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« Les Acteurs de bonne foi » à la Coursive : la mise en scène (2/3)

Publié le par Eric Bertrand

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                 La pièce, dirigée par Jean-Pierre Vincent, est enlevée, menée sur un rythme léger et fantaisiste. Les comédiens sont à leur avantage dans un décor qui évoque la pastorale. Un fond de montagne, dans l’azur, une main souveraine comme celle d’un dieu dans un tableau de Michel-Ange, des cloches d’église qui tintent au début du spectacle, les bruits de la ferme, une botte de fumier côté jardin, côté cour des bottes de paille et un garçon qui sommeille... Le coq chante, il s’éveille, mord dans une grosse tranche de pain. Sa grande chemise pend au bas de son habit, il s’étire, regarde la campagne autour de lui. Alors passe une aimable fermière qui lui fait signe...

                  On dirait Jean-Jacques au cours de l’un de ses voyages en direction de chez Mme de Warens. Les acteurs prennent leur temps. Le jeune homme s’amuse à faire tourner la manivelle d’une petite boite à musique. La fermière s’en va en cambrant les reins, le désir est allumé ! Moment silencieux d’aparté... Avant le mouvement et le jaillissement de l’amour chez Marivaux, tout commence dans le regard, le cœur, et le désir fulgurant... La comédie peut débuter, envers et contre tous ! 

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« Les Acteurs de bonne foi » à la Coursive : l’intrigue (1/3)

Publié le par Eric Bertrand

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              Comment divertir une vieille dame qui va bientôt marier son neveu (Ergaste) et qui est d’humeur badine ? Mme Amelin a en effet souhaité qu’on lui « donne la comédie ». Elle confie la mission à un certain Merlin qui propose « un impromptu ». Le projet de sa pièce est simple... Il suffit pour les acteurs qu’il « embauche » de jouer « d’après nature » : Lisette est promise au simplet Blaise mais elle aime être courtisée. Merlin, aimée de Colette, aime aussi séduire...

               A partir de cette situation, l’auteur comédien a imaginé son « canevas ». Tout irait bien si les personnnages acceptaient de jouer la fiction suivante : Blaise et Colette sont jaloux car ils surprennent Lisette et Merlin en train de « marivauder ». Mais Blaise et Colette ne comprennent pas ce que c’est que feindre et les jeux de l’amour chez Marivaux sont vite troubles et ... hasardeux. Où est le théâtre ? Où est la vérité ?  

                Comme dit l’un des personnages, les comédiens « font semblant de faire semblant ». L’impromptu semble dés lors voué à l’échec, d’autant que la mère d’Angélique, Mme Argante, ne souhaite pas qu’il y ait du théâtre dans sa maison, même si elle  doit marier sa fille. La vieille dame ne supporte en effet pas ce type de divertissement et tient tête à la collectivité en brandissant une série d’arguments qui rappellent les polémiques (d’actualité à cette époque) entre Rousseau et les partisans du théâtre.

                 Mme Argante parle comme Rousseau et décrête qu’il n’y aura pas de comédie chez elle ! Mme Amelin se révèle alors habile metteur en scène : puisque Mme Argante ne veut pas la comédie, alors c’est elle qui va « donner la comédie »... La veuve Araminte qui est invitée est secrêtement amoureuse d’Eraste, et possède une dote importante. Angélique, elle, ne possède rien et l’annulation du mariage signifierait la ruine de la maison... Il n’en faut pas plus pour monter le stratagème et affoler la vieille prude qui se met à ramper, à batifoler, à jouer « la marionnette » et « l’opéra » puisqu’il le faut !

Demain, on parle de sa mise en scène...

