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Imaginer Simenon à La Rochelle (2/4)

Publié le par Eric Bertrand

Rue le 31 (8) [1600x1200]

             Depuis des vacances à l’île d’Aix, Simenon est tombé amoureux de la région. La silhouette des deux tours à l’entrée de La Rochelle dessine vite au fond de lui la fondation de l’œuvre à venir... Une œuvre qui s’enfoncera dans les ruelles de la vieille ville, ses allées couvertes, ses passages obscurs, ses magasins à bazar, ses vaisseaux oscillant entre les sournoiseries du port et les secrets du grand large...

             Simenon se délecte des changements du ciel rochelais, du mouvement des nuages qui sont autant de frégates auxquelles il lui arrive de participer. La platitude du pays d’Aunis lui rappelle un peu la Belgique de sa jeunesse. Mais une Belgique plus colorée, plus cuivre et or, où les voiles déchirent la grande toile du ciel.

             Il a séjourné d’abord rue d’Albret, près du Mail, dans ce quartier de grosses maisons où il a des amis. Il habitait la villa Agnès avant d’acheter le domaine de la Richardière tout près de Marsilly.

 

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Imaginer Simenon à La Rochelle (1/4)

Publié le par Eric Bertrand

La Rochelle Toussaint (8) [1600x1200]

             Cela a commencé en 1927, l’écrivain belge Simenon découvre la région par l’ile d’Aix. Il en tombe immédiatement amoureux et déclare à sa femme Régine avec qui il voyage qu’il souhaite s’établir dans cette ville...

             A l’occasion d’un retour sur Simenon sur lequel une étudiante m’a posé une question, je propose dans les jours à venir une série de trois articles qui consisteront surtout à le mettre en scène de façon réelle dans l’espace de la ville.

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Livre et changement d’éditeur

Publié le par Eric Bertrand

Highlands1 (202) [1600x1200]

                Un regard du côté de mon futur éditeur dont le site continue de se construire et qui attire l’attention du lecteur sur le domaine des nouvelles technologies à travers deux articles fort intéressant à consulter !

                Je sais que certains de mes lecteurs ont du mal à se résigner à cette idée du livre, mais que ceux là se rassurent, il y aura possibilité d’une version papier.

 

http://alteredition.net/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=30&Itemid=53

 

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Nolwenn Leroy et le « Balcon en forêt »

Publié le par Eric Bertrand

Il y a des romans qui incrustent dans la mémoire des médaillons de silhouettes indissociables de leur origine, un subtil dosage entre l’humus du style et la référence à un territoire. Lorque je suis arrivé en Bretagne, je lisais « le Balcon en forêt » de Julien Gracq. Nous avions loué un petit cottage sur la côte nord et nous faisions de grandes balades sur le rivage, dans la bruyère et l’écume. La forêt n’était jamais loin, les forêts sont mythiques en Bretagne et elles prolongent dans l’imaginaire les mille histoires de l’antique forêt de Brocéliande.

                 La petite Mona apparait un jour sous un chêne, sous sa capeline, jouant à cloche-pied avec les gouttes, s’amusant de sa nature farfadette. Et l’aspirant Grange, l’un des rares personnages de l’histoire (une romance à deux), la raccompagne sous la pluie et se met à l’attendre chaque jour dans les sentiers mouillés. Chevelure épaisse, yeux malicieux, bijoux et tenues fantasques, c’est un peu de la Mona du « Balcon en Forêt » que je retrouve dans le clip de Nolwenn Leroy.

 

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Bon prof, quel punch !

Publié le par Eric Bertrand

             

              J’avais déjà établi ce concept dans « l’Organisme » et j’y reviens aujourd’hui pour souligner que l’image du boxeur va au-delà des métaphores du gant de boxe et du peignoir... Le match commence tôt, très tôt. Et parfois se déroule en 6, voire 7 rounds. A ces matchs-là, il n’y a jamais de shows ni de paillettes pour réjouir et appâter le public.

              Sans effets de muscles, sans coach, le visage et le torse sobres, le prof tient le choc et accueille au fil des heures les jeunes loups. Il connaît les règles du ring. Constamment défier des classes de 37 punchers en éveil (pas toujours à l’offensive du reste, parfois engourdis, voire KO), tâcher de les intéresser, varier « les coups », les parer, les anticiper, reprendre son souffle, ne pas laisser paraître la fatigue. Le ventre qui tord, l’œil au beurre noir, la vilaine crampe, c’est pour le vestiaire.

               Bien parcourir le ring, rester dans les cordes, guetter les coups bas, tenir un rythme, ne pas montrer de signes de faiblesse, jouer des jambes, de la voix, de la main, de l’esprit, envoyer des chiquenaudes toujours bien maîtrisées (surtout ne jamais toucher l’adversaire !), se passer l’éponge sur le front, boire à l’intercours dans sa petite bouteille d’eau d’évian...

               Autant de mouvements qui ne s’improvisent pas en salle mais qui se cultivent au jour le jour par une hygiène de vie, préparation physique, préparation mentale, souplesse des rotules et souplesse de pensée.

 

 

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