Retour en ligne
C'est promis, rendez-vous demain ! Au lendemain de l'aventure bretonne, trop de choses à régler avant de revenir à la ligne du blog, mais patience !
C'est promis, rendez-vous demain ! Au lendemain de l'aventure bretonne, trop de choses à régler avant de revenir à la ligne du blog, mais patience !
Je préviens mes lecteurs : à partir de demain et jusqu’au 24 avril, les articles de ce blog seront suspendus. Je m’en vais en Bretagne, je vais m’y ressourcer, retrouver les reliefs celtiques et humer l’air du grand Océan et de la dernière terre, « Finistère ». L’occasion également d’effectuer le retour désormais rituel à Loudéac et en même temps l’occasion de retrouver amis et lecteurs à l’occasion de la soirée « Paroles de lecteurs » que j’animerai et qui aura lieu à la médiathèque à partir de 18h30 le 22 avril.
Le 23 avril, je rencontrerai d’autres lecteurs dans le cadre de la journée « bibliothèque de Nieul », écrivains nieulais... A bientôt donc !
Régulièrement, Jenny procède à une mise à jour du site qui est de plus en plus visité...
Si vous allez dans la rubrique actualité vous trouverez ce qu'il y a de nouveau et sur lequel je reviendrai demain.
C'est ici :
La perspective de la conférence à venir a eu notamment le mérite de m’amener ces dernières semaines à intensifier mes lectures et à en choisir certaines aux dépens d’autres pour les présenter aux lecteurs. Dans le cadre d’un retour sur les œuvres sélectionnées ou primées au Goncourt des lycéens, j’avais dans les rayons de ma bibliothèque un roman qui avait eu le prix en 1998, celui de Luc Lang intitulé Mille six cent ventres.
L’idée du roman est intéressante : l’intrigue se noue sur fond de révolte de prisonniers dans la prison de Strangeways en Angleterre à l’époque de Margaret Thatcher. Le narrateur, un certain Henry Blain, est le cuisinier de cet établissement pénitentiaire et il dirige dans son « orchestre » les mille six cent ventres des prisonniers qu’il prend plaisir à malmener. Le personnage est en effet un individu mal intentionné qui se sent pousser des ailes parce qu’il a ce pouvoir burlesque de commander aux aérophages. Mais ce n’est même pas drôle !
A ce défaut de Blain s’en ajoutent bien des autres, notamment celui de la vénalité. Comme l’actualité se saisit de l’affaire, les journalistes trouvent que la maison du cuisinier offre un parfait point de vue pour leurs reportages sur la prison. Ils y peuvent accéder moyennant paiement. Le cuisinier triple aisément son salaire dans ces conditions.
Mais notre homme est également un dangereux pervers sexuel à l’affut des femmes qui passent à sa portée. Et c’est là que le bât (résille !) blesse... Le roman se vautre un peu facilement dans la fange du sexe et de la pornographie et finit par saturer le lecteur à force de scènes de bacchanales obscènes et priapiques. Le cuisinier amateur de tragédies de Shakespeare a déjà assassiné (assaisonné) trois personnes et les a enterrées dans son jardin. Il en exécute une quatrième, une certaine Louise, quinquagénaire qu’il déflore et à qui il donne vite le goût de l’érotomanie. Montée sur ses grands chevaux, l’amazone hennissante en veut toujours plus et en vient à lui demander de l’étrangler un peu, pour accentuer son plaisir (elle a lu ça dans un magazine sur la sexualité au Japon). Avec cet homme-là, c’est tenter le diable !
Evidemment, Henry Blain finit par être soupçonné et les fantômes de ses victimes, comme à la fin de Macbeth, viennent le hanter... C’est une pauvre référence qui nourrit maladroitement le dénouement et qui laisse au lecteur une impression de débauche d’effets purement gratuits et finalement grotesques.
J’ai terminé hier le travail de préparation de l’intervention orale autour des livres que je dois faire le 22 au soir à la médiathèque de Loudéac. C’est un véritable exercice car il me faut présenter chacun de mes livres et aborder ceux dont je voudrais donner le goût de la lecture parmi quelques auteurs contemporains (et ceci dans le cadre de la préparation du printemps des livres)
La véritable difficulté réside dans le choix et dans la façon de présenter. C’est aussi sur la gestion du temps que je dois porter mes efforts car je souhaiterais ménager un temps d’échange avec les lecteurs.
Le cocktail que je prépare va nous entrainer tous azimuts et il faudra maîtriser la variété ! Il est toujours frustrant de ne pas favoriser le dialogue et « d’assommer » le public.