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Clins d’œil à Gainsbourg et à Bobby Lapointe

Publié le par Eric Bertrand

                 Bien que je ne veuille toujours pas révéler le texte de la chanson sur laquelle nous avons travaillé, je souhaite signaler cependant que j’y ai fait un discret hommage à Gainsbourg et à Bobby Lapointe car Christian m’avait signalé au cours d’une conversation qu’il appréciait tout particulièrement ce chanteur virtuose des sons.

                 Et comme les sons occupent une place de choix dans « l’Organisme », il était tout naturel qu’on retrouve les deux maitres... « Ta Kattie t’a quitté »... Rappelons que dans le roman de l’Organisme, tout commence à cause d’une fille. Dans la chanson aussi !

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Chanteurs : mission accomplie !

Publié le par Eric Bertrand

                C’est terminé pour les chanteurs, ils ont accompli leur mission samedi en studio. Il leur fallait essayer de reprendre une dernière fois l’enchaînement des huit couplets et des refrains qui constituent la chanson de l’Organisme... De l’avis du spécialiste, une véritable prouesse d’autant que les mots ne sont pas faciles à prononcer et que la rythmique ne favorise pas les temps de respiration.

                Seul reste en scène le musicien... Christian va donc mettre en forme le « paquet » des 52 pistes enregistrées dans son ordinateur de façon à en sortir la chanson, ou disons une première maquette, l’ultime phase consistant dans l’intégration de la guitare. Par ailleurs, le clip fourni pour la première mouture sera également amélioré.Si tout va bien, cela devrait « sortir » pour les 22 et 23 avril prochains qui « font l’événement ».

 

Répétition du 19 [1600x1200]

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Les Vice-rois de Gérard de Cortanze (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

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                    C’est dans ce contexte de passion que Roberto rencontre Diodata, poétesse sulfureuse et elle aussi pilote de voitures écervelée. Au fil des victoires cette silhouette l’accompagne jusqu’à devenir la femme pour laquelle il décide de vivre. Rien ne doit passer avant le bonheur de l’amour. C’est le message que lui transmet, avant de mourir, le vieil Ercole Tomasso qui lui confie avoir regretté toute sa vie son seul amour, la Sarde Tessa. Le livre accomplit ainsi une boucle et permet au lecteur de retrouver, après 600 pages, comme un écho des premières pages.

                    C’est l’un des charmes de cet ouvrage qui fait parcourir deux époques et permet, à travers l’esprit de deux aristocrates atypiques, de sonder le temps des chemises rouges de Garibaldi puis celui des chemises noires de Mussolini. Au fil de l’Histoire et des événements économiques et politiques, le château et les terres de Cortanze, si chères au cœur du père et du fils deviennent des lieux fantômes habités de souvenirs et soumis à la convoitise des nouveaux riches. Par mains côtés, « les Vice-rois » rappelle « le Guépard » de Lampedusa.

 

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Les Vice-rois de Gérard de Cortanze (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

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                  Un roman saga qui met en lumière les membres d’une même famille. D’abord Ercole Tommaso, envoyé en mission en Sardaigne au nom de l’unité italienne. Ercole est un homme raffiné, de la caste des aristocrates. Il est aussi un homme de guerre, fin stratège plongé dans les tourments de son pays. Cet homme est un célibataire endurci qui connaît des femmes au charme particulier : Tessa, opposante politique en Sardaigne puis Luisa qui lui donne un fils, Roberto. La silhouette de Tessa, la Sarde, m’a particulièrement plu car elle évoque pour moi ces figures siciliennes qu’on trouve dans « le Ponton » et les contes de Pirandello.

                   L’histoire s’intéresse au fils d’Ercole Tommasso qui devient mécanicien et pilote automobiles et qui acquiert son surnom de « vice-roi » pour le caractère chevaleresque de ses victoires. Le père et le fils ne partagent pourtant pas les mêmes valeurs d’autant que le sport automobile est dangereux et que chaque course cause un drame. (A suivre)

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Brassens et « le Grand chêne »

Publié le par Eric Bertrand

 

               On commémore Brassens comme on vient de commémorer Gainsbourg en fonction de deux dates qui se suivent à dix ans d’intervalle. En 81, j’ai perdu l’une de mes idoles dont je savais le répertoire par cœur, en 91, j’en perdais une autre dont je découvrais avec passion l’étrangeté et la modernité...

               J’ai beaucoup « revisité », exploré, réécrit l’univers de Serge et, curieusement, je n’ai pratiquement rien fait par rapport à celui de Georges. A peine abordé quelques chansons en cours de lettres... Je lui consacre avec plaisir aujourd’hui un article, à l’occasion d’une question posée dans un forum « quelle est votre chanson favorite de Brassens ? »...

               Pas facile de faire un tri... Immédiatement me viennent à l’esprit « Oncle Archibald », « La Supplique pour être enterré sur la plage de Sète » ou encore « la fille à cent sous ». Peut-être me déciderai-je finalement pour « le Grand chêne ». C’est une chanson qui reconte une histoire, comme souvent chez Brassens. C’est un apologue, d’une simplicité et d’une évidence dignes des plus beaux contes.

               Tout commence « en dehors des chemins forestiers ». Des amoureux se mettent à dialoguer avec le chêne sous lequel ils ont vidé « leur grand sac de baiser ». On sympathise, on refait le monde et on s’invite ! Le chêne accepte de sortir « ses grands pieds de son trou » et de suivre ses nouveaux amis. Brassens a chanté les bancs publics. Il chante le destin du chêne. C’est un peu comme si l’un de ces bancs avait suivi « ces petits gueules bien sympathiques » avant « les gros nuages lourds ». A la fin de l’histoire, « amère destinée », le malheureux finit dans la cheminée comme du « bois de caisse ».

               La chanson est menée sur un rythme allègre et le chêne, vite abandonné dans le jardin se retrouve en compagnie de « roseaux mal pensants » et de chiens « levant la patte sur lui ». Autour de lui tourne alors la ronde des saisons... Tout Brassens est là-dedans, le grand Pan, le temps qui passe, l’amour, la chair, le flétrissement. On se souvient encore des « Bancs publics » et de la déroute du grand ciel bleu et des projets. Les mêmes nuages roulent dans le ciel, au-dessus de la cime du grand chêne, et ce n’est pas l’orage qui le déracine mais la méchanceté de « l’horrible mégère » qui le fait « vieillir prématurément ».

               Avec le regard incrédule des amoureux de Penais, les éléments de la nature ne peuvent que s’interroger tristement et regretter la compagnie si charmante et si délicate des éphémères humains. Tiens, héritier de Brassens, Renaud s’en est souvenu dans sa chanson « mal barrés ».

 

 

 

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