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Moutons de Holborn head

Publié le par Eric Bertrand

 

 

 

         Dans le chœur des mouettes et des goélands vient s’ajouter le vibrato des moutons particulièrement appliqués dans cette symphonie du grand horizon. Dessine-moi un mouton aurait dit le Petit Prince pour tisser un supplément de rêve au sable du désert. Cette vue est toujours du côté d’Holborn Head et on entrevoit toujours les hautes falaises des iles Orcades en face du Caithness.

                Le Caithness constitue avec les iles Orcades et Shetland l’extrémité nord de l’Ecosse dont la culture est largement marquée par le passage des vikings. Et beaucoup de filles en ont gardé la blondeur.

 

 

 

 

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Oiseaux de mer

Publié le par Eric Bertrand

 

 

               L’un des plus forts moments qu’offrent ces hautes falaises de Holborn Head comme quelques autres du Caithness (Dunnet Head, Duncansbay, Noss Head, Old Wick...) ce sont ces vacarmes d’oiseaux de mer, « oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds » comme dit Rimbaud...

                Sur ce bord extrême de la prairie, « planche folle, escorté des hippocampes noirs » le promeneur égaré s’embarque sur ce « bateau ivre ». La ville, la route, même le sentier sont loin, l’herbe meurt sur la rocaille, il n’y a plus que les fientes de probables albatros, derniers marquages à ne pas dépasser avant la ligne jaune de la haute mer.

 

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Holborn Head

Publié le par Eric Bertrand

 

 

Deux petites villes distantes d’environ trente kilomètres l’une de l’autre composent les pôles du Caithness : Wick (du norvégien « vik » = baie) et Thurso (du dieu nordique « Thor »). J’habitais Wick mais je donnais aussi des cours à Thurso, ce qui me faisait un dépaysement car les paysages sont d’une grande variété dans cette petite région.

            Ainsi, Thurso plus à l’ouest, est marqué par l’influence du Sutherland et la culture gaélique. Quand on quitte la ville, on passe le petit port de Scrabster qui mène aux Orcades et un sentier côtier s’engage le long des grandes falaises en direction des collines et des monts de Sutherland. Cet endroit est d’une beauté romantique que, jeune lecteur des sœurs Bronte, j’associais aux Hauts de Hurlevent.

Les jours de printemps, il est d’une infini délicatesse, les oiseaux de mer, macareux et goélands participent à cette magie, mais en certains jours d’hiver le havre où l’on peut venir observer la faune sauvage (et espérer voir aussi des dauphins ou même des orques) se transforme en gouffre sauvage et on se dirige vers le « devil bridge » (le pont du diable).

 

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Girnigoe

Publié le par Eric Bertrand

 

 

                     C’est bien évidemment « la star » de la région. Mon « fief » puisque dès que je me suis installé dans la région, dans la petite ville de Wick, c’est devant ce château que je suis venu rêver. C’était un soir de septembre. Grand ciel de nuages déchirés dans le beau ciel du Caithness... Je m’installais dans cette nouvelle vie pour une année.

                Et ce château situé à environ trois kilomètres à pied de ma maison m’a aussitôt fasciné. J’y suis retourné tant de fois. J’y allais seul, au moins une fois par semaine. J’y amenais mes visiteurs, je venais à pied, à vélo, une fois en taxi avec des amis qui voulaient y passer la nuit... Je faisais des recherches inlassables sur son histoire, ses légendes et surtout son fantôme : John Sinclair...

              Par ironie, je me suis vite laissé baptiser le « Master of Caithness », par référence à John Sinclair que j’avais un peu remplacé dans la fréquentation du château ! Pour cette raison, Girnigoe, devenu « Sinclair Girnigoe » est inévitablement  le « héros » du « Ceilidh » !

 

 

 

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Bucholie à côté de Freswick sur la route de John o’Groats

Publié le par Eric Bertrand

 

 

              Il faut savoir aller le dénicher ce château qu’aucun panneau ne signale, même en ces dernières années où le Caithness s’est lancé dans une promotion de ses sites touristiques. (Même certains de mes amis sur place m’affirment qu’ils ne parviennent pas à le situer... Mais peut-être n’ont-ils pas envie d’aller courir le risque de se casser les os en ce lieu si sauvage !

A vrai dire, sur la route côtière qui longe la baie des Sinclair, il faut quitter le bitume et couper à travers champs pour rejoindre le bord de la falaise et accéder à « Bucholie castle », site stupéfiant, où branle cette ruine de l’ancien château du pirate viking « Sweyn ».

             On dit qu’en certains beaux soirs de juin, le blond Swein qui avait aussi un château dans les proches Orcades, plongeait du haut des remparts dans l’océan bleu et remontait « intra muros » par le biais d’une corde à nœuds. Est-ce lui ou l’antique société viking que chantent certains soirs au fond des grottes profondes, les mouettes, les phoques et les cormorans ?

              Le lieu sauvage est à jamais déserté. Les oiseaux de mer se partagent les trous de cette roche rouge qui augmente l’impression infernale que donne la falaise.

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