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Des examens « pour rire » ou le rire, sujet d’examen... (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

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Cette disposition du rire qui vise à rassembler les rieurs aux dépens d’un bouc émissaire (un dindon de farce) est examinée à la loupe par le moraliste La Bruyère. Il s’agit, pour ce connaisseur de l’âme humaine, d’isoler (comme le font aussi très bien d’autres moralistes comme La Fontaine et Molière) des groupes sociaux constitués, de petites républiques, (précieuses, bourgeois, femmes savantes, apprentis Trissotin...) et d’analyser le type de rire qui les secoue en grappes et qui les constitue en meute autour d’un noyau dur, intraitable, aux dépens d’un intrus providentiel, objet de la curée des rires. On ne trouve rien de bien dit ou de bien fait que ce qui part des siens.

                Comme les deux auteurs précédents, Axel Kahn constate la férocité du rire. Il existe toute une gamme de mises en cause des personnes par le moyen du rire. Cela génère chez « les victimes » un malaise profond : ils se sentent par là d’autant plus gravement bafoués dans leur dignité que la dérision s’accompagne d’une vacuité émotionnelle. Au-delà de l’indignité d’un tel rire qui, d’une certaine façon, abolit l’humanité du « roseau pensant », l’auteur souligne sa force « décapante », « ravageuse ». La déférence, la peur, l’attachement passionnel, voire l’adoration, ne résistent pas à l’éclat de rire... Par la grâce du rire, l’homme prend ses distances par rapport à ces forces obscures qui pourraient l’écraser.

                De la même façon, Dominique Noguez insiste sur cette nuance du rire que constitue l’humour. L’humour est une médiation qui implique de la part de celui qui l’utilise à la fois « subtilité » et « impassibilité » et qui s’accompagne d’une mise à distance de la pulsion du rire et de la chose dont on rit. L’humour est contre le rire en ce qu’il est une manœuvre pour s’en protéger. On a vu que le rire pouvait être dangereux et devenir la manifestation relativement agressive d’une sanction collective. L’auteur fait d’ailleurs référence à Bergson à propos de qui il écrit : c’est une des manières dont la société entend corriger- Bergson dit même châtier - la raideur ou l’inadaptation de ses membres. Pour échapper au « lynchage » du rire, l’humour opère à la façon d’un « paratonnerre » et empreinte la mine du « sérieux » pour rire sous cape.   

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Des examens « pour rire » ou le rire, sujet d’examen... (2/3)

Publié le par Eric Bertrand

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Cet ensemble de textes d’origines diverses analyse la fonction que peut avoir le rire en société. Deux fonctions principales se dégagent : celle qui fait du rire un véritable acte de prédation (le rire constitue une prise de pouvoir) et celle qui fait du rire (notamment par le biais de l’humour) un moyen de libération existentielle.

                Le lecteur se souvient peut-être que le philosophe Bergson dans son fameux essai sur « le rire », insistait sur le danger de « la mécanique » qui est en l’homme, mécanique « plaquée sur du vivant » et qui le rend, quoi qu’il fasse, malencontreusement risible ! A travers l’extrait, il analyse le fonctionnement de cette sorte de mécanisme actif qui s’active au moment de la relation à autrui. Nous devenons alors, les uns en présence des autres, des machines implacables, mues par une sournoise volonté de prise de pouvoir par le rire. Le rire est simplement l’effet d’un mécanisme monté en nous par la nature. Animés de l’instinct de dérision, nous cherchons à prendre le dessus par ce rire redoutable qui vise à l’humiliation de l’autre (et ainsi l’autre devient, entre nos doigts manipulateurs, une marionnette dont nous faisons rire le groupe auquel nous appartenons et que nous avons pris le parti d’amuser). Il a pour fonction d’intimider en humiliant. (...)

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Des examens « pour rire » ou le rire, sujet d’examen... (1/3)

Publié le par Eric Bertrand

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Ce titre ne désigne pas un maquillage ou une quelconque ironie. Il s’agit de revenir sur le sujet donné à l’examen la semaine dernière en classe de BTS sur le thème du rire. Les étudiants ont eu cette année à réfléchir sur deux thèmes : le sport et le rire.

                C’est le rire qui a éclaté au grand jour et sur lequel je propose au lecteur de bien vouloir se pencher à travers les documents ci-dessous disponibles.

http://brunorigolt.blog.lemonde.fr/2012/05/14/bts-session-2012-epreuve-de-culture-generale-et-expression/

                A vos zygomatiques ! Quelques pistes demain !

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Le grand amour du Petit Prince. (E.Bertrand / C.Bourgeois)

Publié le par Eric Bertrand

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A la demande de l’une de mes lectrices qui me confie se laisser porter par l’air de la chanson et d’oublier parfois de regarder les paroles, je propose les paroles qui accompagnent le clip remis en ligne hier et pour que Fred (qui se spécialise toujours plus dans le domaine de la vidéo) promet encore de perfectionner...

 

Jette ton casque et tes lunettes,

Avec moi tu changes de casquette.

Branche donc le pilote automatique.

Et envoie des dessins supersoniques.

 

Refrain

Vocalises

 

Prends tes crayons et tes marqueurs,

Oublie l'aviateur, deviens dessinateur.

Allez vas dessine moi un désert.

Un désert avec ou sans canadaire !

 

Pour l'avion dessine deux hélices,

Des ailes dans une pluie de délices.

Tout au fond du désert dessine une panne,

Je suis dans le cockpit sans jerricane.

 

Refrain

 

Allez dessine moi un mouton,

Un mouton avec tous ses flocons.

Un mouton qui avance et qui bêle,

Un mouton qui vient quand on l'appelle.

 

Dessine moi un éléphant rose,

Un renard bien planqué dans les roses.

Un serpent qui n'est pas (en)chewing-gum.

Un petit Prince pas plus haut que trois pommes.

 

Refrain

 

Des lumières et des lampadaires,

Et des allumeurs de réverbères.

Des soleils qui se couchent et qui se lèvent.

Des feux qui vont et viennent sur la grève.

 

Allez dessine moi un rival,

Un serpent qui aurait la fringale.

Et si le serpent vient où ma rose m'attend,

Moi je te dessinerai le serpent !

 

Refrain

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Retour du Petit Prince

Publié le par Eric Bertrand

 

 

Pour des raisons obscures, sans doute un renard, un serpent ou une mauvaise rose, le clip du « Petit Prince » réalisé avec brio par Fred à partir de la chanson écrite avec Christian, revient enfin sur « You tube ».

            Vous êtes nombreux à m’avoir demandé ce qui lui était arrivé. L’occasion de redécouvrir cet univers qui renvoie à un travail mené en 2010 et dont il a été amplement question dans ce blog à cette époque !

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