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L’activité théâtre reprend du service au lycée

Publié le par Eric Bertrand

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               J’ai toujours été « un théâtreux »... C’est à Loudéac que je me suis le plus épanoui dans ce domaine créant cette merveilleuse aventure auprès d’une troupe de passionnés... Pour ceux qui « arrivent » sur le blog, les renseignements sont sur le site : http://www.atelier-expression-artistique.com

              A La Rochelle, nommé d’abord au collège, ce fut la belle parenthèse de la « classe à PAC » avec ces trois pièces écrites pour un parterre d’élèves de sixièmes et de spectateurs jeunes et impatients.

              De retour au lycée, il fallait, malgré la charge de travail que j’indiquais hier, trouver le créneau pour réamorcer le travail entrepris à Loudéac. L’institution propose des « ateliers » dans le cadre d’un « AP » (Aide personnalisé) Sans hésiter, j’ai donc postulé et je vais intervenir deux fois par mois, deux heures en fin d’après-midi, auprès d’un public d’élèves de secondes inscrits volontaires en début d’année.

              Ils sont environ 17, chaque groupe venant une heure. Je vais donc dans les jours qui viennent indiquer de quelle manière j’envisage le travail avec eux, travail que j’ai intitulé : « les planches à la dérive ».

 

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Autre instantané relatif à ma “reinsertion” au lycée…

Publié le par Eric Bertrand

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                  Ce titre a des accents de sortie de maison de redressement ! Mais je m’amuse à l’utiliser comme un clin d’œil à ceux « qui savent », qui me connaissent, qui m’ont côtoyé « avant » le collège et qui continuent de m’interroger à ce propos. A ceux-là donc je continue de dédier ces quelques lignes pour répondre.

                  Certes, les élèves (et étudiants) ne sont pas toujours coopératifs et certains dorment ou essaient de se défiler comme il est de bonne guerre dans les rangs, mais rien à voir avec la relation au collège. Et puis, je le redis, quel silence... C’est toujours cela qui me surprend quand je circule dans les couloirs. Les cours sont denses, intéressants, variés et actifs (parfois, il faut aller « fendre quelques écus ») mais c’est amusant dans le fond et cela se fait en toute intelligence avec le reste de la classe.

                  La véritable « difficulté » (du reste, en est-ce une pour quelqu’un de « work alcoolic » comme dit l’une de mes bonnes amies) c’est la somme de travail. Et la chose n’est pas aisée car il y a toute une série d’usages à découvrir dans un nouvel établissement où je suis, qui plus est, prof principal et où je veux sous une forme biaisée cette année, relancer mon ancienne activité théâtre !

 

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« Au-delà » de Clint Eastwood

Publié le par Eric Bertrand

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              Pour les raisons liées à mon « contact avec l’au-delà » que les lecteurs de « Pour y voir Clerc » ont pu légèrement approcher, pour d’autres aussi plus personnelles et enfouies, je me sentais attiré par ce film... attiré sans oser vraiment franchir le pas. Mais mon goût pour les films de Clint Eastwood et la confiance que je leur accorde ont finalement eu raison de ma réticence.

              J’ai donc vu « Au-delà » et je ne voudrais pas faire de mauvais jeu de mots en disant que le film me hante encore aujourd’hui. Tsunami, attentats, accidents de voiture, deuil et peines incommensurables, le scénario tisse les fils des destins de trois personnages bouleversants habités les uns et les autres par la mort ou l’obsédante pensée d’un être désormais absent. Que ce soit le regard du petit garçon qui a perdu son frère jumeau ou de la jeune journaliste qui s’est avancée dans le couloir de la mort, chacun d’eux garde au fond du ventre cette envahissante nausée de mémoire.

             Autour d’eux, les autres les scrutent avec l’œil un peu goguenard du spectateur de téléréalité, ne les comprennent pas, les jugent fatigués, dépressifs, décalés. Le film s’aventure dans les marges, écrit en image floue, en lumière bleutée, que commencer un voyage vers l’au-delà et retourner en arrière, c’est comme revenir avec un sac plein de provisions... On revient toujours avec des souvenirs dans les poches, des stickers, des recettes, des adresses, des cailloux, du sable ! Mais quelle est la main qui a rempli la doublure, et est-il si facile de la vider ici-bas ? 

 

 

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La Rochelle, cité d’indépendance : Rue Léonce Vieljeux (7/7)

Publié le par Eric Bertrand

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             La présence nazie rôde dans la ville dans les années d’occupation et ceux qui ont toujours refusé la soumission, ceux qui ont préféré l’indépendance et le libre arbitre ne pouvaient souffrir la présence ennemie dans les rues de La Rochelle. Chef d’entreprise exemplaire, nommé colonel à la fin de la Première guerre mondiale, Léonce Vieljeux qui est élu maire en 1936, incarne bien cet esprit de résistance.

             Dès 1940, pendant l’Occupation, il fait figure de rebelle en refusant d’abord de hisser le drapeau nazi sur l’Hôtel de Ville puis de placarder des affiches anti-anglaises après Mers-el-kebir. Les autorités allemandes ne renoncent pas pour autant (comprenant sans doute qu’elles ont besoin de s’appuyer sur le charisme du maire pour s’imposer) : elles le sollicitent à nouveau pour collaborer à un journal favorable à Vichy. Nouveau refus catégorique. Ces audaces répétées lui valent d’être expulsé du département. Mais, après un temps de réflexion chez sa sœur à Jonzac, Vieljeux revient avec la ferme intention d’aider les réseaux résistants. Le 1er septembre 1944, il est arrêté par la Gestapo et déporté au camp d’extermination de Struthof en Alsace. Il a 79 ans.

             En 1941, l’écrivain Georges Simenon habite à La Richardais et vient régulièrement à La Rochelle. Il écrit un roman qui fait bien sentir la pesanteur de l’atmosphère à cette époque : il s’agit du « Voyageur de la Toussaint ». Gilles Mauvoisin, jeune homme intègre et audacieux arrive à La Rochelle et bouscule les habitudes et les cadres établis dans une ville que dirige un cercle clos d’inquiétants personnages.

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La Rochelle, cité d’indépendance (6/7)

Publié le par Eric Bertrand

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Maison Jean Guiton au 3 rue des Merciers et statue place de l’Hôtel de ville.

             Rendez-vous avec l’intrépide maire de La Rochelle dont la figure s’est affirmée lors du Grand Siège. La statue de Jean Guiton trône au beau milieu de la place de l’Hôtel de Ville  dont le pavage représente une croix huguenote, ce qui n’est pas un hasard !

            La maison Fleuriau : sur l’emplacement du Musée du Nouveau Monde, au 10 de la rue Fleuriau. Dans la seconde moitié du XVIII° siècle, les protestants prospèrent davantage au sein de cette ville. Aimé-Benjamin Fleuriau achète cet hôtel particulier grâce à la fortune amassée dans les plantations de coton de Saint-Domingue.

            De grandes familles derrière les hauts murs de grands hôtels particuliers.

La grosse maison du 14, rue Bazoges a été habitée par Catherine de Parthenay, duchesse de Rohan, mère d’Henry II de Rohan. Cette femme était une fervente protestante qui a défendu ses convictions avec foi et courage.

             Au 27 de la rue Amelot, la riche et ancienne maison des Bernon constitue aussi un lieu fort de la mémoire protestante. Plusieurs membres de la famille Bernon ont été contraints de s’exiler après la révocation de l’Edit de Nantes mais la demeure est restée un lieu de culte quand le protestantisme s’est reconstitué de façon quasi clandestine . 

 

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