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Dire la poésie et dire Victor Hugo

Publié le par Eric Bertrand

             Dire la poésie est affaire de pudeur. Souvent, l’opération se joue « à huis clos » dans le secret de la conscience et de l’intimité. Baudelaire dit assez bien l’opération particulière qui se fait au moment de la lecture de la poésie. Mais quand cette lecture devient publique, difficile d’éviter la déclamation ou l’emphase.

             Je trouve particulièrement émouvant cette « lecture » que nous offre cette jeune étudiante chinoise... Assortie de son commentaire, on constate que l’émotion que provoque une poésie naît souvent d’un écho personnel...

             Par ailleurs, moi qui ai enseigné le « français langue étrangère », je suis aussi sensible à l’hommage aux grands auteurs que rendent ces étudiants étrangers... Ils considèrent avec un immense respect des textes que nos étudiants natifs ont tendance à balayer du revers de la main.

 

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Horizon Nantes-La Rochelle : l’état du dernier travail d’écriture

Publié le par Eric Bertrand

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                J’avais annoncé il y a quelque temps que j’étais dans une phase de précipitation et que je sentais que l’ouvrage allait enfin pouvoir se ficeler... C’est toujours vrai, mais je modère mes propos ! Pas de précipitation ! Pas d’échéance définitive liée à des contraintes de dates ! Ce serait céder à la tentation d’une logique plus « commerciale ».

                Le fait est que j’ai manqué de temps (logique, dans une période de fin d’année scolaire où il y a toujours fort à faire). Ce délai est aussi lié à la volonté d’approfondir mon sujet en profitant de sources que je veux exploiter : les ressources de la médiathèque de la ville et celles du tourisme... Non que je veuille réaliser un ouvrage savant, mais plutôt pour me donne le temps d’aller davantage à la rencontre de mon personnage et de la ville qu’il découvre. Toujours La Rochelle...

                 Il y a notamment, à partir du mois de juin, une attraction qui s’appelle « Ronde de nuit » et qui consiste à visiter La Rochelle secret... Moment important qui devrait mettre la touche finale à cet assemblage d’impressions, d’intuitions et de connaissances qui vont nourrir le livre. Et puis un retour à Nantes, second volet de cet ouvrage sera bien venu dans ce temps de vacances à venir.

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Un article dans le Nieul Magazine

Publié le par Eric Bertrand

 

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                 Au détour de cette série consacrée à une auteure nieulaise, je mets en ligne aujourd’hui cet article paru dans le petit magazine trimestriel paru ce mois de juin dans notre commune qui a décidé de consacrer une chronique régulière aux écrivains du lieu.

                 C’est une initiative qui va bien dans le sens de la politique culturelle de la commune dans le sens où elle s’efforce d’encourager les habitants à aller au devant des artistes et d’échanger très spontanément et simplement autour de ces derniers.

 

Eric Bertrand est nieulais, voyageur

invétéré mais aussi écrivain à la

plume sensible dans les domaines

qui l’animent, et ce que l’on pourrait

communément appelé un « touche-àtout

littéraire ».

Né à Metz d’un père rétais, Eric

Bertrand, à l’origine enseignant,

a répondu à l’appel de l’océan

atlantique voici 5 ans, en posant son

écritoire et ses valises à Nieul.

L’auteur a débuté par des études

de lettres à Lyon avant de

devenir spécialiste dans les écrits

romanesques de Victor Hugo. Il

a assouvi ensuite sa passion de

communiquer au travers de l’écriture

et des 14 ouvrages qu’il a rédigés à

ce jour.

Sa dernière oeuvre intitulée

« l’organisme » nous entraîne dans le

dédale incommensurable du mal de

vivre d’un adolescent fragile, fuyant

la réalité et ses contrariétés en se créant un monde fantastique. L’ado fragile se

métamorphose en insecte et rencontre un autre insecte mutant : un prof.

Présent à la bibliothèque lors de la rencontre des auteurs Nieulais face à leurs

lecteurs, il a su captiver son auditoire en donnant lecture de pages extraites de

ce livre. Chacun a pu découvrir et apprécié le talent de cet auteur mêlant à la

fois humour, absurde et détresse au milieu de toute une palette de sentiments et

d’impression.