 

 

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Le Truman show et le « Loft History 2084 »

Publié le par Eric Bertrand

                  Cette vertigineuse mystification du « Truman show » m’a touché d’autant plus qu’elle renvoie à la fable que j’avais en 2003 imaginée pour mes lycéens adeptes du « Loft Story » et leurs « lofters ». J’avais écrit cette fable parodique intitulée « Loft History 2084 » (Aléas éditeur, 2003) dans laquelle un inquiétant manipulateur embauchait des jeunes comédiens idéalistes, cultivés et littéraires pour les attirer dans un « Loft » destiné à anéantir, sous l’œil de la caméra, leur personnalité, leur culture, leur sensibilité, leur raffinement... L’objectif final était d’ériger ces « cobayes » en modèles policés, parangons d’une nouvelle humanité « déshydratée »...

                  Une fois dans le loft, ces « lofters » d’un genre nouveau, devaient progressivement consentir à l’abêtissement, à l’appauvrissement du langage, au partage sans concession de l’antenne avec des spots ridicules du style :

« Découvrez toutes les finesses de la langue mondiale en quinze clichés grâce à la bonne vieille méthode Amnésique ! Méthode Amnésique, pour parler avec son temps ! »

Ou encore :

« L’ami Jouvence au petit déjeuner ! Le soleil vient de se lever, encore une belle journée, souriez vous êtes filmés ! »

                   Avec beaucoup de cynisme et un soupçon de corruption, (on ne s’engage pas sans risque dans une telle aventure dont la clé est le vedéttariat...) l’un des personnages (essentiellement féminins de la pièce), avait expliqué par quels « tripotages » elle avait décroché la sélection si convoitée dans le loft : « visage lisse, visage lisse, qu’ils disaient toujours !... A la fin j’avais montré mes fesses et j’avais décroché le concours ! »

 

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Le Truman show, fable sur la téléréalité

Publié le par Eric Bertrand

                 Le film « le Truman show » (que je viens de découvrir par hasard, grâce au conseil avisé de ma fille qui l’avait étudié en anglais) date de 1998. A cette époque, les émissions de téléréalité commençaient à soulever les passions du téléspectateur léger, tendance voyeuriste. C’était juste avant la vague « Loft Story » qui déclencha sur M6 et dans toute l’Europe la folie que l’on sait...

                 Imaginons un enfant, élevé par le producteur d’une émission de téléréalité, et « embauché » à son insu par la même émission dès le jour de sa naissance. Le producteur tient définitivement sa victime. L’enfant n’a pas de parents, et dés lors, il grandit sous les feux et la vaste illusion d’un immense studio, image truquée du réel.

                 Complètement « accroc » au « Truman show », le téléspectateur vit intensément le scénario d’une vie filmée pas à pas, dont l’acteur principal est plus vrai que nature. De temps en temps, la télévision envoie un message publicitaire par le biais d’un acteur qui joue aux côtés de Truman : la mère qui vante les mérites d’un produit détergent, la copine qui s’émerveille sur la saveur d’une nouvelle marque de chocolat...

                  Tout est matière à profit dans cette émission destinée avant tout au consommateur moyen d’une cynique société de consommation. Il faut faire en sorte que le téléspectateur s’identifie au héros... Truman est emmailloté dans les rets du filet audiovisuel. Au dessus de sa tête, les ficelles de l’existence sont tirées méthodiquement, les unes après les autres. Rêves, argent, carrière, amours, ruptures, voyages, amis, amantes... Tout est faux, prévu d’avance, scénarisé et le principal intéressé n’en sait rien, ne sait pas qu’il vit dans une bulle, que le monde qui l’entoure est de la matière de studio et qu’au bout de la chaine, une espèce de Big Brother contrôle tout, pour le bien être et le conditionnement du téléspectateur idéal...

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« La chanson de l’Organisme » : relance du projet

Publié le par Eric Bertrand

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                Le projet de chanson était en veilleuse du fait de la « gestation » musicale que couvait Christian... Après un moment d’intense activité, il m’a enfin envoyé « la maquette son ». Nous allons donc être en mesure de redémarrer l’activité et de repasser en studio avec « nos ados » en charge de l’enregistrement de la chanson et du clip.

                Je souhaiterais que les choses avancent vite désormais car la période hivernale avait bel et bien endormi l’organisme !

 

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