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Gulliver, première et dernière !

Publié le par Eric Bertrand

 

            

 

SPECTACLE     VENDREDI 27 MAI 2011    20 H

COLLEGE BEAUREGARD    La Rochelle

 

"Gulliver mis en pièces", joué par les élèves de 6D

 pièce créée à partir d'une réécriture de l'œuvre de Swift ...

 

Production : l'équipe enseignante de 6D & Martine FONTANILLE

 

,             C’est ce soir ! La dernière répétition a eu lieu mercredi et les élèves, comme à leur habitude, sous le poids de la pression, ont enfin progressé. Certains y prennent un réel plaisir : il faut voir par exemple cette Lilliputienne vendeuse de poulet à son stand en carton (Lili Tourne-broche) ou cet autre Lilliputien jouer les Buffalo Bill avec son lasso et son chapeau de cow-boy, Lili Tournedos... ou encore ces trois « princesses Lilliputiennes » arpenter le sable de la plage en rêvant de séduire le prince...

               Il n’y aura pas de documents sonores, ni aucune photo, droits de l’image oblige, ce qui est dommage car on perd un peu de l’euphorie du spectacle. D’autant qu’il se joue à huis clos et en vase clos : la capacité des salles de classes étant réduite, nous avons limité les entrées à la « garde rapprochée » des élèves.

               C’est donc dans le plus grand secret qu’on jouera et tout ce que je puis vous promettre sur ce blog, c’est un bilan écrit. L’équipe se réunira ensuite pour un repas convivial et mérité ! 

 

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"Je vais bien, ne t’en fais pas", le livre...

Publié le par Eric Bertrand

                      J’avais tellement aimé le film que je me suis procuré le roman d'Olivier Adam... Pour une fois, j’ai été déçu par la version littéraire. Toute la force du scénario se dilue dans une écriture qui ne satisfait pas et des analyses qui laissent le lecteur sur sa fin. Dans le film, certains épisodes sont forts, dramatiques, émouvants... Ils se perdent ou s’évanouissent dans le roman.

                      Pas d’hôpital pour Lily (qui s’appelle Claire), à peine un début d’anorexie, pas de relation amoureuse (en revanche des aventures d’un soir du genre plutôt raccoleur d’ailleurs), pas d’approfondissement de la psychologie des parents ou du père (si bouleversant dans le film), pas de véritable dénouement ni même de « chute », cette chute qui causait une secousse au spectateur...

                      Bref, j’avais pensé (pour changer de registre) le faire étudier éventuellement à des élèves de collège, c’est raté ! Je me contenterai du film, à revoir avec plaisir, quoi qu’il en soit.

 

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« Midnight in Paris » (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

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             Chaque nuit, rendez-vous avec la société littéraire et artistique de l’époque : Gertrude Stein, Hemingway, Dali, Man Ray, Picasso, et l’une de ses maîtresses, une certaine Adriana (distinguée Marion Cotillard) dont il s’amourache. Le contraste avec la vie réelle et les préoccupations d’ameublement du futur appartement à Malibu est cuisant. Le stress galopant de 2010 contre la fièvre bouillonnante des salons d’artistes. Hemingway, Gertrude Stein, Picasso interviennent dans la vie de Gil, lui donnent des conseils et des avis et lui permettent peu à peu de sublimer son art.

              C’est un véritable « stage chez Gertrude Stein » que Gil suit aux côtés de cette société électrique. Et Gil peut enfin s’épanouir... Il va même jusqu’à suggérer ses idées à d’autres artistes, par exemple, le cinéaste surréaliste Bunuël à qui il propose un film sur des bourgeois enfermés dans une même pièce et qui se transforment progressivement en bêtes sauvages... En rhinocéros ! « Paris est une fête », et l’amour y prend toute la place dans les années 20. Gil vit logiquement une aventure avec Adriana qui vient de « casser » avec l’insupportable Pablo et sa « Baigneuse ». Elle aussi rêve d’une époque meilleure. Le Paris de la Belle Epoque... Avec Adriana, il fait à nouveau « un pas de côté » et pousse la porte de chez Maxime où il rencontre Lautrec, Gauguin et Degas. C’est que, comme Gil, Adriana est profondément insatisfaite et poursuit un rêve inaccessible dans un monde bien dérisoire...

