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Manifestations autour du livre

Publié le par Eric Bertrand

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                Le printemps a toujours été une période de germination. C’est un lieu commun que j’appliquerai volontiers au domaine du livre. Voici les perspectives qui s’annoncent prochainement et qui accompagnent un mouvement de création dont j’ai déjà donné des indications.

                Je prépare depuis quelques semaines une intervention autour des livres à la médiathèque de Loudéac, ville dans laquelle j’ai vécu et garde des attaches. Bon nombre de mes livres sont sortis dans ce milieu particulier du lieudit « le Rocher » dont j’aimais la force symbolique. Un côté St Malo ou Guernesey...

                C’est en tout cas au « Rocher » que j’ai écrit et surtout réalisé toutes mes pièces et mes récits, jusqu’au « Ponton ». Je retourne avec plaisir dans ce fief de Loudéac en qualité d’invité de « Paroles de lecteurs » : la première partie sera consacrée à mon travail d’écriture et la seconde à des lectures coups de coeur. Ce sera le 22 avril, à partir de 18h30 et dès le 23 je dois être de retour à Nieul où la bibliothèque organise une journée consacrée aux écrivains nieulais dont je suis depuis quatre ans.

                 Quant au contenu de mon intervention, je le proposerai sur ce blog dans les semaines qui suivront la conférence afin de ne rien déflorer.  

 

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Rien ne va plus chez les Lilliputiens

Publié le par Eric Bertrand

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               Comme à chaque fois en cette période de l’année, s’impose dans l’équipe théâtre l’impression de ne plus « tenir la barre », d’assister impuissants à la déroute d’une troupe qui ne tient que par l’artifice de faire partie de la « classe théâtre » parce qu’elle n’a jamais à priori choisi d’en faire...

               Certains élèves ne savent pas le texte, d’autres annoncent, mots des parents à l’appui, qu’ils ne monteront pas sur scène, d’autres enfin que, pour un motif fallacieux (partie de tennis, mariage, goûter chez mère-grand...) ils ne seront pas présents le jour de la représentation.

                Sans compter l’ambiance exécrable de classe et les problèmes de comportement des uns et des autres qui ont tendance à se multiplier. Mais l’expérience montre que tout ceci n’est qu’une vague agitation du flot et que l’équipage finit toujours par rejoindre la rive ! Il suffit de souquer ferme ! Alors souquons !

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Article du mois. Hommages à Gainsbourg

Publié le par Eric Bertrand

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                Alors que les différents médias rendent un hommage appuyé à Gainsbourg, je ressens une joie intérieure face à ce déferlement... Emissions, films, disques trouvés dans « les tiroirs », rééditions...

               J’ai commencé à aimer Gainsbourg en 1977 précisément, à une époque où il était souvent mal perçu. J’aimais en lui non seulement le musicien mais aussi le poéte, l’artisan des mots. Et à chaque fois qu’en face de moi on ironisait : « l’ami caouette » ou « sea, sex and sun », tu appelles ça de la poésie, j’opposais les deux albums concepts : « L’Homme à la tête de chou » et « Histoire de Mélody Nelson ».

               Et c’est apparemment ces deux albums qui forcent aujourd’hui le respect dans l’œuvre de Gainsbourg. En 2001, j’ai voulu rendre un hommage personnel à cet artiste hors norme à l’époque où, dans le cadre de mon atelier d’écriture et de théâtre, je choisissais de mettre en scène les « œuvres » d’auteurs-carrefours. Serge en était un, à la confluence de Nabokov, Lautréamont, lewis Caroll et Baudelaire.

               La pièce s’est appelée « l’Homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut », elle n’a pas été éditée pour cause de droits d’auteur, elle a été jouée trois fois en quinze jours et a remporté un vif succès dans les campagnes loudéaciennes. Depuis, elle est « dans les cartons » et sur « you tube », morcelée... Le son n’est pas bon, mais on en perçoit la folle ambiance et la jubilation de la troupe à jouer des textes violents, humoristiques, érotiques, oniriques et souvent décapants réinjectés au hasard des répliques et du scénario, dans le discours de personnages inattendus. C’est déjà beaucoup.

