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Un exemple de travail d’écriture sur « l’Assommoir » : (1/3)

Publié le par Eric Bertrand

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                  Malgré la « résistance » de mes secondes à entrer dans un gros « roman réaliste ou naturaliste du XIX° » (c’est le programme), j’ai décidé cette année de les « accueillir » avec « l’Assommoir » de Zola. Certains ont du mal...

                 Et je varie les approches pour les familiariser avec l’œuvre, ainsi l’exercice suivant qui est donné après quelques semaines de cours qui devraient avoir permis l’accès à quelques idées... Je donnerai la réponse en deux temps dans les articles à venir.

 

Sujet : Vous êtes journaliste et lecteur de Zola et vous écrivez à l’époque de la parution de « l’Assommoir ». En utilisant votre connaissance du roman et de la façon dont Zola l’a défendu dans sa préface, vous rédigez un petit article dans lequel vous exprimez votre point de vue visant à soutenir « l’Assommoir » contre tous ceux qui se déchaînent contre lui.

Veillez à organiser votre « article » à la façon d’un texte argumentatif.

 

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Herman Hesse : le Jeu des perles de verre

Publié le par Eric Bertrand

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               Mes proches me plaisantent souvent sur mon caractère ascétique, sur le refuge monastique auquel me contraignent à la fois les exigences du métier, le goût des livres et mon travail d’écriture... En cela, je ne suis pas surpris de me sentir attiré par les romans de Herman Hesse que j’ai survolés à vingt ans et vers lequel je reviens.

               Herman Hesse était le fils d’un pasteur et il a consacré sa vie et son œuvre à des méditations philosophiques qu’il a analysées dans ses œuvres... « Le Loup des Steppes », « Narcisse et Goldmund », « le Jeu des Perles de verre ». L’essentiel se joue dans le domaine de la spiritualité pour ce penseur exigeant qui s’est vite démarqué de son Allemagne natale dont il a toujours rejeté les montées de nationnalisme radical.

               Sous le nazisme, et en exil en Suisse, il écrit donc « le Jeu des Perles de verre ». Ce jeu consiste, pour ceux qui le pratiquent, les disciples, les initiés, les fidèles (car le jeu prétend créer une nouvelle forme de « religion ») de faire coïncider les arts, les mathématiques, la science afin de tendre vers un idéal. Pour explorer cette possibilité de l’esprit humain, l’auteur raconte le parcours d’un enfant doué en musique qui, à sept ou huit ans découvre le caractère sublime de la musique au moment où il rencontre un maître avatn de s’initier au jeu des perles de verre.

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« Stardust memories » et (certaines fois ?) dans la vie.

Publié le par Eric Bertrand

             N’avez-vous pas parfois éprouvé le sentiment de ne pas avoir pris le bon train, d’être monté dans le mauvais wagon ? Le train se met à rouler, les autres restent là, bien à leur place et l’angoisse vous étreint la gorge, vous donne envie d’hurler !

            Que mon lecteur se rassure, je ne suis pas en pleine crise existentielle ! Je pense simplement à cette première scène du film de Woody Allen « Stardust mémory » : elle rappelle ces moments de « nausée » que nous avons tous pu éprouver au moins plusieurs fois dans la vie. Quelque chose de profondément lié au sentiment du tragique... Ne serait-ce que cette fois où, sur le quai d’une gare de Norvège, alors que le train démarrait, j’ai vu posé sur le banc sur lequel j’avais attendu le train, mon appareil photos...

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Imaginer Simenon à La Rochelle (4/4)

Publié le par Eric Bertrand

Suite rues (15) [1600x1200]

               Il pense à son œuvre en gestation. « L’affaire Donnadieu », « le Voyageur de la Toussaint », « le Fantôme du chapelier ». Il s’arrête souvent, contemple l’horizon, lance l’ancre de son regard du côté des iles, Aix, Ré, Oléron, Boyard, laisse divaguer « ces navires à l’encre ».

              Il se grise aux odeurs qu’il capte dans ses randonnées matinales. Effluves de marées, de vase, coquillages, marché aux poissons, vins et plats charentais, chaudrée fourasine qui plaira tant à Maigret, odeurs de plonge. Tintement des mâts, rumeur citadine... Il entre en ville, attache son cheval à l’anneau en fer prévu spécialement pour lui sur l’une des colonnes du café.

               Il s’installe à sa table, lit son journal, allume une pipe. Une « comédie humaine rochelaise » entre là. Il écoute les conversations, regarde intensément, épie, prend des notes, remarque les belles femmes, devine leurs tourments, perce à jour leurs secrets.

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Imaginer Simenon à La Rochelle (3/4)

Publié le par Eric Bertrand

Maison Simenon (2) [1600x1200]

 

              Une fois installé dans cette campagne maritime, parfois, il propose d’amener sa femme Régine en ville. Ils ont acquis un « tilbury », tiré joyeusement par Zouzou, la jument. Ils avancent tranquillement sur le Mail, passent sur la Promenade de la Concurrence, sous ce pin parasol que Simenon fera baptiser à l’un de ses personnages, « le parapluie ».

              Régine apprécie ce secteur, surtout lorqu’il fait beau et que, en fin de semaine, les Rochelais se pressent dans ces avenues ombragées ou rafraichies par la mer. Mais au fond d’elle-même, ne se fait pas à cette vie paisible et provinciale et rêve de s’établir un petit atelier de peinture bien en vue.             

              Alors il pique une colère, donne une tape bourrue à Zouzou, détache son cheval blanc « Polo » et part sur le sentier qui passe devant la Richardière en direction de La Rochelle, longe la mer, prolonge sa course jusqu’au café de la Paix (...)

 

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