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"Les femmes du 6° étage" et du septième ciel ?

Publié le par Eric Bertrand

              Dans la toponymie érotique imaginaire, il y a un septième ciel... C’est probablement ce septième ciel là qui inspire Philippe Le Guay, le réalisateur du film « les femmes du 6° étage ». Ces femmes du 6° étage, ce sont les petites bonnes espagnoles qui colonisent les fameuses « chambres de bonnes » d’un hôtel particulier parisien. Le propriétaire s’appelle Jean-Louis Joubert, il est incarné par Fabrice Lucchini, homme d’argent austère et un peu coincé.

               Elles sont une bonne dizaine à mener là-haut la corrida et à mettre du soleil sous le toit... à partager leurs petits secrets et leurs misères, à dire du mal ou à se moquer gentillement des patrons, à chanter la sérénade et à bavarder avec l’accent du sud.

               Sitôt qu’elle réussit la « cérémonie d’investiture de l’œuf coq du matin » si cher à « Monsieur », la petite Maria adoubée par les Joubert, « fait aussitôt des merveilles » dans la maison. Et voilà que Monsieur se met à ouvrir les yeux, à rêver sur les peintres espagnols, sur la sensualité des Vélasquez et des Goya, sur l’image tourbillonnante de la Gitane au dos du paquet de cigarettes dérobé à son associé. Les doigts claquent, les pieds frémissent, le ventre tord (savoureuse scène des comparses de Maria, un brin superstitieuses, penchées sur le lit de Monsieur et occupées à lui « enlever le mal »).

                C’en est fait. Joubert ne dort plus, se désintéresse des affaires, ne jure plus que par  la grâce torride de la jeune fille dont le charme pourtant discret est relevé par l’exubérance de ses comparses, claquant des mains, roulant les hanches, martelant le sol du talon sur les airs enflammés du flamenco. Et voici Patrice Lucchini, les yeux hallucinés, le corps en castagnettes, torrero malgré lui, (le même qui, dans un spectacle bien réglé, récitait Céline ou « un Cœur simple » mais qui subissait aussi le charme de Louise Bourgoin dans « la Fille de Monaco ») Fabrice à nouveau entraîné dans une folle corrida, dont l’issue n’a de sens que dans la jubilation du spectateur.

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Trois pièces à éditer : Gulliver, Petit Prince et voyages dans les Fables

Publié le par Eric Bertrand

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                      Même si la pièce que je consacre à Gulliver est prête (du moins sur le papier, puisque nous en travaillons la mise en scène) et qu’il y a, derrière, deux autres pièces (le Petit Prince, les Fables), ma préoccupation majeure en termes de publication est celle de la chanson et d’un ouvrage sur les rues de La Rochelle.

                     Profitant de ces vacances, je fais le point sur cette matière disponible que constituent mes dernières pièces de théâtre susceptibles d’intéresser des éditeurs. J’ai en effet pris le parti de réserver à Aléas la dernière œuvre et d’essayer de nouvelles stratégies pour mes pièces. En ces temps de printemps propices à la germination, je n’en dis pas davantage

 

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Avant le « Gulliver mis en pièces », « les Voyages de Gulliver » au cinéma...

Publié le par Eric Bertrand

                       Fondement du travail théâtral engagé cette année avec les élèves de 6°, la sortie au cinéma des « Voyages de Gulliver » de Rob Letterman constituait pour moi ce qu’on peut appeler « un incontournable », même si cette version n’a pas grand-chose à voir avec le Gulliver de Swift, ni avec le nôtre du reste ! (« Gulliver mis en pièces », classe théâtre, 27 mai 2011...) L’essentiel est de pouvoir observer, analyser, comprendre comment une même base fournit d’autres prolongements.