 

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« Balade La Rochelle » favorite : Cimetière Saint-Maurice : Norma Tessum onda

Publié le par Eric Bertrand

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               Alcofribas Nasier, (Rabelais), Marguerite de Crayencour, (Marguerite Yourcenar), Bison ravi (Boris Vian), Avida dollars, (Salvatore Dali), Lord R’hoone, (Honoré de Balzac), Pauvre Lélian (Paul Verlaine), plus près de nous Pascal Obispo (Pablo Picasso)... Et à La Rochelle, un autre anagramme, celui de Norma Tessum onda...

                Dans l’une de ces grandes avenues qui mènent à la mer, les pancartes indiquent « ile de Ré ». Sur la droite, un tout petit cimetière, celui de Saint-Maurice, et, à l’entrée, une stèle imposante qui ressemble étonnamment à celle de Musset au Père-Lachaise. Joséphine-Marie Ménard. Penchons-nous un instant sur l’énigmatique créature, orpheline de naissance. Réputation d’une éblouissante beauté, enlevée à la vie dans la fleur des ses vingt ans par la phtisie. C’était en 1875 à Port Neuf, dans la rue du Bois l’Epine. La légende court au sujet de cette ombre qui passe : était-elle la fille de George Sand et d’Alfred de Musset ?

              Peut être avez-vous un soir aperçu cette « ombre noire qui (lui) ressemblait comme un frère »... Lisez bien : Norma Tessum onda... les lettres entremêlées de Musset et de Sand voltigent parmi les feuilles et ressuscitent les deux amants terribles du romantisme. Norma  ou simplement Joséphine inspire l’amour à un peintre, Charles Louis Muller, qui en fait une figure de l’Annonciation. La voilà madone. Cœur tendre, elle s’amourache du marquis Henri de Rochefort-Luçay, journaliste qui prend la plume contre le régime de « Napoléon le petit » et est emprisonné à la forteresse de Saint-Martin de Ré puis déporté en Nouvelle Calédonie.

               La santé de Joséphine décline et Françoise Coras, la vieille tutrice excentrique qui l’accompagne depuis l’âge de huit ans, n’est sans doute pas étrangère à la légende qui entoure sa protégée. Sous la lame, dans le cimetière de Saint-Maurice, repose désormais une fille de haute naissance, comme semble l’attester la stèle commandée par les soins de Françoise et sur laquelle elle a fait inscrire le fameux nom. Comme l’attestent aussi les livres de Musset trouvés dans la chambre de Joséphine, ouverts sur les dédicaces du poète : « A ma fille bien aimée », « A ma petite Norma »...

               De la main de qui sont ces faux ? De la délicate Joséphine qui avait rencontré Paul, le frère de Musset, et qui rêvait d’obtenir une reconnaissance de la part du prestigieux Alfred ? « Poète prends ton luth et me donne un baiser ! »... Ou bien de la diligente Françoise qui, avec ses petits moyens, écrivait dans la douleur et dans la pierre le petit roman de sa Joséphine ?

 

L'homme est un apprenti, la douleur est son maître,
Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
C'est une dure loi, mais une loi suprême,
Vieille comme le monde et la fatalité,
Qu'il nous faut du malheur recevoir le baptême,
Et qu'à ce triste prix tout doit être acheté.
Les moissons pour mûrir ont besoin de rosée ;
Pour vivre et pour sentir l'homme a besoin des pleurs ;
La joie a pour symbole une plante brisée,
Humide encor de pluie et couverte de fleurs. (Nuit d’octobre)

 

 

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Les deux versions de « Nantes-La Rochelle sur un nuage »

Publié le par Eric Bertrand

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            Sur le beau mot de Simenon dans l’article précédent, j’achève cette série consacrée à La Rochelle qui sert de cadre majeur à mon prochain roman. De l’article à la fiction, il y a une distance, mais j’ai trouvé intéressant pour le lecteur de les découvrir afin de voir la ville autrement.

            Intégrés à la fiction, ces articles obéiront à une logique interne et ne pourront pas être lus de la même façon. Peut-être vais-je être amené à les dissocier du point de vue de l’édition. C’est une affaire à suivre. En tout cas, je n’ai pas encore fini de parcourir les rues de La Rochelle et il n’est pas exclu que d’autres articles viennent enrichir la base...

             Et pour terminer, en ce début de mois, retour demain sur l’un des articles de balades qui a le plus suscité de visites...

 

 

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