Il ne restait plus qu’à l’imagination de faire le reste.

Pour mieux connaître cet écrivain aux multiples facettes, nous vous invitons à

visiter son site mais également son blog, aussi intéressants et généreux que

l’est l’homme lui même. De l’analyse de film, à l’écriture de chansons, de pièces

de théâtre aux maximes et citations, son regard curieux se pose toujours avec

sensibilité et gourmandise sur son environnement, prétexte à nous livrer ses

ressentis.

Erik.bertrand@orange.fr

Blog : http://genese.over-blog.com

Sites : http://www.ericbertrand.fr et http://www.atelier-expression-artistique.com

 

 

 

 

 

 

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« La Passion d’Anna Blaine » de Pernelle Sévy (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

 

 

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                  Avec la sensibilité écorchée vive de son personnage et la précision de l’écrivain qui s’est documenté et qui connaît bien son sujet, Pernelle Sévy nous amène dans ces rues familières de Royan jusqu’au moment de la guerre. Insouciante avec son frère, résistante à sa façon, Anna Blaine continue d’arpenter un périmètre qui lui est cher. Elle a déjà beaucoup lu, et beaucoup réfléchi sur la peinture. En compagnie d’Emmanuel, elle s’est exaltée devant des œuvres contemporaines et notamment le tableau de Guernica dont elle a perçu la tragique beauté... Lorsqu’il peint Guernica en 1937, la force de Picasso est d’avoir laissé planer une ombre au-delà du tableau. La mécanique du massacre, le « pignon sur rue » de l’atrocité et la roue libre de la violence absurde tournent désormais dans le vide du siècle...  

                 La ville de Royan n’échappe pas à cette logique infernale et dévastatrice... Avant la Libération, la ville est victime d’une « bavure » : la perspicacité d’Anna finira par révéler cet aspect inconnu du « bombardement de Royan ». Mais il y a aussi, derrière cet épisode tragique, une dimension relationnelle épouvantable... Poussée par la rage de la passion, le personnage d’Anna Blaine s’inscrit dans la lignée des « Diaboliques » que décrit Barbey d’Aurevilly. Anna porte en elle la croix d’une faute dont, quoi qu’elle fasse, elle ne parviendra jamais à se libérer...

 

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« La Passion d’Anna Blaine » de Pernelle Sévy (2/3)

Publié le par Eric Bertrand

 

 

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                  Le récit de Pernelle Sévy commence comme une nouvelle de Maupassant ou de Zweig... Par un enchâssement. La narratrice s’est liée d’amitié avec une dame d’un certain âge qui s’appelle Anna et qui l’accompagne dans des promenades vivifiantes en bord de mer. En sa compagnie, la ligne de l’horizon se redessine, changeante, inattendue, éblouissante. Pernelle Sévy évoque avec délicatesse les buissons de lentisques, le serpolet, le bleu du ciel, les courbes plates et la craie de falaise blanche que les sentiers de ces communes du nord de La Rochelle (si chères à Simenon) font parcourir. Mais en même temps, la conversation des deux femmes imprègne le paysage, lui ajoute le pinceau des peintres qu’Anna a côtoyés du fait de son ancienne activité dans une galerie parisienne.

                  J’ai aussi évoqué l’univers de Zweig car le titre résonne de ce fonds de passion qui anime les personnages des nouvelles de l’écrivain autrichien comme « 24 heures de la vie d’une femme » ou « Lettre à une inconnue ». Inconnue, Anna l’est au fond elle aussi car, un jour (fin du prologue), la narratrice apprend avec stupéfaction le suicide de son amie. Elle découvre alors, en même temps que le lecteur, une lettre dans laquelle Anna livre son secret.

                  Il faut remonter aux origines de « la fêlure » qui explique en partie le suicide... Pour cela, Anna plonge dans cette enfance qui la ramène à Royan, aux côtés d’un père boulanger, d’une mère coquette et autoritaire et d’un grand frère chéri, Emmanuel, avec lequel elle a très tôt partagé la passion de l’art et des livres, le plaisir de penser, puis les plaisirs plus troubles du corps. Car, au creux du cœur noué d’Anna, c’est le souvenir du drame d’un amour passion, d’un amour tabou qui se love.

 

 

 

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