               Ce film, où la magie l’emporte sur le réel, où la lumière du conte l’emporte sur celle de l’éclairage urbain, est une méditation caustique sur le sentiment de la futilité et de l’absurdité. Tous les artistes poursuivent un rêve. Au fil des images, Woody Allen interroge la genèse de toute œuvre... Sous la page blanche, sous l’écran et la toile, sous le drap immense de nos nuits, palpitent les lampes magiques des « malins génies » du passé, Hemingway ou Picasso, Proust ou Lautrec. Ces malins génies éclairent un peu nos pauvres vies et enrichissent l’œuvre que tout artiste laisse en héritage.     

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« Midnight in Paris » (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

            Les douze coups de minuit et le conte de fée s’arrête... A moins qu’il ne commence ! La scène est à Paris, un Paris de carte postale (musique de Sidney Bechett et succession de plans dés les premières images du film de cet amoureux de Paris qu’est Woody Allen...) « Paris est une fête » : Ernest Hemingway avait lui aussi, en son temps, célébré la fête parisienne.

            Comment célébrer Paris ? Quand on est un jeune couple d’Américains friqués et qu’on dispose en plus du portefeuille « confortable » d’une belle-mère chaperon... Il faut sauter de taxis en taxis, aller à toutes les expos, dîner dans les grands restaurants, acheter des pièces rares chez les antiquaires et passer le week-end « à la campagne », traduisez : le Mont Saint-Michel !

            Le personnage principal de « Midnight in Paris », Gil Porter, est un doux rêveur aux vélléités d’écrivain, et il subit docilement le grand train de vie de sa future épouse. Comme souvent chez Woody Allen, rien ne l’unit à sa ravissante fiancée, sinon le goût commun pour la cuisine indienne ou la sexualité galopante. Mais au fond, à travers le dédale parisien, Gil poursuit un rêve secret. Nostalgique des années 20, amoureux des flâneries et de Paris sous la pluie, il est la plupart du temps frustré. Jusqu’au soir où il se libère...

            Plutôt que de subir les discours intellectuels forcenés d’un ancien ami de sa fiancée rencontré dans une expo, il fait un pas de côté et se retrouve à minuit dans une rue, sans pouvoir retrouver son chemin. Une voiture capitonnée, style Delahaye des années 20, s’arrête à sa hauteur et ses occupants l’invitent à monter... A son bord une joyeuse société, amenée par un certain Scott Fidzerald et sa Zelda... Imaginez la tête de Gil ! « Tendre est la nuit » et champagne pour tout le monde... L’aventure ne fait que commencer... La suite demain !

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"La mort du roi Tsongor" de Laurent Gaudé

Publié le par Eric Bertrand

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               Toute la ville de Massaba vibre de l’annonce du mariage de la fille du roi Tsongor, Samilia, qui doit avoir lieu le lendemain avec Kouame, le prince des terres du Sel. Mais le ciel se couvre car revient Sango Kerim, celui à qui la princesse avait promis, alors qu’ils étaient enfants, de lui donner sa main. Il a couru le monde et est venu réclamer son dû.

               Pour éviter le conflit entre les deux hommes, Tsongor demande à Souba, son fils cadet, de parcourir le monde et de lui édifier sept tombeaux. A ce moment seulement son âme sera libérée, et cessera d’errer en attente de l’apaisement de la mort. Pour l’heure, il confie à son fidèle Katabolonga la mission de l’aider à mourir afin que le deuil protège le royaume. Mais rien n’y fait et les deux rivaux se lancent dans une guerre sanglante que même ne peut arrêter.

               Le roman fait alors défiler des silhouettes effrayantes qui jouent le jeu de la dissuasion avant de se livrer aux pires atrocités, chacune des tribus ayant ses propres rituels d’exécution de l’adversaire. La guerre s’enlise et semble ne jamais devoir se terminer, Masssaba tient toujours et Sango Kerim persiste. Samilia décide alors de se donner à Sango Kerim pour honorer sa promesse et mettre un terme au massacre. Stratégie vaine... Le guerrier ne veut en aucun cas abandonner la ville, au contraire, il souhaite la lui offrir plutôt que de faire d’elle une errante.

                  La guerre continue donc et finit par lasser Kouame qui, sentant la fin venir, vient réclamer une nuit d’amour à Samilia. Samilia la lui accorde car, au fond d’elle, elle sait très bien que c’est lui qu’elle aime. Ragaillardi par le feu de ce corps, Kouame reprend la guerre avec un acharnement redoublé. Samilia qui s’en va... Dans son errance, elle s’écarte du champ de mort et reste, avec son frère cadet Souba, la dernière mémoire du roi Tsongor.

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