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« Paroles de lecteurs » à Loudéac. Le regard de la Presse locale (2/3)

Publié le par Eric Bertrand

Ouest France du 25/04 L'auteur Éric Bertrand a discuté avec ses lecteurs

 

Vendredi soir, la médiathèque a accueilli Éric Bertrand dans le cadre de Paroles de lecteurs, un lieu d'échange sur la littérature. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, il a cadré son discours « sur le thème du masculin/féminin, c'est-à-dire celui présent au salon du Livre de Loudéac » (qui aura lieu dimanche 29 mai, N.D.L.R). Avec pour appui, les auteurs qu'il apprécie et qui l'accompagnent : Olivier Rolin, René Frégni ou encore Gérard de Cortanze. « Que des auteurs contemporains. Je ne voulais pas faire de cours de littérature », rappelle Éric Bertrand.

Il a aussi abordé ses propres ouvrages, toujours sur la même problématique, et ses chansons. Un arrangement exclusif a d'ailleurs été présenté au public, une chanson sur « les tourments de l'adolescent »

 

Le Télégramme du 25/04 : Médiathèque. Éric Bertrand évoque le «masculin/féminin»

 

25 avril 2011 -    Le Télégramme.com

 

Vendredi soir, pour son rendez-vous mensuel «Paroles de lecteurs», Éric Bertrand, ancien enseignant à Loudéac et auteur touche-à-tout, a débuté la rencontre par le thème masculin/féminin. Celui du prochain salon du livre.

 

Ses oeuvres préférées

 

Il l'a abordé en échangeant sur les oeuvres des écrivains qu'il a pu côtoyer à l'occasion du Goncourt des lycéens, auquel il a participé par deux fois, ou du festival Étonnants voyageurs, de Saint-Malo (35): Olivier Rolin, François Vallejo, René Fregni (devenu un ami), Gérard de Cortanze ou Roland Gaudé. Éric Bertrand a, ensuite, évoqué les quatorze livres qu'il a lui-même écrit mais aussi les pièces de théâtre ou, aujourd'hui, les chansons. Les participants ont pu découvrir, en avant-première, celle qui vient d'être enregistrée.

Loudéac4

 

 

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« Paroles de lecteurs » à Loudéac : le regard d’Antigone (1/3)

Publié le par Eric Bertrand

Loudéac5

 

                 Avant de commencer une longue série consacrée à la conférence donnée dans le cadre de l’intervention « Paroles de lecteurs » à la médiathèque de Loudéac, je souhaiterais, pour accenteur « l’effet de réel », donner quelques impressions et la première, je la confie à une amie dont j’ai déjà recommandé le blog (que je suis au quotidien avec intérêt) et qui était présente ce jour-là dans la salle, pour une première « rencontre » après de fréquents échanges sur les livres et sur le net... Anne-Marie, à toi :

http://antigone55.over-blog.com/article-conference-a-loudeac-72618283.html

 

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La Fille du Puisatier, Verlaine et Brassens invités chez Pagnol (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

              Je me souvenais bien sûr de Jean de Florette, de Manon des Sources et de Galinette en regardant « la Fille du puisatier » de Daniel Auteuil, j’en revoyais les silhouettes dès les premières minutes du film... Les collines, les cigales, les mas et les terres des Soubeyran... Mais j’avais aussi en tête ces beaux vers de Verlaine... Tout le poème semble en effet éclairer le film. Lumière de Provence, éclat du soleil et des fleurs auprès de la rivière. Des « Coquelicots » de Monet en mouvement à « La nuit étoilée » de Van Gogh...

Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.

              Taille cambrée, jolie robe à fleurs, chapeau de paille, Patricia, la fille du puisatier, est aussi fraiche que l’eau de la rivière et que la langue de Pagnol jaillissant du fond de la terre, derrière Pascal Amoretti, le puisatier. Pour franchir la rivière (et la frontière des interdits), « ile suffit de passer le pont »... Mais le pont est ailleurs... Patricia doit enlever ses chaussures, retrousser son jupon, s’aventurer dans le courant... Jacques, le « polisson », qui lui propose opportunément son aide, a l’audace et la légèreté du « bon petit diable à la fleur de l’âge » de la chanson de Brassens. « Cendrillon, ravie de quitter sa cage » hésite, vacille puis tombe dans ses bras et, lorsqu’il faut la ramener à son père, comme il le dit lui-même, « une motocyclette a suffi pour renverser le bonheur ».

Et je dorloterai les rêves de ta sieste / Et tu chantonneras comme un enfant bercé.

              Constat amer d’un père isolé avec ses cinq filles, un père soucieux de préserver l’honneur et la dignité blessée de la famille. On est en 14. La grande guerre ravage les familles et chacun s’enfonce dans la mécanique de ses tourments intérieurs. Le jeune aviateur qui, au cours d’un meeting d’aviation, a fait tourner la tête de Patricia, est porté disparu. Son avion s’est écrasé.

Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame. / Il dort

               Des flancs de Patricia, un enfant est né. Un beau petit garçon qui a le sourire insolent du père. Les rancoeurs s’accumulent. Chacun porte sa part de culpabilité... Les parents de Jacques plongent dans le désespoir. Le puisatier continue de creuser et de se salir les mains dans l’argile rouge des puits.

                Jusqu’au moment du miracle final et du retour à un ordre familial et social arrangé non seulement par les deux familles mais aussi et surtout par les futurs mariés qui, tels des amants de Marivaux, imposent leur ordre et leur propre vision des choses.

L'espoir luit comme un caillou dans un creux. / Ah, quand refleuriront les roses de septembre!

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« La Fille du Puisatier », Verlaine et Brassens invités chez Pagnol (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

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           Avant d’aborder le film proprement dit, un détour par un poème de Verlaine que je mettrai en relation avec l’intrigue du film et que je vous invite à découvrir au préalable.

L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t'endormais-tu, le coude sur la table ?

Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.

Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.
Il dort. C'est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.

Midi sonne. J'ai fait arroser dans la chambre.
Va, dors ! L'espoir luit comme un caillou dans un creux.
Ah ! quand refleuriront les roses de septembre !

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Le contenu à venir

Publié le par Eric Bertrand

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              Après cette pose prolongée, les écrits se bousculent et harcèlent la pensée du blog. Il faut que je reprenne vite le fil de nos rendez-vous, en m’excusant auprès de celles et ceux qui le réclamaient.

             Au programme le bilan des conférences, le contenu (divisé en de nombreux chapitres) de la conférence à Loudéac, un détour par la Bretagne de Renan et dès demain, le coup de cœur pour un film vu dimanche : « la Fille du puisatier ».

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