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Préparation du spectacle sur "Gulliver"

Publié le par Eric Bertrand

 

 

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              La date (fatidique !) de la représentation approche. Suite aux demandes (et inquiétudes de certains lecteurs de ce blog qui se demandent si le projet ne s’est pas « cassé la figure »), j’en profite pour faire le point sur ce qui a été fait et ce qui reste à faire : voici justement le mot que j’ai fait circuler auprès de l’équipe...

 

- Une lettre a été distribuée aux élèves et visée par les parents avant les vacances. Elle constitue la garantie ( !) d’un engagement indéfectible.

- L’administration et la direction sont averties et l’annonce devrait paraître prochainement sur les « fiches de liaison ».

- Nous avons pensé à un modèle d’invitation que nous vous transmettrons prochainement.

- Les prochaines répétitions sont les suivantes :

* Mercredi 11 mai de 9h30 à 11h30 (la collègue d’arts plastiques passera pour faire le point avec le metteur en scène).

* Lundi 16 mai : table ronde sur les dernières urgences de la mise en scène.

* Mercredi 18 mai de 9h30 à 11h30.

* Jeudi 19 mai en répétition générale de 17h00 à 19h00.

* Vendredi 20 mai de 9h30 à 10h30 en maths et de 10h30 à 11h30 en histoire-géo.

* Mercredi 25 mai de 9h30 à 11h30.

* Vendredi 27 mai de 17 à 19h00 : ultime répétition avant la représentation.

 

- Il reste également à prévoir les signes distinctifs qui vont permettre aux groupes de se répartir et de suivre les différents guides.

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Petit événement nieulais

Publié le par Eric Bertrand

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                  La petite équipe culturelle de la mairie de la commune, active et passionnée, a eu l’idée cette année, pour fêter les trente ans de la bibliothèque de Nieul, de consacrer une journée aux écrivains nieulais. Rayons du soleil généreux, tables coquettement couvertes d’une nappe blanche, chacune agrémentée de clochettes de muguet. C’était à la porte du mois de mai, 23 avril en ce printemps précoce.

                  Les lecteurs sont nombreux et circulent aisément dans ce cadre bucolique où ce qui compte avant tout, c’est de parler du « tout et du rien » de la littérature. Par exemple, les auteurs sont invités au fond du parc pour échanger avec leurs lecteurs et lire quelques extraits de leurs œuvres, juste avant le pot de clôture généreusement offert par la mairie.

 

 

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« Un amour d’école » de Francis Lepioufle.

Publié le par Eric Bertrand

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              Francis Lepioufle est un ami de cœur et d’âme que j’ai quitté en partant de Loudéac et que je retrouve périodiquement soit parce que je retourne à Loudéac, soit parce que nous échangeons en matière de livres... et souvent par blogs interposés. Francis lit, Francis fait des salons et Francis écrit... Son troisième livre vient de paraître, fruit de deux ans d’intenses recherches, il porte le beau titre de « un amour d’école », et est consacré à ce bâtiment que j’ai photographié ci-dessus.

              Le livre commence par une étude en contexte des conditions de construction de cette école dans ce lieu bien particulier qu’est le Rocher, situé sur une colline dominant les différents hameaux avoisinants, dans un rayon de proximité de la ville de Loudéac. Des éléments de politique nationale et de politique interne sont donnés par l’auteur qui fournit au lecteur d’infinies précisions, notamment en ce qui concerne le rôle joué dans cette opération par des figures locales dont les noms sont familiers à tous ceux qui ont fréquenté les lieux...

               La seconde partie de cet ouvrage donne d’ailleurs la parole à tous ceux qui ont un point de vue sur l’école. Anciens élèves, anciennes institutrices... Et c’est tout un monde oublié qui surgit agrémenté d’anecdotes et de citations d’interviews, la voix et le gallo local renaît sous la plume de l’auteur, mais un temps révolu, des usages, des pratiques, des principes qui ont disparu à notre époque...

