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La Rochelle, cité d’indépendance (3/7)

Publié le par Eric Bertrand

 

 

Rue le 31 (13) [1600x1200]

               A la période des guerres de religion, l’histoire de la Rochelle devient indissociable de la confrontation qui ensanglante le royaume et génère un vent de folie qui culmine à l’année du Grand Siège, lorsque Richelieu décide de partir en croisade pour l’absolutisme royal et d’en finir avec l’insoumission.

              La ville conserve la mémoire vive de ses origines et aujourd’hui encore, la marque du protestantisme est toujours présente à travers un certain nombre d’indices, dans les noms de ses rues ou dans les murs de ses plus vieilles bâtisses.

              Jeanne d’Albret, Henri de Navarre, Catherine de Parthenay, François de la Noue, Gaspard de Coligny, Aimé-Benjamin Fleuriau, Jean Guiton, Léonce Vieljeux, Léon Delmas... autant de  grandes figures protestantes dont le destin est lié intimement à celui de la cité huguenote.

 

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Version documentaire : La Rochelle, cité d’indépendance (2/7)

Publié le par Eric Bertrand

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              Dès son origine, La Rochelle s’est affirmée comme une cité indépendante. Tournant le dos au reste du royaume, privée de tout fleuve qui l’aurait ramenée vers l’intérieur du pays, la cité attend tout de l’océan. Pour l’encourager dans cette voie, son administration est, par surcroit, un modèle du genre...

              En effet, Depuis Aliénor d’Aquitaine, elle a bénéficié de droits exceptionnels qui ont fait d’elle une cité indépendante, sans seigneur, sans impôt, libre de battre sa propre monnaie et d’entretenir commerce avec le reste du monde.

              Au début du XVI° siècle, la vague de la Réforme qui arrive des pays du nord submerge la ville et va rapidement orienter son destin. Désormais, la grande majorité des habitants est protestante et, dans un pays où le monarque de droit divin est catholique, ce protestantisme affiché va déranger et secouer les murs de la vieille ville.

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Version documentaire de l’ouvrage sur La Rochelle (1/7)

Publié le par Eric Bertrand

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             Dans ces temps de rentrée passablement « bousculés »  j’ai pu cependant finaliser mon travail sur la « version documentaire » de mon ouvrage qui constituera une publication en soi.

             De nouvelles promenades, de nouvelles photos et quelques articles supplémentaires que j’ai le plaisir d’offrir au lecteur de ce blog dans les jours à venir... L’ouvrage a donc été envoyé hier, à l'issue des « journées du patrimoine ». Il cumule photos et articles courts et fournit une version inédite du site sur La Rochelle que le lecteur a déjà pu découvrir ! 

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Journées du patrimoine à La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

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              Je m’étais donné cette dernière échéance avant d’envoyer à mon éditeur le second ouvrage ayant trait à la ville de La Rochelle... Les journées du Patrimoine... Il y avait encore quelques lieux où je souhaitais entrer pour aller plus loin dans le travail d’enquête et de photos que j’ai réalisé pratiquement depuis la date de notre arrivée dans la ville.

              Samedi matin, à la première heure, le lycée Dautet ouvrait ses portes. Toute une histoire qui revient puisqu’elle remonte notamment à l’acquisition par la riche famille Duperré de ce bâtiment qu’elle a par la suite étendu afin de convenir aux 22 enfants. Parmi ces enfants, la future femme de Laclos, l’homme par qui le scandale arrive dans cette famille aux idées progressistes et proches de Voltaire. Un parfum de scandale qui passe par la légende du souterrain permettant des rencontres galantes entre les deux amants. Souterrain que j’imagine autrement, quand on connaît le raffinement rococo de l’époque libertine... On sort du « souterrain » et on a vue sur le bunker qui a servi d’abri aux officiers allemands pendant la seconde guerre mondiale. L’hôtel Duperré est devenu en effet le siège de la Kommandantur à cette période.

               Samedi après-midi, avant une recherche effrénée dans les rues à la quête d’un vestige insolite, j’ai pu pénétrer dans les murs de l’hôtel Champlain dont la propriétaire proposait une visite. La demeure est un héritage familial. Elle donne sur un beau jardin qui conserve l’ancienne façade du couvent des Hospitalières.

               Autant d’éléments qui font écho à ce qu’il y aura dans mon livre. Il peut désormais voler de ses propres ailes sous le titre : « les cent tours de la Lanterne magique ». Du reste, pour prolonger ces moments de patrimoine, voici, dans les jours qui viennent, d’autres articles consacrés à La Rochelle.

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La dernière chanson de Julien Clerc : Hôtel des Caravelles

Publié le par Eric Bertrand

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             C’est soudain un air de valse au coin d’une rue, quelque chose qui sonne comme la musique d’un orgue de barbarie, et qui attire l’oreille, fait défiler des visions de printemps, des regards de femmes amoureuses. L’orgue de barbarie s’envole... Il y a cette voix, le « rêve familier » de Verlaine, comme un tableau de Renoir, l’oeil émoustillé de la femme en bleu du « Moulin de la Galette ».

             Les ailes tournent, le cidre pique, et elles traversent les années, ces petites bulles de bonheur qui voltigent dans le temps. Etrange sérénade, presque mélancolique, qui rappelle l’euphorie d’autres chansons de Julien, « Sonnez crécelles, jouez violons », « Je sais que c’est elle », « Danses-s’y »...

             « Aujourd’hui, c’est le printemps », « un jour merveilleux, pour être amoureux ». Le sempiternel refrain s’élève dans les airs, s’allie au rayon de soleil, se déploie, s’arque en ciel, fulgurant jet d’eau qui va filtrer « derrière la fenêtre à l’espagnolette ».

 

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