame"... L'occasion de faire entendre cet anglais si particulier juste au moment de l'épilogue, quand l'embarcation s'éloigne en direction des Iles Orcades.

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Music in the Highlands

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