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La Rose pourpre du Caire (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

                   Le dernier film de Woody Allen auquel j’ai consacré un récent article m’a donné envie de ressortir « de derrière les fagots » quelques uns des DVD du maître que je conserve dans le rayon « classiques » ! L’un de ses films les plus forts et les plus « d’avant-garde » (pour parler comme l’un de ces ennuyeux et collants personnages qui croisent toujours Woody ou l’un de ses avatars au détour d’un ascenseur ou d’une table de restaurant) est « la Rose Pourpre du Caire »...

                   D’abord parce que l’intrigue est amusante, ensuite parce qu’elle interroge le cinéma de façon vertigineuse. Mettons à nouveau la tournure pédante à venir au compte de l’intellectuel new-yorkais de base caricaturé par exemple dans « Midnight in paris » : ce film est un métalangage ! (Le cinéaste s’y interroge sur l’art et la pratique qu’il met en oeuvre)

                   L’intrigue est limpide : une jeune femme, Cécilia, oublie son quotidien morose sitôt qu’elle entre au cinéma. Elle voit toujours le même film (« la Rose pourpre du Caire ») si bien qu’elle en connaît toutes les répliques par cœur. Mais un jour, le jeune héros qu’elle dévore des yeux s’interrompt pour s’adresser directement à elle. Il sort alors de l’image et lui propose de quitter immédiatement la salle. Commence alors une folle aventure... A suivre.

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« On ferme la boutique » : quitter le collège (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

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                    Cette année est particulière car se referme une expérience de quatre ans au collège. Je vais pouvoir retrouver « les grands du lycée » dont j’apprécie davantage le programme de français. Une élève, un peu plus sensible que les autres me demandait l’autre fois si « ça faisait pas bizarre » de quitter la place...

                    Sous forme de boutade, je lui ai répondu qu’il fallait bien « fermer la boutique ». Et de fait, dans cette boutique, il s’en est passé... Des cours (souvent inspirés de ma pratique de prof de lycée je le confesse), des pratiques diversifiées, des épreuves, des expériences, des observations (autant de matière brute à laquelle je dois notamment « l’Organisme ») et puis la trilogie de théâtre sur La Fontaine, Le Petit Prince et Gulliver...

                    Autant de signes positifs qui montrent que je n’ai pas perdu mon temps et que, pour contrebalancer les amers propos, le collège n’a pas été un « purgatoire » !

 

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« On ferme la boutique » : quitter le collège (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

                 Fin d’année. Derniers cris dans les couloirs, meutes des élèves regroupés dans la cour et prêts déjà à s’engouffrer dans l’épreuve individuelle des vacances. Clameurs des groupes qui doivent se séparer... Et un étrange sentiment de soulagement pour la conscience du professeur qui a fait ce qu’il a pu (et peut-être plus encore) et qui ne peut plus rien retenir, simplement constater. Je cite cette phrase importante extraite de « L’Organisme » :

 

Le pire, vois-tu, c’est qu’au moment où, à force d’énergie, on parvient enfin à « éduquer » nos élèves, à « filtrer la crasse », ils quittent le collège. Les meilleurs d’entre eux viennent alors te voir, comme si de rien n’était, avec un large sourire et ils te disent :

« Merci, monsieur, nous avons vraiment aimé tout ce que vous nous avez appris… »

Tu bredouilles quelque chose. Tu les laisses s’en aller. Tu les regardes avec un sourire gêné. Eux, ils volent vers d’autres horizons. Toi, tu restes là, imbécile, « entre les murs », dans le caniveau. Tu n’as plus qu’à recommencer à zéro avec la nouvelle fournée des vermisseaux, infestés des mêmes défauts, roulés dans « la même crotte » !... Tu ne t’étonneras plus qu’à ce jeu, je sois à mon tour devenu mon propre éboueur ! (III.15)

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Dire la poésie et dire Victor Hugo

Publié le par Eric Bertrand

             Dire la poésie est affaire de pudeur. Souvent, l’opération se joue « à huis clos » dans le secret de la conscience et de l’intimité. Baudelaire dit assez bien l’opération particulière qui se fait au moment de la lecture de la poésie. Mais quand cette lecture devient publique, difficile d’éviter la déclamation ou l’emphase.

             Je trouve particulièrement émouvant cette « lecture » que nous offre cette jeune étudiante chinoise... Assortie de son commentaire, on constate que l’émotion que provoque une poésie naît souvent d’un écho personnel...

             Par ailleurs, moi qui ai enseigné le « français langue étrangère », je suis aussi sensible à l’hommage aux grands auteurs que rendent ces étudiants étrangers... Ils considèrent avec un immense respect des textes que nos étudiants natifs ont tendance à balayer du revers de la main.

 

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Horizon Nantes-La Rochelle : l’état du dernier travail d’écriture

Publié le par Eric Bertrand

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                J’avais annoncé il y a quelque temps que j’étais dans une phase de précipitation et que je sentais que l’ouvrage allait enfin pouvoir se ficeler... C’est toujours vrai, mais je modère mes propos ! Pas de précipitation ! Pas d’échéance définitive liée à des contraintes de dates ! Ce serait céder à la tentation d’une logique plus « commerciale ».

                Le fait est que j’ai manqué de temps (logique, dans une période de fin d’année scolaire où il y a toujours fort à faire). Ce délai est aussi lié à la volonté d’approfondir mon sujet en profitant de sources que je veux exploiter : les ressources de la médiathèque de la ville et celles du tourisme... Non que je veuille réaliser un ouvrage savant, mais plutôt pour me donne le temps d’aller davantage à la rencontre de mon personnage et de la ville qu’il découvre. Toujours La Rochelle...

                 Il y a notamment, à partir du mois de juin, une attraction qui s’appelle « Ronde de nuit » et qui consiste à visiter La Rochelle secret... Moment important qui devrait mettre la touche finale à cet assemblage d’impressions, d’intuitions et de connaissances qui vont nourrir le livre. Et puis un retour à Nantes, second volet de cet ouvrage sera bien venu dans ce temps de vacances à venir.

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