J’ai terminé hier le
travail de préparation de l’intervention orale autour des livres que je dois faire le 22 au soir à la médiathèque de Loudéac. C’est un
véritable exercice car il me faut présenter chacun de mes livres et aborder ceux dont je voudrais donner le goût de la lecture parmi quelques auteurs contemporains (et ceci dans le cadre de la
préparation du printemps des livres)
La véritable difficulté réside dans le choix et dans la façon de présenter. C’est aussi sur la gestion du temps que je dois porter mes efforts car je souhaiterais ménager un
temps d’échange avec les lecteurs.
Le cocktail que je prépare va nous entrainer tous
azimuts et il faudra maîtriser la variété ! Il est toujours frustrant de ne pas favoriser le dialogue et « d’assommer » le public.
Bien que je ne veuille toujours pas
révéler le texte de la chanson sur laquelle nous avons travaillé, je souhaite signaler cependant que j’y ai fait un discret hommage à
Gainsbourg et à Bobby Lapointe car Christian m’avait signalé au cours d’une conversation qu’il appréciait tout particulièrement ce
chanteur virtuose des sons.
Et comme les sons occupent une place de choix dans
« l’Organisme », il était tout naturel qu’on retrouve les deux maitres... « Ta Kattie t’a quitté »... Rappelons que
dans le roman de l’Organisme, tout commence à cause d’une fille. Dans la chanson aussi !
C’est terminé pour les
chanteurs, ils ont accompli leur mission samedi en studio. Il leur fallait essayer de reprendre une dernière fois l’enchaînement des huit couplets et des refrains qui constituent la chanson de l’Organisme... De l’avis du spécialiste, une véritable prouesse d’autant que les mots ne sont pas faciles à prononcer et que la rythmique ne
favorise pas les temps de respiration.
Seul reste en scène le musicien... Christian va donc mettre en forme le
« paquet » des 52 pistes enregistrées dans son ordinateur de façon à en sortir la chanson, ou disons une première maquette, l’ultime phase consistant dans l’intégration de la guitare. Par ailleurs, le clip fourni pour la première mouture sera également amélioré.Si tout va bien, cela devrait
« sortir » pour les 22 et 23 avril prochains qui « font l’événement ».
C’est dans ce contexte de passion que Roberto
rencontre Diodata, poétesse sulfureuse et elle aussi pilote de voitures écervelée. Au fil des victoires cette silhouette l’accompagne jusqu’à devenir la femme pour laquelle il décide de vivre.
Rien ne doit passer avant le bonheur de l’amour. C’est le message que lui transmet, avant de mourir, le vieil Ercole Tomasso qui lui confie
avoir regretté toute sa vie son seul amour, la Sarde Tessa. Le livre accomplit ainsi une boucle et permet au lecteur de retrouver, après 600 pages, comme un écho des premières
pages.
C’est l’un des charmes de cet ouvrage qui fait
parcourir deux époques et permet, à travers l’esprit de deux aristocrates atypiques, de sonder le temps des chemises rouges de Garibaldi
puis celui des chemises noires de Mussolini. Au fil de l’Histoire et des événements économiques et politiques, le château et les terres de Cortanze, si chères au cœur du père et du fils
deviennent des lieux fantômes habités de souvenirs et soumis à la convoitise des nouveaux riches. Par mains côtés, « les
Vice-rois » rappelle « le Guépard » de Lampedusa.
Un roman saga qui met en lumière les membres d’une
même famille. D’abord Ercole Tommaso, envoyé en mission en Sardaigne au nom de l’unité italienne. Ercole est un homme raffiné, de la caste des aristocrates. Il est aussi un homme de guerre, fin
stratège plongé dans les tourments de son pays. Cet homme est un célibataire endurci qui connaît des femmes au charme particulier :
Tessa, opposante politique en Sardaigne puis Luisa qui lui donne un fils, Roberto. La silhouette de Tessa, la Sarde, m’a particulièrement plu car elle évoque pour moi ces figures siciliennes qu’on trouve dans « le Ponton » et les contes de Pirandello.
L’histoire s’intéresse au fils d’Ercole Tommasso qui
devient mécanicien et pilote automobiles et qui acquiert son surnom de « vice-roi » pour le caractère chevaleresque de ses
victoires. Le père et le fils ne partagent pourtant pas les mêmes valeurs d’autant que le sport automobile est dangereux et que chaque course cause un drame. (A suivre)
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/