                      Gulliver est un anti-héros, un malheureux employé au courrier dans une grosse entreprise. Il est amoureux d’une fille mais n’a pas le courage de le lui avouer... Alors les événements vont se précipiter pour que ce « petit homme » se retrouve en position de force au pays de Lilliput. L’essentiel du film se joue à ce moment et de nombreuses allusions sont évidemment faites à l’œuvre de référence : Gulliver attaché par les nuées de moucherons, Gulliver allié des Lilliputiens, Gulliver pompier dans l’incendie du palais, Gulliver envoyé chez les Géants...

                      Il est évident que le réalisateur n’a pas manqué l’occasion de gags désopilants : pipi de géant extincteur d’incendie, boulets de canons pois sauteurs dans le ventre de « l’homme-montagne », maison de poupée pour le géant devenu minuscule et attifé en grotesque poupée Barbie... le spectateur s’amuse au gré des aventures picaresques de ce brave Gulliver un brin mystificateur (nourri d’une culture « Titanic » et « maitre Ioda »). Mais qu’on se rassure ! Le héros du film n’est pas que la poupée gonflable d’un film à gadgets. Gulliver (qui, à l’issue d’une pirouette du scénario, découvre sa bien-aimée sur la plage de Lilliput) finit tout de même par prendre confiance en soi et par imposer des valeurs humaines à ce monde des Lilliputiens, tout aussi corrompu que le nôtre...

                       C’est précisément là que le réalisateur retrouve, au détour d’une dernière astuce (Lilliput transformée en rue de New York) la vraie leçon du conte philosophique jadis écrit par un écrivain irlandais de la même fratrie, rappelons-le,  que l’auteur de « Micromégas » ou que celui de « Supplément au voyage de Bougainville » ! 

 

 

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Une chanson spéciale ados... et parents d’ados : l’effet d’annonce !

Publié le par Eric Bertrand

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                   Nous en sommes cependant à ce stade où nous nous disons, « allez, il faut maintenant se débarrasser des états d’âme et enfin conclure ! » Pour nous y aider, voici une date : le 22 avril prochain... Je suis en effet invité par la médiathèque de Loudéac à présenter l’ensemble de mes livres et à parler de mes projets. Je disposerai à cette occasion d’un vidéoproejcteur de façon à pouvoir au moins diffuser le clip de la chanson du « Petit Prince » mais aussi, en avant-première espérons-le, celui de « la chanson de l’Organisme ».

                   Même si le clip ne sera pas tout à fait au point, il s’agira d’une version de premier jet afin de faire entendre la chanson. Quant au programme de cette conférence à Loudéac dans le cadre d’un programme intitulé « Paroles de lecteurs », je ne révèle encore rien à son sujet mais j’ai commencé à y travailler et je réserve à ce blog une série de publications a posteriori (l’idée étant d’en offrir la primeure au public de cette soirée.)

                    En attendant, essayons de tenir ce pari de terminer l’enregistrement et, surtout pour Christian les arrangements, dans les délais !

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Une chanson spéciale ados... et parents d’ados : le projet de « l’organisme » !

Publié le par Eric Bertrand

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                   Neuf mois ! Ça fait quasi neuf mois que le projet nous taraude, Christian et moi, de cette chanson pour ados... C’était un matin de juin, sur le port de La Rochelle... Nous nous félicitions de la réussite de notre chanson du « Petit Prince » et nous envisagions une collaboration sur un autre projet, en l’occurrence le roman « l’Organisme » qui nous inspirait l’un et l’autre.

                   Christian est parti en vacances avec la promesse d’une musique et de ses arrangements et moi avec celle des paroles d’une chanson. Depuis la rentrée de septembre, nous disposons de l’une et l’autre mais ce qui prend désormais du temps, c’est la réalisation et l’interprétation. D’abord parce que nous devons compter sur des chanteurs qu’il faut réunir au moment qui convient. Ensuite, parce qu’en période scolaire, nous sommes l’un et l’autre sollicités par nos diverses activités. Enfin parce que, de l’idée à l’œuvre définitive (et cela est valable pour tout type de création) on n’évite jamais les aternoiements, les changements, les remises en cause, les bouleversements, les repentirs...

                    On y revient demain et on annonce une date.

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