               Chemin faisant, l’auteur fait revivre le lieu en rapportant le fruit des expériences humaines et des souvenirs propres à chacun de ceux qui ont fréquenté l’école et qui l’ont vue évoluer au fil des époques... La période envisagée est large et les « mille-feuilles du temps », « les mouchoirées » recouvrent un faisceau de quelques 60 années. Une remarquable empathie et un soin particulier à restituer le lieu, le Temps et l’époque dirigent l’ensemble de l’ouvrage et entraînent le lecteur dans la mélancolie d’un lieu qui m’a inspiré le paragraphe suivant (que Francis a eu la gentillesse d’intégrer dans l’ouvrage.

 

          Je venais d’être nommé dans ce coin de centre-Bretagne et nous avions trouvé une habitation à louer au Rocher, tout près du petit hameau de Trémuzon. Sur un plateau qu’un habitué du lieu a eu la belle idée de baptiser « les Hauts de Hurlevent », se dressait une curieuse bâtisse aux allures de château gothique.

          Certains soirs, de retour de Loudéac, je voyais le soleil se coucher derrière les murs orangers et je trouvais que ce « manoir du Grand Meaulnes » à la croisée des routes ouvrait comme une porte à l’arc en ciel. Un jour, nous sommes entrés dans le manoir, et nous avons immédiatement compris qu’il avait été jadis une école...

            

           Je vous laisse découvrir ce que l’auteur dit lui-même de son livre à travers une série d’articles qu’il commence sur son blog :

http://ecriposoph.wordpress.com/

 

 

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Petite pause dans la conférence

Publié le par Eric Bertrand

Printemps au marais (2) [1600x1200]

                L’actualité littéraire et créatrice est aussi l’aliment de ce blog et cette longue série d’articles consacrés à la conférence doit être interrompue une première fois par les articles qui attendent leur heure et qui courent le risque du dépassement.

                Au programme donc, quelques indications relativement à la prochaine représentation, aux dernières lectures ou films et événements littéraires et même au voyage en Bretagne relativement récent... Alors à demain pour l’actualité !

 

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« Paroles de Lecteurs » (9/22) : La Fiancée des corbeaux : l’obsession du féminin (suite).

Publié le par Eric Bertrand

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                 Dans ce carnet d’impressions qui court du 27 octobre au 13 juin, il parle aussi de l’éternelle présence des collines, des sources et du printemps, de la petite place de Manosque (où nous avons pris ensemble la tasse de café du bavardage matinal et de la belle clarté non encore consumée du matin d’été), des thèmes abordés dans ses livres, l’écriture en prison, les aventures réservées par la vie, l’école, la nature, les livres, (ceux de Giono qui sont remplis d’arbres et de personnages en bois) les films, le printemps, les lieux où l’on se baigne, les lieux où l’on mange, et les femmes, inévitablement les silhouettes des femmes...

                  Il y en a quatre types chez René : d’abord et avant tout, la figure tutélaire : la mère, à qui il a consacré son livre bouleversant « Elle danse dans le noir ». Sa mère, c’est la complice de toujours qui veille sur l’enfant grandi et qui l’accompagne partout dans les rues de Manosque et dans les souffles de la nature. Cette femme est la gardienne du jardin enchanté, le refuge contre ses camarades d’école qui le surnommaient à cause de sa myopie « quatre œil » ou « Malbichu » comme il le confie dans le Voleur d’innocence. (Extrait)

                 La seconde femme, c’est la fille adorée par le père qui l’élève. La fille protégée, vulnérable, dont l’image oscille entre les différents âges, du bébé à l’enfant de l’école, de l’enfant de l’école à l’adolescente. L’appartement du narrateur est désormais empli du bruissement de l’enfant chéri livré à la menace du monde.

                 La femme élémentaire, dont la grâce et la douceur renvoient au pays de Manosque (pour cela, il la surnomme « la fiancée des corbeaux », celle dont la modestie « plaît aux arbres et aux oiseaux »). Elle est le prolongement de la mère. Il s’agit d’une institutrice qu’il fréquente et qu’il prend plaisir à regarder vivre dans le cadre de ses collines...

                 Enfin la femme fauve, celle qui saisit et captive par la force d’attraction de son corps et son érotisme affolant. La féline est partout, elle met le feu au désir, témoin la valeur métaphorique de cette scène récurrente de « la meurtrière », « fenêtre sur cour » par laquelle le narrateur plonge son regard sur les ébats de ses voisines.

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