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L’aventure de la scène : les principes à suivre.

Publié le par Eric Bertrand

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- Etablir un rituel : « monter sur la planche » : un cercle au début et à la fin : travail de la position, du geste, du regard et de la voix (petits exercices de concentration). Retour au cercle à la fin pour faire le point sur la séance.

- La part du public et celle des acteurs : le silence et la bienveillance (tout le monde joue, pas de remarques quelles qu’elles soient de la part de ceux qui ne jouent pas). Absence totale de commentaires.

- L’espace de dérive : la limite matérialisée entre fiction et réalité : le théâtre étant un espace transitionnel, celui qui entre dans cet espace devient « un autre », c'est-à-dire un personnage qu’il a la liberté de créer.

- L’espace des possibles : sur les planches, on est tour à tour acteur et spectateur, on ne passe jamais seul sur scène, le metteur en scène indique ou tire au sort l’ordre des passages.

- Le regard vers l’extérieur : porter le regard vers l’horizon, ce qu’au théâtre on appelle « le secret » et qui sert d’appui au regard, à la silhouette, à l’intensité qu’on met dans un personnage.

 

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L’activité théâtre reprend du service au lycée

Publié le par Eric Bertrand

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               J’ai toujours été « un théâtreux »... C’est à Loudéac que je me suis le plus épanoui dans ce domaine créant cette merveilleuse aventure auprès d’une troupe de passionnés... Pour ceux qui « arrivent » sur le blog, les renseignements sont sur le site : http://www.atelier-expression-artistique.com

              A La Rochelle, nommé d’abord au collège, ce fut la belle parenthèse de la « classe à PAC » avec ces trois pièces écrites pour un parterre d’élèves de sixièmes et de spectateurs jeunes et impatients.

              De retour au lycée, il fallait, malgré la charge de travail que j’indiquais hier, trouver le créneau pour réamorcer le travail entrepris à Loudéac. L’institution propose des « ateliers » dans le cadre d’un « AP » (Aide personnalisé) Sans hésiter, j’ai donc postulé et je vais intervenir deux fois par mois, deux heures en fin d’après-midi, auprès d’un public d’élèves de secondes inscrits volontaires en début d’année.

              Ils sont environ 17, chaque groupe venant une heure. Je vais donc dans les jours qui viennent indiquer de quelle manière j’envisage le travail avec eux, travail que j’ai intitulé : « les planches à la dérive ».

 

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Autre instantané relatif à ma “reinsertion” au lycée…

Publié le par Eric Bertrand

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                  Ce titre a des accents de sortie de maison de redressement ! Mais je m’amuse à l’utiliser comme un clin d’œil à ceux « qui savent », qui me connaissent, qui m’ont côtoyé « avant » le collège et qui continuent de m’interroger à ce propos. A ceux-là donc je continue de dédier ces quelques lignes pour répondre.

                  Certes, les élèves (et étudiants) ne sont pas toujours coopératifs et certains dorment ou essaient de se défiler comme il est de bonne guerre dans les rangs, mais rien à voir avec la relation au collège. Et puis, je le redis, quel silence... C’est toujours cela qui me surprend quand je circule dans les couloirs. Les cours sont denses, intéressants, variés et actifs (parfois, il faut aller « fendre quelques écus ») mais c’est amusant dans le fond et cela se fait en toute intelligence avec le reste de la classe.

                  La véritable « difficulté » (du reste, en est-ce une pour quelqu’un de « work alcoolic » comme dit l’une de mes bonnes amies) c’est la somme de travail. Et la chose n’est pas aisée car il y a toute une série d’usages à découvrir dans un nouvel établissement où je suis, qui plus est, prof principal et où je veux sous une forme biaisée cette année, relancer mon ancienne activité théâtre !

 

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« Au-delà » de Clint Eastwood

Publié le par Eric Bertrand

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              Pour les raisons liées à mon « contact avec l’au-delà » que les lecteurs de « Pour y voir Clerc » ont pu légèrement approcher, pour d’autres aussi plus personnelles et enfouies, je me sentais attiré par ce film... attiré sans oser vraiment franchir le pas. Mais mon goût pour les films de Clint Eastwood et la confiance que je leur accorde ont finalement eu raison de ma réticence.

              J’ai donc vu « Au-delà » et je ne voudrais pas faire de mauvais jeu de mots en disant que le film me hante encore aujourd’hui. Tsunami, attentats, accidents de voiture, deuil et peines incommensurables, le scénario tisse les fils des destins de trois personnages bouleversants habités les uns et les autres par la mort ou l’obsédante pensée d’un être désormais absent. Que ce soit le regard du petit garçon qui a perdu son frère jumeau ou de la jeune journaliste qui s’est avancée dans le couloir de la mort, chacun d’eux garde au fond du ventre cette envahissante nausée de mémoire.

             Autour d’eux, les autres les scrutent avec l’œil un peu goguenard du spectateur de téléréalité, ne les comprennent pas, les jugent fatigués, dépressifs, décalés. Le film s’aventure dans les marges, écrit en image floue, en lumière bleutée, que commencer un voyage vers l’au-delà et retourner en arrière, c’est comme revenir avec un sac plein de provisions... On revient toujours avec des souvenirs dans les poches, des stickers, des recettes, des adresses, des cailloux, du sable ! Mais quelle est la main qui a rempli la doublure, et est-il si facile de la vider ici-bas ? 

 

 

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La Rochelle, cité d’indépendance : Rue Léonce Vieljeux (7/7)

Publié le par Eric Bertrand

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             La présence nazie rôde dans la ville dans les années d’occupation et ceux qui ont toujours refusé la soumission, ceux qui ont préféré l’indépendance et le libre arbitre ne pouvaient souffrir la présence ennemie dans les rues de La Rochelle. Chef d’entreprise exemplaire, nommé colonel à la fin de la Première guerre mondiale, Léonce Vieljeux qui est élu maire en 1936, incarne bien cet esprit de résistance.

             Dès 1940, pendant l’Occupation, il fait figure de rebelle en refusant d’abord de hisser le drapeau nazi sur l’Hôtel de Ville puis de placarder des affiches anti-anglaises après Mers-el-kebir. Les autorités allemandes ne renoncent pas pour autant (comprenant sans doute qu’elles ont besoin de s’appuyer sur le charisme du maire pour s’imposer) : elles le sollicitent à nouveau pour collaborer à un journal favorable à Vichy. Nouveau refus catégorique. Ces audaces répétées lui valent d’être expulsé du département. Mais, après un temps de réflexion chez sa sœur à Jonzac, Vieljeux revient avec la ferme intention d’aider les réseaux résistants. Le 1er septembre 1944, il est arrêté par la Gestapo et déporté au camp d’extermination de Struthof en Alsace. Il a 79 ans.

             En 1941, l’écrivain Georges Simenon habite à La Richardais et vient régulièrement à La Rochelle. Il écrit un roman qui fait bien sentir la pesanteur de l’atmosphère à cette époque : il s’agit du « Voyageur de la Toussaint ». Gilles Mauvoisin, jeune homme intègre et audacieux arrive à La Rochelle et bouscule les habitudes et les cadres établis dans une ville que dirige un cercle clos d’inquiétants personnages.

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