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Statue Jean Guiton2 : Balades à La Rochelle (24)

Publié le par Eric Bertrand

Rues le 21 (20) [1600x1200]

 

                  Représentant légal d’une cité qu’il sait profondément protestante, l’ancien armateur Jean Guiton ne désarme pas. En 1627, Louis XIII ordonne le siège de La Rochelle qui va durer plus d’un an, de septembre 1627 à octobre 1628.  C’est « le Grand Siège » qui commence... Les troupes françaises, commandées par Richelieu encerclent la ville. Une digue  longue de 1500 mètres et haute de 20 mètres est construite pour empêcher tout ravitaillement par la mer.

                  L’Angleterre, qui soutient La Rochelle, abdique : Buckingham, ne pouvant compter sur un appui dans l’ile de Ré, pourtant protestante, est obligé de rebrousser chemin. Mais « la rebelle » ne se rend pas. Le maire l’affirme haut et fort et face au défi que Richelieu lance à la ville, Guiton donne un violent coup de couteau sur le marbre de son bureau : la marque de ce coup de couteau est encore visible.

                  Mais le siège est impitoyable et, face au naufrage de la population, Guiton sera plus tard amené à capituler et ainsi, il obtiendra la vie sauve.

 

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Statue Jean Guiton1 : Balades à La Rochelle (23)

Publié le par Eric Bertrand

Rues le 21 (21) [1600x1200]

                 Ils sont plusieurs maires à avoir laissé la marque de leur présence dans la ville et le nom de ses rues... Guillaume de Montmirail, (non, pas celui du film « les Visiteurs » !) premier maire de l’histoire de France en 1199, Jean Chaudrier qui libéra la ville lors de la guerre de 100 ans, Léonce Vieljeux déporté et fusillé pendant la seconde guerre mondiale. L’un de ces maires atypiques incarne particulièrement la mémoire de la ville, il s’agit de Jean Guiton.

                 Sa statue se dresse au milieu de la place de l’Hôtel de ville, toise le bel édifice qui abrite la statue d’Henri IV. Le bon roi est en face, les chiffres de son nom, « HN », Henri de Navarre, se mêlent à divers endroits du bâtiment. A La Rochelle, il a passé une partie de son adolescence, éduqué selon des principes calvinistes par sa mère Jeanne d’Albret. Il acquiert, dans les murs de la cité rochelaise, cette pensée réformiste qui va faire de lui l’instigateur de la signature de l’Edit de Nantes. Plus tard, il devra sa formation militaire à un certain Gaspard de Coligny dont une rue de La Rochelle, perpendiculaire à la Rue d’Albret garde aussi la mémoire. 

 

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Rue Mervault2 : Balades à La Rochelle (22)

Publié le par Eric Bertrand

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              Le siège de La Rochelle va durer plus d’un an, de septembre 1627 à octobre 1628. Malgré le soutien de la flotte anglaise tenue à distance au large de l’Ile de Ré, la ville est progressivement mise à l’écart des ravitaillements et inexorablement affamée.

              Témoin direct des affres que traverse la ville, Mervault circule dans un décor de désolation… Rue des Petits Bancs, les cariatides grimacent. Autour de lui, bêtes sauvages noyés sous des oripeaux humains, des malheureux affamés guettent l’espace de la rue, se jettent sur tout ce qui bouge, animaux domestiques, chevaux, ânes, rats, vers de terre, asticots. Sur un petit calepin en cuir qu’il mord pour tromper la faim, il note, à la date du samedi 21 octobre 1628 :

 

«Il ne restait plus ni herbes, ni limaçons aux champs ; le recours était à tous les objets de cuir et de parchemin ; on mangeait du bois pilé, du plâtre, de la terre, de la fiente (ce que j'ai vu de mes yeux), des charognes, des os, que les chiens avaient autrefois rongés (...) »

 

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Rue Mervault1 : Balades à La Rochelle (21)

Publié le par Eric Bertrand

Rues le 26 (8) [1600x1200]

           Dans l’histoire sombre de La Rochelle, s’impose le tragique épisode du siège... Nous sommes au début du XVII° siècle. Qui se souvient du nom de Mervault ? Et pourtant, grâce au témoignage précis de ce journaliste, nous tenons un précieux journal événementiel. Il est bon, pour un esprit libre et frondeur de flâner dans les rues d’une ville dont se perçoit à la fois la prospérité et la farouche indépendance. Au cœur du marché, sur le port, dans les ruelles et devant les échoppes, les échanges vont bon train, et la voie huguenote trouve sa libre expression.

             Méfions-nous de ces moments d’euphorie. Le bouillonnant Mervault s’amuse à regarder les grimaçants macarons huguenots de la vieille bâtisse place des Petits Bancs, sans songer que l’Edit de Nantes a ramené un ordre précaire dans le royaume. Conseillé par le cardinal de Richelieu, Louis XIII se méfie de cette ville rebelle, qu’il sait sous influence anglaise. Pour assurer ses arrières, il donne l’ordre à Richelieu de faire plier « le bastion protestant ». Commence alors le siège de La Rochelle... Nous sommes en plein XVII°. La suite demain.

 

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Rue du Minage3 : Balades à La Rochelle (20)

Publié le par Eric Bertrand

Rues le 3 mars (3) [1600x1200]

                 Je termine la citation des quelques extraits de Villon, rien que pour le plaisir de trainer dans cette auberge rue du Minage !

 

Et à maître Jacques Raguier

Je lègue « l’Abreuvoir Popin »,

Des perches et des poussins au « blanc manger »,

Tous les jours le choix d’un bon morceau,

Et la taverne de « la Pomme de Pin »

Où il sera bien à l’abri, les pieds au feu,

Emmailloté comme un jacobin (...)

 

                Jacques Raguier était un autre « soiffard » à qui il est amusant de léguer une fontaine qui ne produit que de l’eau plate ! Par ailleurs, la compagnie d’un « jacobin » est source immédiate de plaisanterie scabreuse puisque ces religieux passaient d’abord pour de bons viveurs, vicieux et farouchement jaloux de leurs conquêtes.

 

Item, à Jean Trouvé, boucher,

Je lègue le « Mouton » franc et tendre (...) »

 

                 L’enseigne du Mouton est « truquée » car « un mouton franc » désigne un bélier à la chair forcément coriace ! Bref, que ce boucher peu sympathique s’y casse les dents !

 

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